07/04/2009

Opération Châtiment ! Commémoration à Belgrade

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En Serbie, se sont déroulés des rassemblements commémoratifs pour le Jour des victimes de l’agression de l’Allemagne nazie sur l’ancien Royaume de Yougoslavie, durant la Seconde guerre mondiale, et qui a commencé le 6 avril 1941 par le bombardement de Belgrade et d'autres s serbes encore . Selon les estimations, l’opération „Châtiment“ a fait entre 4 000 et 10 000 morts, dont la majeure partie à Belgrade, qui a été intensément bombardée pendant quatre jours.

Plusieurs centaines de tonnes de bombes ont été larguées sur la ville, et des quartiers à forte densité , des marchés et des ouvrages d’infrastructure et d’autres ouvrages importants furent les cibles privilégiées. Le sort du Royaume de Yougoslavie a été scellé par ce jour du 27 mars 1941, par un coup d’Etat et des manifestations à Belgrade contre l’Axe Rome-Berlin-Tokyo.
Cela avait mis en colère le leader nazi, Adolf Hitler, car cela troublait les plans allemands pour la conquête de l’Union soviétique, et le même jour a été prise la décision de démolir la Yougoslavie, de même que la Grèce. Conformément au plan du Troisième Reich, l’Etat a été morcelé et réparti entre l’Allemagne, la Hongrie et la Bulgarie, et la Serbie fut occupée par les forces de Hitler. Sept jours avant la fin de l’invasion, la Croatie a proclamé, avec le leader oustachi Ante Pavelic et le soutien de l’Italie de Mussolini, le soi-disant Etat indépendant de Croatie, auquel ont été annexées la Bosnie-Herzégovine et la région de Srem. Cette création nazie a joint, au cours de la Seconde guerre mondiale, les Forces de l’axe et a crée tout un système des camps de mort, où ont été liquidés plus de 600 000 Serbes orthodoxes, 80 000 Roms et 48 000 Juifs.

source http://glassrbije.org

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31/03/2009

Berlusconi, c’est Fini !

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La Forza Italia (FI) et l’Alliance nationale (AN) ont fusionné créant le parti du Peuple de la liberté, un délégué craignait “de se dissoudre dans le vide”, pas très flatteur pour Berlusconi qui espère par cette maniclette recueillir 51% des voix contre une gauche délétère.

Espérons que Berlusconi organise son départ, il s’est déjà mis la casquette du capitaine du Titanic, il l’a bien détruit son paquebot “Italia”, maintenant qu’il se met à prendre l’eau, le capitaine se prépare à quitter le navire. En attendant on lui colle aux basques Fini, un tuteur de l'ombre qui semble plus modéré et que Berlusconi paraît exaspéré . Bien que postfasciste, la vision de Fini est plus laïque et plus ouverte notamment en matière d’immigration, ce qui nous autorise à croire que l’Italie aurait enfin un vrai interlocuteur au lieu d’un clown qui nous fait des pitreries. Même le communiste Piero Sansonetti reconnaît qu’«Au cours des dernières années, Fini a démontré un énorme courage politique», ajoutant : «Il supplée aux carences monstrueuses de l’opposition et de la gauche, tonne contre l’Eglise et contre les racistes et défend le Parlement contre le centre droit.»

Quant à Berlusconi, il appelle ses prouesses de cirque des “réformes” et entend modifier la Constitution, à interpréter, la soumettre à ses desiderata pour diriger cette Italie comme une entreprise. Il a remis aux délégués du Conseil une bible en édition de luxe des “Berlusconneries” écrites en style gothique. Se prendrait-il pour un Chevalier du Moyen-Age, le Cavaliere ?




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30/03/2009

Non ! Ils n'ont pas violé

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ROME – Les tests ADN se révèlent négatifs, il ne s’agit ni du “blondinet”, Alexandru Loyos Isztoika , 20 ans, ni de Karol Racz, 36 ans accusés tous deux du viol qui se serait produit le 14 février, jour de la Saint-Valentin, dans le parc de la Caffarella, à Rome et qui a été à l’origine d’une montée de xénophobie avec son lot de démonstrations violentes.

Tout prouve qu’ils ne sont pas coupables, les experts l’ont confirmé à plus d’une reprise, mais rien n’y fait, les deux Rroms restent incarcérés.

Dès lors que la presse berlusconienne avait titré “Les monstres roumains ont été appréhendés» il est difficile de revenir en arrière et de se désavouer publiquement.

Toujours en prison, les deux Rroms sont accusés, pour le premier de calomnie à l’encontre de la police pour avoir avoué que les aveux avaient été extorqués de force. le deuxième, Karl Racz accusé d’un viol précédent dont les examens prouvent que ce n’est pas lui, reste aussi en prison.

L’Italie s’interroge “S’ils étaient Romains au lieu de Roumains” seraient-ils encore en prison ?


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20/03/2009

Médecins italiens – Siete bravi !!

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Soutenons les médecins italiens qui ont manifesté le 17 mars, à Rome, pour dénoncer le projet “l’ultima Berlusconnerie” qui oblige les médecins de signaler aux autorités les patients immigrés clandestins.

Ils ont clamé “Interdiction de dénoncer- nous sommes des médecins pas des espions”. Cette journée de manifestation a été organisée à l’appel de l’ONG Médecins sans frontières.

Le Sénat, dans le cadre d'un projet de loi sur la sécurité, a adopté début février un amendement présenté par le parti populiste et anti-immigrés de la Ligue du Nord, levant l'obligation du secret professionnel pour les médecins et leur permettant de dénoncer un patient qui serait en situation irrégulière.

"C'est très dangereux car les clandestins, par peur, ne vont plus se rendre dans les hôpitaux ou aller consulter un médecin, et ils seront donc exclus du système de santé", a dénoncé Giancarlo Santone, psychiatre à Rome.

"Ce qui est également contestable dans ce texte, c'est qu'il interdit aussi l'accès à l'état civil pour les clandestins: un exemple très simple, une mère sans papiers qui vient d'accoucher ne pourra donc pas reconnaître son propre enfant. Le gouvernement veut instaurer un climat de peur et décourager la venue d'étrangers", a-t-il dénoncé.

"En Italie, avec cet amendement, les étrangers n'auront tout simplement plus que le droit à la mort", a ajouté Stefano Guidi, médecin au Policlinico Umberto I.

L'amendement, qui a provoqué une levée de boucliers parmi les médecins et les associations catholiques, est actuellement en discussion au Parlement qui doit l'adopter définitivement.

Depuis son retour au pouvoir en mai dernier, Silvio Berlusconi a fait de la lutte contre l'immigration clandestine l'une des priorités de son gouvernement, faisant adopter toute une série de mesures controversées.

(©AFP / 17 mars 2009 12h25)

Sur le même sujet l'article à lire sur Si les médecins se mettent à dénoncer les clandestins..........by Francesca Barca - Parigi Translation: Gilles Pansu http://www.cafebabel.com/eng/article/28678/medecins-italiens-denoncer-les-sans-papiers.html

15:02 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

19/03/2009

La crise, mais quelle crise s'interroge Silvio ?

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Silvio cherche les solutions là où il peut pour sortir l’Italie du marasme. Il fouille, farfouille, se démène, creuse toujours plus profond. C’est sûr, il finira bien par trouver quelque chose au fond de son nez, et la solution, il finit par la dévorer.





Le patronat italien est en colère contre Silvio Berlusconi, très en colère. La responsable patronale, Emma Marcegaglia demande des comptes à Silvio. Il a longtemps enfumé tout le monde avec les Rroms, mais l’Italie commence à émerger du brouillard et la vision dantesque d’une Italie à la dérive saute aux yeux.
Le “made italy” n’est bien plutôt plus qu’un souvenir, se taire plus longtemps serait “trahir le pays” selon la patronne de la Confindustria, l'organisation patronale.

Le Cavaliere reste très optimiste, pour sa part, il estime que les médias exagèrent en qualifiant la crise de “tragique”, ils ont un effet anxiogène sur le peuple italien qui ne doit surtout “pas changer ses habitudes”, c’est-à-dire continuer à fermer les yeux et faire comme si de rien n’était. Pour le patronat, les mesures seraient insuffisantes pour sauver l’économie. Mme Marcegaglia exige de l’argent “du vrai” (soldi veri) et “vite”.

Si les patrons se plaignent d’être “asphyxiés” qu’en-est-il alors de ceux qui sont au plus bas de l’échelle ? Ceux-là meurent, étouffent, sans bruit, pour eux c’est encore plus de travail pour un salaire toujours plus bas.

22:40 Publié dans Humour | Tags : berlusconi, crise, italie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09/03/2009

Umberto Eco voit rouge !

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Umberto Eco monte au front pour défendre les immigrés roumains en Italie

L'auteur italien le plus populaire répond d’une manière cinglante à la politique de Berlusconi en ce qui concerne les immigrés roumains, cibles du lynchage médiatique. Les roumains vivant en Italie ont trouvé en la personne de l’écrivain, un défenseur d'une grande autorité morale : Philosophe et auteur célèbre du roman « au nom de la rose » . Dans le « supplément de L'Espresso du quotidien la Repubblica' il y dénonce le ridicule de la situation qui implique l’opinion publique.

L'article, ironiquement appelé « les Roumains pourris » met en exergue de façon caricaturale des délinquants roumains compromettant la sûreté nationale italienne et ruinant l'image du pays, pur produit des politiciens et de l'opinion italienne manipulée par les médias. Umberto Eco attire l'attention de ses compatriotes sur « ce type de Roumains » qui ont ruiné « l'image d'un pays dont les les personnes sont honnêtes, fidèles et pacifistes » . Sur un ton ironique, l'auteur énumère une liste comprenant des noms de grands violateurs de la loi de la péninsule - politiciens corrompus, intrