13/10/2011

Gyöngyöspata - Le laboratoire-test du néo-fascisme

thimage.aspx.jpegLe village Hongrois de 2'800 âmes se trouve à moins de 100 km de Budapest au Nord du pays, bourgade qui  donne froid dans le dos. Il est devenu un laboratoire-test  des méthodes fascistes du Jobbik qui a gagné l' élection municipale  partielle grâce au coup de force des milices qui ont tout simplement installé, Oszkár Juhász, en poussant l'ancien maire à démissionner.

Ce village aux allures de carte postale revêt un manteau d'un brun douteux, après les défilés des milices fascistes de Magyar Garda et des Véderö (Forces de défense pour un avenir meilleur ) issus de l'ancienne faction interdite Magyar Garda,  après l'installation d'un camp d'entraînement en mars  de ces  milices en bottes noires qui défilent en chantant des chants militaires, voilà revenu le temps du "STO", Service du travail obligatoire qui vise principalement les Rroms contraints de travailler et qui rappelle les pires heures de l'histoire.

Ce petit village est devenu le symbole de la montée de l'extrême-droite qui a su imposer ses méthodes. Le travail par la coercition des Rroms tenus de travailler sous la menace de ne plus toucher les allocations sociales durant trois ans. Ces mêmes rroms exclus qui vivent dans des maisons délabrées au milieu des chemins de terre battue qui à la moindre pluie se transforment en torrent de boue.

Des "camps de protection de l'ordre public" sont prévus. Les Rroms seront tenus d'y présenter un laisser-passer pour entrer et sortir du camp sous menace de ne plus en sortir à vie en cas de non-respect de ces règles.

Crânes rasés, uniformes noirs, insignes fascistes, des milices provoquent les villageois Rroms, urinent  devant leur maison sous le regard amusé des policiers complices. Ces milices sont,  aujourd'hui, parties et de nombreux rroms aussi.

Il est urgent de se poser la question : Qui pourra arrêter ces manoeuvres d'intimidation et de violence à l'encontre des Rroms ? Le Jobbik fait oeuvre de rouleau compresseur que plus personne ne peut arrêter et qui ne craint plus personne.

 

L'exemple de Gyöngyöspata pourrait s'étendre aux 700'000 rroms de Hongrie et faire taches d'huile sur le reste de l'Europe.

Nous sommes en droit de nous poser la question : la Hongrie est-elle encore un pays civilisé ? Où sont donc les voix qui s'élèvent face à cette situation, ou alors plus fort, s'il vous plaît,  car on ne les entend plus sous ce bruit de bottes. Comment les Hongrois peuvent-ils accepter qu'un groupe d'extrême-droite offre au regard du monde un tel paysage de désastre et de monstruosité à l'égard d'une minorité ? Faudra-t-il après les presque camps de travail, attendre les camps de la mort pour qu'enfin cette nation se réveille et les autres Européens avec, eux,  qui semblent profondément assoupis face à une situation d'urgence qui ne fait qu'empirer tous les jours ?

Il est temps de se révolter et de s'indigner:  ce qui se passe en Hongrie est inacceptable, odieux et inadmissible !

"Quand ils sont venus chercher les Rroms, je n'ai pas protesté , parce que je ne suis par Rrom"..........vous connaissez la suite............

 

En savoir plus sur Jobbik avec l'article suivant : Jobbik un parti "pornopolitique" qui donne des leçons de citoyenneté :   http://www.hu-lala.org/2011/10/13/jobbik-un-parti-pornoli...

"Le parti d’extrême droite Jobbik a déposé mardi au Parlement un projet de loi électorale inédit. Il s’agirait de restreindre le droit de vote à ceux qui ont un niveau minimum d’éducation, comme l’a annoncé son leader Gabor Vona, lors d’une conférence de presse." Devinez qui est dans le viseur ?

 

 

 

 

 

 

 

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29/06/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - Jobbik et sa Magyar Garda

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De qui parlent-ils assis sur leurs bancs européens les racistes, les xénophobes, les baveux dégoulinant de haine ? De qui parlent les partis extrémistes de la Hongrie, du Royaume-Uni, de la France, de l’ Autriche, des Pays-Bas, de la Finlande, de la Pologne, de la Slovaquie, de la Bulgarie, de la Belgique (Flandre), du Danemark, de l’ Italie, de la Roumanie, et de la Grèce ? Des flux migratoires et des minorités honnies qui leur donnent de véritables hémorroïdes assis qu'ils sont à trôner sur leurs sièges européens, les Rroms , eux, leur donnent carrément la haine .

Le Jobbik - Mouvement pour une Meilleure Hongrie - s’est constitué en parti politique en octobre 2003 à partir du mouvement de jeunesse éponyme. Rejet de la politique néolibérale. Il se décrit comme un parti fondamentalement conservateur, patriotique et chrétien. Si chrétiens que ça ne les empêchent pas de tuer des Rroms désignés comme le mal absolu, animés qu’ils sont par la crainte de l’augmentation massive de la population rrom, à laquelle ils associent la criminalité. Mais ils soulignent sur leur site ne pas être racistes, mais qu’il serait juste urgent de réprimer.

Sous l’impulsion du Président s’est constituée la Garde hongroise (Magyar Garda) milice paramilitaire néo-nazie connue pour semer la terreur parmi les populations juive et rrom du pays et qui se donne pour objectifs de réveiller la conscience nationale de la Hongrie. Mais encore elle étend son réseau dans les pays voisins en Slovaquie particulièrement, autre tentative auprès de leurs homologues en république tchèque, un journaliste slovaque est allé jusqu’à les comparer à l’ancien Hitlerjugend. Ils ont en commun un fort rejet de l’Union Européenne qui selon eux n’a pas apporté de solutions aux problèmes économiques, ils refusent de devenir les provinces vassales de Bruxelles. Très soutenus par Bruno Gollnisch, ils ont le total appui du FN par leur représentant français.

La communauté rrom en Hongrie est très importante et estimée entre 500 et 700’000 membres. Avec la crise, ils deviennent la cible idéale, outil parfait de la propagande Jobby qui assure des voix au Parti.

Une série de crimes grave a frappé la minorité Rrom, le dernier survenu en avril à Tatárszentgyörgy, des cocktails molotov ont été jetés sur la maison. Lorsque les habitants ont tenté de fuir, un père et son fils de 4 ans ont été tués par balles, deux enfants ont été gravement brûlés et les coupables courent toujours.
On s’inquiète est-il possible de tuer un Rrom sans être puni ?
Bien que la police soupçonne des membres de la Garde Hongroise, récemment déclarée hors-la-loi par la justice, d’avoir commis quelques-uns des nombreux assassinats de Rroms. Les forces de l'ordre sont elles-mêmes mises en cause en raison de leur inaction.

Depuis novembre, cinq Roms ont été assassinés. Chaque semaine qui passe apporte son lot de nouvelles agressions commises contre des villages rroms. Bien que La police admette que ces attaques avaient été organisées par la Garde hongroise, la nouvelle eurodéputée du parti Jobbik, Krisztina Morvai, a quant à elle laissé entendre que les Roms s’entretuaient en Hongrie ou qu’il ne s’agirait que d’accidents.
Au sein même de la police, certains pourraient appartenir à la Garde hongroise ce qui expliquerait le refus d’enquêter, une omerta règne au coeur de la police même. Enquêtes bâclées, éléments dissimulés, etc. Mais le mode opératoire “professionnel” ne laisse aucun doute sur le fait qu’il y a une forte probabilité pour qu’il s’agisse bien de professionnels , c’est-à-dire la police elle-même.

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Reportage ARTE Magyar Garda - Zoom Europa 14.11.2007
envoyé par HVIM_France - Regardez les dernières vidéos d'actu.



23:56 Publié dans Solidarité | Tags : magyar garda, jobbik | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

09/03/2009

HONGRIE- VAGUE D'AGRESSION CONTRE LES RROMS

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"En Hongrie, les Rroms sont devenus les boucs émissaires des frustrations liées au marasme économique."



La Hongrie doit traiter différemment sa minorité Rom, cible d'agressions qui vont croissant, déclare le président Laszlo Solyom. "Les relations entre les RRoms et le reste de la société sont un problème stratégique pour l'avenir, non seulement en Hongrie, mais aussi de la République Tchèque aux Balkans", a-t-il dit dans une interview au quotidien Nepszabadsag. /

Les attaques de Rom, qui constituent entre 5 et 7% des 10 millions d'habitants, ont augmenté depuis que la crise économique a éclaté et certains analystes estiment que les Roms sont devenus les boucs émissaires des frustrations liées au marasme économique.
"La crise financière et économique constitue un tournant", a dit Solyom dans une interview au quotidien Nepszabadsag.
Un milliers de sympathisants du parti d'extrême-droite Jobbik ont manifesté le mois passé à Budapest contre ce qu'ils considèrent comme une augmentation des actes délictueux commis par des Roms.
L'économie hongroise, sauvée de l'effondrement en octobre par un prêt de 25,1 milliards de dollars du FMI, devrait plonger cette année dans une récession qui pourrait atteindre 3,5%.
Le taux de chômage a atteint 8,4% en novembre-janvier et le gouvernement s'attend à une chute cette année de la consommation des ménages en raison des pertes d'emplois et de la baisse des revenus.
"Les relations entre les Roms et le reste de la société sont un problème stratégique pour l'avenir, non seulement en Hongrie, mais aussi de la République Tchèque aux Balkans", a dit Solyom.
"C'est un fait que la majorité des Roms sont sortis perdants du changement de régime (en 1990). Il reste à voir s'ils sortiront aussi perdants de la crise".
Gergely Szakacs, version française Nicole Dupont









Leur espérance de vie est de dix ans inférieure à celle du reste de la population; plus de 78% de leurs enfants ne dépassent pas le niveau du collège et 2% seulement fréquentent l'enseignement supérieur; ils représentent au maximum 4 à 6% des habitants du pays, mais environ un tiers de ceux qui vivent au-dessous du seuil de la pauvreté... En Hongrie, comme partout ailleurs en Europe de l'Est où vivent la majorité des Roms du continent, les membres de cette minorité sont les premières victimes de la transition. Car l'héritage du communisme pèse ici de tout son poids. En 1961, le PC hongrois excluait, en effet, les Roms des minorités nationales pour les définir comme un "groupe socialement désavantagé", adoptant une série de mesures censées effacer leurs particularités culturelles et les intégrer dans l'ordre .
Antonela Capelle : Chargée de recherche au Ceri. Elle travaille sur les relations entre identité et politique en Hongrie et en Roumanie.

17:24 Publié dans Solidarité | Tags : hongrie, rroms, laszlo solyom, jobbik | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |