28/08/2010

Sarkon et Berluskon I nuovi mostri- Un problème d'arithmétique

 

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- Silvio, toi qui c'est si bien compter, tu pourrais peut-être m'aider sur ce coup-là

- Attends, mon p'tit Nico,  je sors  ma calculatrice

- Ben voilà mon problème, je dois renvoyer 8'000 rroms vers la Roumanie, on calcule 300 euros par adulte et 100 euros par enfant qu'on leur octroie pour l'aide au départ. Cela fait  environ 4'000 adultes et 6'000 enfants , donc 1'200'000  + 600'000 euros, tu me suis ? Donc un total  de 1'800'000 euros

- C'est exact mon p'tit Nico !  Jusque là, je te suis, je suis très très con-centré

- Ben voilà , quand  on a commencé à distribuer  l'argent sur un mois , on a compté 24'000 rroms ? J' sais pas pourquoi ?

- Allez un effort, amico mio, tu vois vraiment pas pourquoi ?  Tu donnes ta langue au chat  ? Ils sont partis et ils sont revenus se mettre deux fois de suite dans la file !

- Je le crois pas ! Ils oseraient pas faire ça !

Oh ! Si, si crois-moi, en Italie, on les a déjà renvoyés et sans argent, ils sont partis, ils ont vu qu'ils n'arrivaient même pas à nourrir leurs poules en Roumanie et ils sont revenus aussitôt construire des camps, mais les Italiens ne le savent pas encore, il rêvent  que leur Cavaliere a trouvé The Solution.  Faut  laisser croire  le peuple,  c'est ce qu'y a de mieux à faire surtout pour les sondages  !! .  Si les  Français apprennent ça,  mon Nicolino,  ils finiront aussi par te demander 300 euros pour les aider à partir en vacances en Roumanie, voyage payé et revenir à temps pour la rentrée  ! C'est quand même eux, les contribuables  qui payent le voyage des Rroms avec leur propre argent. T'as de sacrées idées mon vieux Nico, tu m'en réserves  une aussi bonne pour la prochaine fois.  Aïe on se marre !

 

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14/02/2010

LES RROMS VOUS SOUHAITENT UNE JOYEUSE ST VALENTIN

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FAITES COMME NOUS, UN PEU MOINS DE HAINE ET UN PEU PLUS  DE BONHEUR DANS VOTRE QUOTIDIEN !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un grand merci au photographe Fab William Alexander de nous avoir offert ce magnifique portrait. http://fabwilliamalexander.darqroom.com.

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03/02/2010

Maroni ou le despotisme néronien

stor_17476849_59060.jpgPréfet de Venise limogé à cause des Rroms - Au centre de cette affaire, le transfert d'un groupe de Sinti vers les  maisons de la commune. Pour Cacciari , il s'agit d'une : "Vendetta politique" - Même Galan critique Maroni.

 

Pour les rroms il a désobéi à la Lega et est démis de ses fonctions.

de ROBERTO BIANCHIN

VENISE - A cause d'une "impolitesse" à l'encontre du ministre de l'intérieur, le préfet perd sa place de travail. Il a commis l' »erreur » de ne pas s'opposer à l'installation de trente huit familles de nomades dans le village de Mestre construit expressément pas la Municipalité d'une dépense estimée à hauteur d'un montant de  2,8 millions et sévèrement  contestée par  la Lega. Pour cette raison,  Michele Lepri Gallerano, 64 ans, napolitain, préfet de Venise, depuis à peine quatre mois,  a été demis de ses fonctions par Roberto Maroni. Pour l'instant il sera placé «  hors rôle » à  la Présidence du Conseil. Ensuite, annonce le Conseil des ministres, il deviendra commissaire de l'État pour la Région de Sicile.

La raison officielle, selon le vaste réseau de préfets de toute l'Italie, ne fait aucune mention de camps nomades. Mais pour le Maire Massimo Cacciari, qui juge la destitution « d'une gravité exceptionnelle », c'est exactement de cela qu'on accuse le préfet. «  Il a été limogé pour des raisons exclusivement politiques, c'est une vendetta politique ». Il est du même avis le Gouverneur de Vénétie du Pdl Giancarlo Galan : «  Mala tempora currunt. Ça me choque  la nouvelle qu'un brave serviteur de l'État ait  été «de manière bureaucratique «  démis. Parfois il m'est arrivé à moi aussi de critiquer ce préfet , mais il n'est jamais arrivé qu'après mes critique il y ait eu une mutation ». Du même avis,  un autre représentant du Pdl, le sénateur Maurizio Saia parle de « trouble et préoccupation », et de motivations totalement incompréhensibles » .

 

D'ailleurs , explique Cacciari, le préfet n'aurait  pu en aucun cas empêcher l'implantation des nomades, qui avait été légitimement décidée par la Municipalité spécialement après que le vieux camp ait été déclaré complètement inutilisable par l'Asl en raison  de « gravissimes carences hygiéniques et sanitaires ». Le nouveau village avait été autorisé aussi par des sentences du Tar et  par le le Conseil d'État suite aux recours de certains comités de citoyens opposés à l'implantation. C'est pour ça que le Maire parle de « décision indécente » de la part d'une politique «  brute, intolérante et stupide », et d'une «  vulgaire revanche politique qui se targue de frapper un fonctionnaire de l'État dont  la loyauté est prouvée et qui n'a commis aucune faute ».

Contre ce village, une série de petites maisons préfabriquées avec un pitch pour les roulottes, où l'été dernier avaient été transférés les tziganes d'ethnie Sinti , depuis le vieux croulant camp nomade à la périphérie de Mestre, ce furent la levée de boucliers du  Carroccio, qui avait mis en scène  diverses manifestations. La présidente leguiste  de la Provence de Venise , Francesca Zaccariotto, avait demandé l'intervention du préfet. «  Je m'étais fait porte-parole du Ministre Maroni dans cette demande d'une inspection pour vérifier les modalités de passage entre la vieille et la nouvelle structure, mais ma demande était restée sans réponse, explique la Zaccariotto, laquelle aujourd'hui ne pleure certainement sur la destitution du préfet : «Il est évident que toutes les évaluations et les vérifications du cas on été faites ».

Surgi donc le centre gauche. Pou le PD c'est une «  décision qui consterne, vulgaire dans la forme et violente dans la substance politique ».

Iginio Michieletto, conseiller régional du PD, parle de « l'utilisation leguiste du pouvoir » qui transforme les institutions en «Bras armé des secteurs plus xénophobes d'un gouvernement engagé en une guerre contre toute pratique d'humanité ». Pour le représentant  des Verts Gianfranco Bettin, un de trois représentants du centre gauche candidat à succéder à Cacciari, c'est «  la nouvelle intolérante caste padane que veut les autorités : à la place du fédéralisme ils préfèrent les fédéraux «  Pour le PRC il s'agit du «  énième acte d'abus de pouvoir «  et  L'IDV annonce qu'il soumettra  le cas devant le  Parlement

http://www.repubblica.it/cronaca/2009/12/18/news/sui_rom_...

Asl = Azienda sanitaria locale

Verdi =  les verts

PD      = Partito Democratico

PRC   = Partito della Rifondazione Comunista

IDV     = Italia dei Valori

PdL    = il Popolo della Libertà

 

((aimablement traduit en français par Luzia)

photo du préfet  Michele Lepri Gallerano


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02/02/2010

Comment on devient mendiant !

La destruction d'habitations à Rho (Milano)  appartenant à des  Rroms et dont les enfants nés en Italie étaient en partie scolarisés. Che vergogna !!!

22:16 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |

22/01/2010

Lettre ouverte au Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève

Genève, le 21 janvier 2010

Monsieur le Président du Conseil d'Etat, Mesdames et Messieurs les Conseillers d'Etat,

La présente fait suite à la publication de votre communiqué de presse d'hier annonçant que le Conseil d'Etat charge la police d'interpeller et d'appréhender les mendiants accompagnés d'enfants ou les mendiants mineurs, de signaler ces cas au Service de Protection des mineurs (SPMi), de conduire les mineurs avec ou sans leurs parents au sein de ce service qui pourrait prononcer une clause péril, c'est-à-dire le retrait immédiat du droit de garde des parents sur l'enfant et le placement de celui-ci.


L'association MESEMROM entend dénoncer vivement ces mesures incisives et injustes prises à l'encontre des Rroms de passage à Genève avec leurs enfants.


Nous nous indignons que le Conseil d'Etat n'ait pas tiré les leçons de l'histoire en marchant dans les pas de Pro Juventute, plus précisément dans ceux de l'Oeuvre des enfants de la grande route qui a sévi de 1926 à 1973.


Est-il besoin de rappeler que sous le couvert d'une motivation sociale, des centaines d'enfants tziganes ont été, à l'époque, arrachés à leur famille et placés dans des familles d'accueil. Les activités de l'Oeuvre des enfants de la grande route ont unanimement été qualifiées par la suite comme étant un génocide culturel.


Nous déplorons aussi que cette décision du Conseil d'Etat ait été prise à la hâte et sans aucune concertation avec les acteurs de la société civile proches de la population visée.


Partant sans doute d'un bon sentiment, elle heurte cependant le sens commun dans la mesure où elle revient à une nouvelle mesure discriminatoire et arbitraire frappant une population vivant, faute d'interventions nationales et internationales efficaces, dans des conditions de précarité et de misère extrêmes.


Nous rappelons  que les Roms mendiant à Genève ne séjournent dans notre ville que pour une durée très limitée. S'ils vivent sans logement et sans emploi, ce n'est certes pas par choix délibéré. L'émigration, assortie de la mendicité, constitue un acte de survie en réponse aux discriminations (dont celle de l'accès au marché du travail) dont sont victimes les Roms, notamment en Roumanie.


C'est dans le contexte des instructions que vous avez données que ce matin, à 6 h 30, des policiers du poste de police de la Servette sont intervenus à l'Armée du Salut et ont emmenés trois enfants âgés de 9, 6 et 3 ans, alors qu'ils dormaient et se trouvaient en sécurité avec leur mère.


Malgré nos interventions tout au long de la journée, nous n'avons pas pu savoir ce qu'il est advenu tant de cette maman que de ses enfants, alors que leur père est au désespoir et que nous ne pouvons répondre à ses questions légitimes.


De manière plus générale et forts d'une vision pragmatique, nous demandons aux autorités genevoises de préciser le but réellement visé - qui ne saurait être un nouveau moyen de tenter de les exclure de notre ville - et d'exposer la suite des mesures qu'elles proposent, celles-ci ne pouvant se résumer à appréhender et à retenir/détenir enfants ou parents.

Si nos autorités souhaitent, avec un certain angélisme, assurer des conditions de vie et une éducation appropriée à ces enfants, il conviendra de leur accorder un droit de séjour à long terme, de même qu'à leurs parents, ce qui présuppose aussi des logements et des possibilités de travail.

Une fois de plus, nous attirons l'attention des autorités sur le fait que des mesures coercitives, voire des sanctions pénales, n'apporteront en aucun cas une solution à une problématique liée à la misère, qui ne peut être résolue qu'avec une collaboration active et positive, sur place, des autorités des pays d'origine des Rroms se trouvant à Genève.

Ce n'est que par des interventions politiques efficaces, voire des appuis financiers, sur place, visant à l'éradication des injustices sociales et des discriminations dans ces pays que les autorités genevoises contribueront à ce que les enfants Rroms puissent, à terme, être scolarisés et qu'ils puissent bénéficier des bienfaits de l'éducation.

Nous formulons enfin le vœu que l'histoire sombre de la Suisse ne se répète pas à l'occasion de cette dernière prise de position qui déploie des effets d'une injustice inacceptable et dont les aspects pratiques et le suivi à long terme nous laissent pantois.

Vous remerciant de l'attention que vous porterez à la présente, nous vous prions de croire, Monsieur le Président du Conseil d'Etat, Mesdames et Messieurs les Conseillers d'Etat, à l'assurance de notre haute considération.

Pour MESEMROM

Doris Leuenberger, Membre du comité
Dina Bazarbachi, Présidente

Source : http://www.mesemrom.org/

 

12:41 Publié dans Solidarité | Tags : mesemrom, genève, mendiants rroms | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook | | | |

21/01/2010

Le kidnapping officiel des enfants rroms

photo-1340105-L.jpgLa Suisse n'a rien retenu des leçons de l'histoire. Souvenez-vous, de 1926 à 1973, la fondation Pro Juventute et sa scandaleuse  oeuvre d'entraide "Les enfants de la grand-route", dont le but était de lutter contre le "vagabondage" en séparant les enfants jenisch de leurs parents.   600 enfants ont été ainsi placés chez des parents nourriciers, dans des homes pour enfants, des orphelinats, des cliniques psychiatriques et des maisons d'éducation. Cette oeuvre d'entraide a bénéficié du soutien des autorités cantonales, mais aussi de la Confédération. Face aux dégâts psychiques, aux souffrances infligées aux familles, dès 1985, des efforts ont été entrepris pour réparer le tort causé aux personnes concernées et des excuses à la pêle.

 En 2010, on s'assied et avec un magnifique mépris sur ce chapitre peu glorieux de l'histoire suisse, et on occulte en  tournant  la page. Oublier  et recommencer tout comme avant.  En décrétant des mesures tout aussi aberrantes qui démontrent le refus absolu de voir des gens vivre autrement.  Des mesures qui ne mèneront à rien, si ce n'est alourdir déjà la facture de l'assistanat alors que de nombreux  Suisses n'y ont même pas accès. Derrière, cette volonté, c'est surtout vouloir  stigmatiser les pauvres qui mendient en les menaçant d'enlever leurs enfants.   Sous prétexte d'aider, on  véhicule et on applique des clichés avec les mêmes motivations qu'autrefois, une motivation pas  sociale pour deux sous mais plutôt eugénique. Quelle protection des enfants ? On a vu des enfants emprisonnés l'été passé, des campements détruits par la police, des enfants réveillés à l'aube dans leur bunker et arrachés à leurs parents.

Derrière les arguments bienfaisants, c'est toute la politique du compassionnel  caritatif détestable qui engendrera bien des maux à long terme. Ne menons pas une politique qui nous forcera juste à devoir présenter nos excuses  encore une fois face à notre incurie.  La solution doit être pensée et appliquée au niveau européen et avec les pays concernés et dont son originaires les rroms.

La prochaine étape ? La stérilisation des femmes rroms  peut-être. Il n'y a qu'un pas !

 

15:05 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (26) | |  Facebook | | | |

09/01/2010

Kosovo : jours amers pour les Rroms expulsés d’Europe occidentale

rroms_expulsion0004-229e5.jpgAfin d’être un jour éligible au processus de libéralisation des visas avec l’Union européenne, le Kosovo vient de signer des accords de réadmission avec plusieurs pays de l’UE, dont la France. Cependant, les conditions d’accueil demeurent catastrophiques pour les ressortissants du Kosovo expulsés d’Europe occidentale, notamment pour les minorités ethniques. "A noter que roms et les juifs sont encore interdits de se porter candidat aux élections."

Une correspondante,  Serbeze Haxhiaj, témoigne :

Alors que le gouvernement du Kosovo vient de signer de nouveaux accords avec les pays européens pour la réadmission des sans-papiers kosovars, Faik Idrizi n’a toujours pas assez d’argent pour nourrir sa famille. Ce rrom de la région de Gjakovë/Djakovica a été récemment rapatrié d’Allemagne. Il y vivait avec sa femme et ses trois enfants. Âgé d’une quarantaine d’années, Faik se retrouve aujourd’hui dans une cabane en bois à Skivjan avec, pour tout revenu, quarante euros d’aide sociale par mois. « Ici, il n’y a pas de travail. Si ça continue, mes enfants vont mourir de faim. Est-ce l’objectif des pays qui nous rapatrient ? », demande Faik, qui pensait qu’en tant que Rrom du Kosovo, il serait « épargné » par les autorités allemandes.

Non à l’accord de réadmission avec le Kosovo !

Les accords de réadmission sont une des conditions du processus de libéralisation des visas. Le Kosovo tente de respecter ces conditions, même s’il ne fait pas concrètement partie du processus, étant donné que cinq pays de l’Union européenne ne reconnaissent toujours pas l’indépendance du pays.

Le gouvernement du Kosovo a signé dernièrement des accords de réadmission avec l’Albanie, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Suisse et la Norvège. Au ministère de l’Intérieur et au ministère du Travail et du Bien-être Social, personne ne connaît le nombre exact des kosovars qui devraient être rapatriés l’année prochaine. Fisnik Rexhepi, conseiller du ministre de l’Intérieur, fait savoir que depuis 2002, quelque 4.000 kosovars ont été rapatriés chaque année. « Environ 30.000 personnes de toutes nationalités ont été rapatriées pendant cette période », ajoute-t-il. Ismet Hashani, ministre-adjoint au ministère du Retour n’a pas non plus d’idée précise du nombre exact de sans-papiers qui pourraient être rapatriés.

Néanmoins, selon certaines évaluations, quelque 70.000 Kosovars devraient être prochainement rapatriés. L’enjeu est bien évidemment la réintégration de ces personnes, qui n’arrivent pas à s’accommoder aux mauvaises conditions de vies, surtout les rapatriés de la communauté RAE.

Zylfi Merxha, député rrom à l’Assemblée nationale du Kosovo, s’oppose au rapatriement des Rroms du Kosovo. « La situation économique est généralement désastreuse au Kosovo, mais c’est sans aucun doute la communauté rrom, ashkali et égyptienne qui vit la situation la plus difficile. L’Union européenne et les gouvernements respectifs européens doivent trouver une solution pour ces personnes avant de procéder aux réadmissions », revendique Merxha.

En effet, l’exemple de Fadil Maxhuni, qui vit avec sa mère, sa femme et ses deux enfants dans une tente à Skivjan donne raison au parlementaire rrom. « Que voulez-vous que je fasse ? Le froid approche et je ne sais pas quoi faire. Dois-je apporter mes enfants gelés devant la porte du maire ou du Premier ministre ? », dit cet expulsé rrom d’Allemagne. Le ministère du Travail et du Bien-être social n’a pas pu héberger la famille Maxhuni plus d’une semaine. Le ministre Nenad Rašić explique qu’en raison du manque d’argent, le gouvernement kosovar ne peut prendre soin des rapatriés. « Le processus de rapatriement est maintenant lancé plus concrètement. Seule l’Allemagne va rapatrier environ 10.000 rroms et d’autres sans-papiers du Kosovo », prévient Rašić.

Pour les spécialistes de l’économie kosovare, le rapatriement des sans-papiers kosovars va détériorer encore plus la situation économique et sociale du Kosovo. « Il ne s’agit pas seulement de problèmes de nature politique ou économique, mais aussi sociaux. Les rapports sociaux vont se tendre encore plus, étant donné le taux élevé de pauvreté au Kosovo », explique l’économiste Safet Gërxhaliu. En parallèle, les responsables municipaux prévoient aussi des problèmes sérieux d’hébergement. « Une partie de leurs maisons qui furent totalement détruites pendant la guerre n’ont pas été reconstruites », s’inquiète Gani Toska, responsable du Bureau pour les Communautés au sein de la municipalité de Peja/Peć.

Alors que les experts locaux exigent des programmes concrets de réintégration et de resocialisation pour que le processus de réadmission se transforme en une opportunité et non pas en un cercle vicieux de migration continue, le Kosovo reste toujours le pays le plus pauvre d’Europe. Selon les dernières statistiques de la Banque Mondiale, plus de 45% des habitants du Kosovo vivent dans la pauvreté, dont 15% sous le seuil d’extrême pauvreté.

Écoutez sur Balkanophonie :
Les Rroms bulgares et roumains, des citoyens européens victimes de la culture du chiffre (1/2)
Les Rroms bulgares et roumains, des citoyens européens victimes de la culture du chiffre (2/2)

 

Source :  http://balkans.courriers.info/article14284.html

leTraduit par Belgzim Kamberi
Mise en ligne : vendredi 8 janvier 2010

10:11 Publié dans Solidarité | Tags : rroms du kosovo | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

17/12/2009

Invalidité des amendes infligées aux Rroms à Genève

ats

images-3.jpgGenève Mesemrom, l'association de défense des Rroms à Genève, a remporté une victoire devant la justice. Une irrégularité quant à la notification des amendes a pour conséquence que des milliers d'entre elles seront annulées. Cinq personnes ont été libérées.

Dans la mesure où la police avait considéré que les Roms verbalisés n'avaient pas de domicile fixe, leur nom avait été publié dans la Feuille d'avis officiel. Or il s'agit d'une irrégularité de notification, puisque leur adresse figure sur leur carte d'identité roumaine, a indiqué Dina Bazarbachi, présidente de Mesemrom.

Sur cette base, l'avocate a notamment fait opposition en juin auprès du Tribunal d'application des peines et des mesures, les amendes impayées d'un Rom ayant été converties en peine privative de liberté. Le tribunal lui a donné raison et libéré l'homme après six jours de détention illicite. Malgré cette décision, le Ministère public a envoyé plusieurs personnes en prison et fait appel.

Dans un arrêt de principe que l'association a reçu, la Cour de justice a confirmé le jugement du Tribunal d'application des peines et des mesures. Cinq personnes ont été immédiatement libérées, selon Dina Bazarbachi. Mais l'arrêt concerne aussi des milliers d'amendes de Roms notifiées depuis 2008, date de l'entrée en vigueur de la loi interdisant la mendicité à Genève.


L'argent saisi devra être restitué, estime l'avocate, qui va demander des indemnités à la justice pour les personnes emprisonnées. Et de relever que chaque inscription d'une contravention dans la FAO coûte 90 francs.

Crédit photo Eric Roset http://www.eric-roset.ch

23:21 Publié dans Solidarité | Tags : rroms, mesemrom | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Invalidité des amendes infligées aux Rroms à Genève

ats

images-3.jpgGenève Mesemrom, l'association de défense des Rroms à Genève, a remporté une victoire devant la justice. Une irrégularité quant à la notification des amendes a pour conséquence que des milliers d'entre elles seront annulées. Cinq personnes ont été libérées.

Dans la mesure où la police avait considéré que les Roms verbalisés n'avaient pas de domicile fixe, leur nom avait été publié dans la Feuille d'avis officiel. Or il s'agit d'une irrégularité de notification, puisque leur adresse figure sur leur carte d'identité roumaine, a indiqué Dina Bazarbachi, présidente de Mesemrom.

Sur cette base, l'avocate a notamment fait opposition en juin auprès du Tribunal d'application des peines et des mesures, les amendes impayées d'un Rom ayant été converties en peine privative de liberté. Le tribunal lui a donné raison et libéré l'homme après six jours de détention illicite. Malgré cette décision, le Ministère public a envoyé plusieurs personnes en prison et fait appel.

Dans un arrêt de principe que l'association a reçu, la Cour de justice a confirmé le jugement du Tribunal d'application des peines et des mesures. Cinq personnes ont été immédiatement libérées, selon Dina Bazarbachi. Mais l'arrêt concerne aussi des milliers d'amendes de Roms notifiées depuis 2008, date de l'entrée en vigueur de la loi interdisant la mendicité à Genève.


L'argent saisi devra être restitué, estime l'avocate, qui va demander des indemnités à la justice pour les personnes emprisonnées. Et de relever que chaque inscription d'une contravention dans la FAO coûte 90 francs.

 

Crédit photo Eric Roset http://www.eric-roset.ch

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08/12/2009

Lyon - Des Rroms s'associent pour défendre leurs droits

"Si nous obtenons les mêmes droits que les Italiens ou les Espagnols, les Rroms n’exerceront plus les activités illicites qui leur sont nécessaires aujourd’hui pour vivre. Aujourd’hui, on a rien, c’est normal qu’on fasse la manche !”.

Des-Roms-lyonnais-s-associent-pour-defendre-leurs-droits_large.jpgIl s’appelle Onofrei Miclescu et vit depuis quinze ans en France, dans l’agglomération lyonnaise. Comme tous les autres Rroms de l’Est, il connaît les bidonvilles et les squats. Mais lui a eu plus de chance. Après l’expulsion en août 2007 du squat de La Soie où il vivait parmi 500 autres personnes, il a été relogé par la mairie de Villeurbanne.

Désormais, il vit dans une petite maison avec trois de ses enfants, à quelques encablures du terrain. Pour autant, il n’a pas oublié les autres qui continuent à errer. En mai 2007, il a créé son association, Caravana Romilor qui vise à “défendre les Rroms pour l’accès à leurs droits à l’emploi, à la scolarisation, à la formation, au logement ou à la santé” mais également à “changer l’image des Rroms en France et dans l’agglomération”. Pour l’instant, son association recrute essentiellement parmi les Rroms de Craiova, ville du sud de la Roumanie dont lui-même est originaire. Actuellement, ses “associés” squattent dans l’ancienne usine de Saint Jean Industries, avenue Viviani à Vénissieux.

C’est en matière de logement que les Rroms de Caravana Romilor ont le plus avancé. Ils demandent une “platz” (un terrain) pour y installer des mobil homes. “Il faudrait que les habitants touchent les prestations familiales de la CAF et un petit revenu pendant quelques mois pour apprendre le Français et se former. Ce n’est pas impossible. Nantes et Paris l’ont fait”, précise Onofrei Miclescu. Deuxième revendication majeure : le droit au travail encore fortement limité jusqu’en 2012. “J’ai travaillé en Roumanie comme conducteur professionnel. Mais ici, avec la taxe que les entreprises doivent payer, il m’est difficile de trouver un emploi”. Le président de l’association fait “une promesse au préfet” : “si nous obtenons les mêmes droits que les Italiens ou les Espagnols, les Rroms n’exerceront plus les activités illicites qui leur sont nécessaires aujourd’hui pour vivre. Aujourd’hui, on a rien, c’est normal qu’on fasse la manche !”.

Article Burlet Laurent source
http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/A...

21:04 Publié dans Solidarité | Tags : rroms lyonnais | Lien permanent | Commentaires (32) | |  Facebook | | | |

08/11/2009

20 ans après la chute du mur de Berlin, il faut agir pour défendre les droits humains


20070306noye-1.jpg Les migrants noyés dans l'indifférence européenne

Vingt ans après la chute du mur, les gouvernements européens doivent prendre des dispositions d’urgence pour lutter contre les atteintes aux droits fondamentaux des migrants, des demandeurs d’asile, des détenus et des minorités, a déclaré Amnesty International ce vendredi 6 novembre dans un communiqué de presse.

« Alors que la chute du mur de Berlin a été le symbole de l’ouverture des frontières, l’Europe réagit actuellement aux défis que représentent les migrations en faisant du continent une forteresse, a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

« Des personnes fuyant la pauvreté, les violences ou les persécutions auxquelles elles étaient en butte dans d’autres parties du monde ont été littéralement rejetées à la mer. »

En mai 2009, la vie et la sécurité de centaines de migrants et de demandeurs d’asile voyageant à bord de trois bateaux en Méditerranée ont été mises en péril, d’abord par une querelle entre les autorités italiennes et maltaises au sujet de leur obligation de répondre à des appels maritimes de détresse, puis par la décision du gouvernement italien de renvoyer ces personnes en Lybie, sans évaluer la protection dont elles pouvaient avoir besoin.

Les gouvernements européens doivent également prendre davantage de mesures pour enquêter sur les allégations de torture, de mauvais traitements et de détentions injustifiées en rapport avec la « guerre contre le terrorisme » menée sous l’égide des États-Unis, a ajouté Amnesty International.

« Dans la nouvelle Europe d’après la chute du mur, les droits humains sont à nouveau menacés. Cette fois, ils sont victimes d’États qui affirment que même les plus fondamentaux d’entre eux, notamment le droit de ne pas être soumis à la torture, doivent être sacrifiés sur l’autel de la lutte antiterroriste », a déclaré Nicola Duckworth.

Après les attentats du 11 septembre, l’Europe a accueilli des prisons secrètes gérées par l’Agence centrale du renseignement (CIA) des États-Unis, où des personnes ont été victimes de disparitions forcées, détenues dans des conditions assimilables à une forme de torture et soumises à des méthodes d’interrogatoire abusives.

À la suite de révélations en août dernier, des appels ont été lancés en direction des autorités polonaises et lituaniennes pour les engager à enquêter sur des allégations selon lesquelles des « détenus de grande valeur » avaient été incarcérés et interrogés en secret par la CIA dans des centres de détention situés sur leur territoire, et ce jusqu’à la fin de l’année 2005.

Les défis auxquels l’Europe est actuellement confrontée en matière de droits humains ne sont cependant pas tous nouveaux.

« C’est scandaleux, mais les fruits des vingt années de croissance économique et d’unité politique accrue qui ont suivi la chute du mur de Berlin n’ont pas été partagés équitablement entre tous. De graves problèmes de racisme et de discrimination restent profondément enracinés au cœur de l’Europe moderne. », a souligné Nicola Duckworth.

La situation des Rroms est peut-être l’exemple le plus frappant des discriminations endémiques qui subsistent en Europe. Cette population reste largement exclue de la vie publique dans tous les pays.

En Europe de l’Est, les Roms ont souvent été les premiers à perdre leur emploi lors de la privatisation des entreprises publiques. Leur pauvreté est encore aggravée par des expulsions forcées illégales.

Dans certains pays comme la Slovaquie et la République tchèque, les Rroms sont toujours surreprésentés dans les établissements scolaires destinés aux élèves présentant des handicaps mentaux, et on continue à les tenir à l’écart en les plaçant dans des écoles ou des classes accueillant uniquement des enfants roms et offrant un enseignement de moindre qualité. Les autorités n’ont pas pris de mesures efficaces et claires pour mettre fin à cette ségrégation à caractère raciste au sein du système éducatif.

Vingt ans après la chute du mur, Amnesty International continue à reconnaître comme prisonniers d’opinion des journalistes et des défenseurs des droits humains arrêtés pour avoir tenté d’exercer leur droits fondamentaux aux libertés d’expression, d’association et de religion en Azerbaïdjan, en Biélorussie, en Moldavie, en Ouzbékistan, en Russie et au Turkménistan.

« À Berlin, aujourd’hui, il ne reste pas grand-chose du mur physique qui, il y a vingt ans, symbolisait la division et la répression. Il reste toutefois des murs qui font que certains sont plus égaux que d’autres quand il s’agit de jouir de la totalité de leurs droits fondamentaux, a déclaré Nicola Duckworth.

« Néanmoins, malgré les menaces, les tentatives d’intimidation et les placements en détention, des défenseurs des droits humains, portés par cette même énergie qui a jeté à bas le mur de Berlin, continuent à se battre dans toute l’Europe pour défendre leur vision d’un continent où les droits de tous seront respectés. »

09:34 Publié dans Solidarité | Tags : amnesty international, pauvreté, migrants, rroms, exclusion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

02/10/2009

Agression raciste en Autriche- Appel à témoins


Bonjour,

Nous relayons ici un message venant de Romano Centro, en Autriche. Si vous êtes vous-même ou bien si vous connaissez les personnes concernées, veuillez contacter cette association, dont les coordonnées figurent ci-dessous.

Cher Monsieur, chère Madame,

Dans la nuit du 1er au 2 aout 2009, des membres de la communauté rrom de France ont subi une agression en Autriche dans la région de Tyrol.

Ces Rroms venus de France étaient arrivés dans la petite ville d’Ainet avec 13 caravanes. Sur place, ils ont demandé une autorisation au maire afin de passer la nuit dans la ville. Le maire de la ville leur a accordé l’autorisation de passer la nuit dans la ville sur un site situé prés d’un terrain de sport. Au cours de cette même nuit, sur le terrain de sport, était organisé un festival par le club de sport de la localité, suivi d’un concert de rock du groupe « Foxcocks ». Apparemment, le groupe de rock était animé d’un sentiment anti-Rrom.

Apres le concert, des jeunes armés de gourdins ont saccagé des caravanes dont certaines fenêtres ont été brisées. Effrayés par ces événements les Rroms ont appelé la police. A leur arrivée, la police tenta de stopper les jeunes, seulement les Rroms ne souhaitaient plus passer la nuit sur le site. Ils ont été amenés, à leur demande, sur un autre site situé aux alentours d’une station de train près de la ville de Lienz.

Les autorités de la ville d’Ainet ont essayé en vain d’étouffer cet incident, mais un journaliste publia un article 10 jours après que les évènements eurent lieu. Le maire et la police ont confirmé l’incident tout en essayant de minimiser son impact.

Quelques semaines plus tard, un avocat remit un rapport au bureau du procureur général.

Actuellement, notre objectif (le « Romano Centro » en coopération avec une ONG engagée dans le respect des droits de l’homme ainsi que le journal « Biber ») est de retrouver les auteurs de ces actes.

Le maire et la police soutiennent qu’ils n’ont remarqué aucuns signalements sur les caravanes. Ce n’est que quelques temps après qu’ils ont constaté que les Rom étaient français.

Malheureusement, mes collègues et moi du « Romano Centro » n’avons aucun contact avec des ONG françaises qui militent pour la cause des Rom en particulier ou le respect des droits de l’homme en général.

Nous vous serions reconnaissants si vous nous apportez votre aide en publiant cette information dans votre journal ou la relayant par tout canal d’information possible (site internet, réseau interactif etc.).

Pour toute information ou renseignement supplémentaire vous pouvez nous contacter aux adresses électroniques suivantes :

Andrea.haerle@romano-centro.org

Barbara.tiefenbacher@gmx.at

Avec nos sincères remerciements,

Barbara Tiefenbacher S/c Viennese Romani NGO Romano Centro

Mag. Barbara Tiefenbacher

AT: 0043 664 73602048

CZ: 00420 608241972

23:18 Publié dans Solidarité | Tags : rroms, autriche | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

15/09/2009

Emprisonnés pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants !

tziganes.jpgLes parents de deux écoliers Rroms ont été condamnés chacun à 16 mois de prison ferme pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants, a rapporté le quotidien Népszabadsag dans son édition de vendredi.

Jamais auparavant en Hongrie deux parents n’avaient été condamnés à de la prison ferme simultanément pour une telle raison. Les deux condamnés sont parents de six enfants dont un nourrisson de trois mois. Deux d’entre eux, scolarisés à Sajókaza, dans le nord-Est de la Hongrie, ne se rendaient plus à l’école.

L’association pour les libertés civiques « Társaság a Szabadságjogokért » (TASZ) a fait parvenir au président hongrois Laszlo Solyom une pétition dans laquelle il lui demandent d’intervenir en faveur des parents condamnés. Selon cette association, c’est l’école, où les enfants se sentaient mal, qui est à blâmer. « Sans doute en raison de leur origine Rrom, ils [les deux enfants] étaient dévalorisés et ont été victimes de violences à plusieurs reprises. », argumente-t-elle.

Cette affaire relance un vif débat sur la difficile intégration des enfants Roms dans le système scolaire hongrois. Certains pointant l’incapacité du système hongrois à les accepter quand d’autres dénoncent l’irresponsabilité parentale et une absence de volonté d’intégration de la part de la minorité Rom dans la société hongroise.

Sajókaza est un bourg de 3000 habitants situé à 30km au Nord-Est de Miskolc. Cet ancien centre minier qui n’a pas résisté aux restructurations économiques est aujourd’hui frappé par le chômage. Un tiers de sa population est Rrom et vit en périphérie du village dans des conditions misérables : leurs maisons sont délabrées, privées d’eau courante et d’installations sanitaires. Presque la totalité d’entre eux est sans-emploi et et survit avec les aides de l’Etat.
http://www.hu-lala.org/?p=1944

Cette histoire n'est pas sans rappeler ce que j'ai moi-même vu dans les camps rroms en Italie à Rome, où les familles vivaient dans des conditions précaires sans eau et sans électricité. Les enfants qui tentaient vainement de fréquenter l'école étaient discriminés, hués et insultés sous prétexte qu'ils étaient sales. Avant de forcer les parents à envoyer leurs enfants à l'école, on doit pouvoir leur offrir les moyens de les envoyer dans les meilleures conditions pour qu'ils ne subissent pas les moqueries de leurs "camarades" souvent suivies par des actes de violence.

21:24 Publié dans Solidarité | Tags : roms, hongrie, társaság a szabadságjogokért | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

21/08/2009

Arrestation de cinq Hongrois suspectés des meurtres de Rroms : mobile probable le racisme


526872512.jpgBUDAPEST - Cinq personnes soupçonnées d'avoir commis une série de meurtres et d'attaques à caractère raciste contre des membres de la minorité Rrom en Hongrie ont été arrêtées, a annoncé vendredi la police.


"La police a arrêté vendredi à 02H15 (00H15 GMT) à Debrecen (sud-est) cinq personnes soupçonnées d'avoir commis les meurtres dans la communauté Rrom", a indiqué un porte-parole du Bureau National des Enquêtes, Laszlo Bartha. Une unité spéciale de 120 policiers enquête depuis plus d'un an sur une série d'attaques à la grenade, avec des fusils ou des cocktails Molotov, perpétrés contre la minorité Rrom en Hongrie ayant fait six morts et cinq blessés depuis juillet 2008.
En novembre dernier, un couple de Rrom a été assassiné à Nagycsecs, dans le centre du pays, puis en février, un jeune père de famille tzigane et son fils de 5 ans ont été abattus au sud de Budapest, devant leur maison incendiée. En avril, un Rrom a été tué devant sa maison à Tiszalok (sud-est). Au cours de la plus récente attaque, en août, une femme a été abattue dans son sommeil dans sa maison à Kisleta, dans l'est du pays.

Les suspects, qui ont été arrêtés dans un bar du centre-ville, sont soupçonnés d'avoir participé à neuf attaques contre des Rroms ces douze derniers mois.

"Le mobile principal des assassins est très probablement le racisme", a précisé le chef de la police nationale hongroise, Jozsef Bencze, au cours d'une conférence de presse où il a qualifié le dossier de "très compliqué et grave".

Pour relancer l’enquête, le chef de la police nationale, Jozsef Bencze, rouvrira tous les dossiers criminels impliquant armes et explosifs au cours des 10 dernières années. Il pense que les coupables ont pu agir de façon similaire dans un passé plus lointain. Aussi, la récompense pour informations significatives sur les derniers crimes reste fixée à un demi-million de forints. La police demande également de l’aide aux civils pour patrouiller à l’intérieur de leurs villages, afin de pouvoir éventuellement prévenir la présence d’armes ou d’explosifs au sein des quelques 200 communes concernées en Hongrie.

Aucun élément sur l'identité, le passé ou encore l'origine sociale des personnes interpellées n'a été divulgué.

Après ce meurtre, la police a doublé la récompense pour toute information permettant d'arrêter les responsables, à 100 millions de forint (379.000 euros).
Ces meurtres se sont pour la plupart déroulés à proximité de l'autoroute qui relie Budapest à Debrecen, la deuxième ville du pays, ont relevé les enquêteurs.

La minorité Rrom, souvent appauvrie et marginalisée, représente près d'un dixième de la population hongroise, qui compte 10 millions d'habitants.

(©AFP / 21 août 2009 17h08)

"Bien que la politique slovaque soit ouvertement anti-tzigane et actuellement en froid diplomatique avec la Hongrie, le fait qu’elle aurait pu avoir des mobiles d’action de nature criminelle à l’encontre d’une communauté sur le sol hongrois ne tient pas debout selon Imre Ivancsik, chef des services secrets hongrois. Celui-ci a été catégorique : aucun organe politique extérieur à la Hongrie ne saurait être impliqué dans les meurtres en série qui touchent les Rrom des campagnes hongroises depuis un an." (source Hulala )

23:23 Publié dans Solidarité | Tags : hongrie | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

02/08/2009

«La ré-émergence, en Europe, d’un racisme et d’un nationalisme violent et de plus en plus agressif .....»

31 Juillet 2009 - A l’occasion du 65ème anniversaire de la liquidation du « camp tsigane » à Auschwitz-Birkenau, le 2 août 1944, où près de 2900 Roms et Sintés ont été assassinés en une seule nuit, l’association Chachipe a demandé aux responsables politiques et aux représentants de la société civile de s’opposer avec détermination contre le racisme à l’égard des Roms. « Près de soixante-cinq ans après la victoire sur le national-socialisme, l’anti-tziganisme est toujours en vie et connaît même une résurgence. La crise économique et l’approfondissement des clivages sociaux offrent un terrain propice pour toute sorte de démagogues qui nourrissent et exploitent les craintes et la haine contre les Roms », l’association de défense des droits des Roms a déclaré.

Chachipe a exprimé ses inquiétudes face à l’adoption récente, en Italie et dans d’autres pays, de mesures qui, de façon explicite ou implicite, visent les Roms. L’association a accusé l’Union européenne de mener un double discours ; d’insister sur les droits de l’Homme et les droits des minorités dans le cadre des négociations avec les pays-candidats et dans les relations avec ses voisins, tout en étant incapable à défaut imposer ces mêmes principes vis-à-vis de ces membres.

«La ré-émergence, en Europe, d’un racisme et d’un nationalisme violent et de plus en plus agressif est extrêmement inquiétante, » Chachipe a dit. L’association s’est dit préoccupée que la présence de partis nationalistes et néo-fascistes dans les parlements conduira à une acceptation progressive de ces phénomènes qui pourraient alors s’étendre à d’autres domaines politiques. «Déjà aujourd’hui, nous avons des unités de police spécialisées dans ce qu’on considère comme le crime organisé de « bandes tsiganes », et personne ne s’en inquiète. Les Roms sont enfermés derrière des barbelés et isolés du reste de la population, et personne ne se rende compte des similitudes avec le passé », l’association a déclaré.

Pour Chachipe, il y a un lien évident entre le traitement des Roms et « l’amnésie collective» par rapport au destin des Roms sous le national-socialisme. « Parmi les victimes du national-socialisme, les Roms occupent toujours un statut de paria, » Chachipe a dit. Selon elle, il y a toujours une tendance à minimiser les souffrances de la population rom pendant la deuxième guerre mondiale, en se rapportant notamment au plus petit nombre de victimes ou en spéculant sur les raisons de leur persécution. Les intentions génocidaires des nazis vis-à-vis des Roms sont toujours contestées.

Dans ce contexte, Chachipe a repris ses critiques contre les politiques de rapatriement forcé des réfugiés roms du Kosovo en Allemagne et dans d’autres pays de l’Europe. L’association a rappelé que le Kosovo a été la scène de pogroms organisés contre les Roms en 1999 et en 2004. «Il y a eu d’autres pogroms contre les Roms, notamment en Roumanie, mais jamais à l’échelle de toute une région comme ceci a été le cas au Kosovo, » l’association a déclaré. « Les dirigeants politiques du Kosovo n’ont jamais reconnu la persécution dont les Roms ont été victimes, et ceux-ci continuent à être considérés comme des collaborateurs des Serbes par une grande partie de la population albanaise, » Chachipe a ajouté. « Au lieu de cela, ils n’ont cesse de parler de la « nouvelle réalité » au Kosovo, une réalité qui est bâtie sur le nettoyage ethnique des Roms du Kosovo. » Elle a insisté sur le fait, que les Roms qui sont expulsés au Kosovo sont condamnés à vivre dans la misère et sous la crainte de persécutions.

Chachipe a demandé au reste de la société de permettre aux Roms de retrouver leur dignité. «Les Roms ne sont pas ces éternels nomades qui se plaisent à vivre dans l’itinérance et sont incapables de mener une vie « normale » », l’association a dit. Elle a ajouté que les Roms continuent d’être exclus sur base des mêmes préjugés qui ont conduit leurs ancêtres pour les camps de la mort. « Voilà pourquoi c’est tellement important de se souvenir du passé, » Chachipe conclut, en espérant que l’expérience du passé puisse servir d’avertissement pour les générations futures.

Chachipe a.s.b.l.

Pour de plus amples informations veuillez nous contacter par mail : chachipe.info@gmail.com ou visiter notre site : www.romarights.wordpress.com


L'auteure de ce blog soutient les revendications de Chachipe et les relaie via son blog et je vous invite à en faire de même, diffuser largement ces revendications auprès de votre réseau

10:05 Publié dans Solidarité | Tags : chachipe, rroms | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | |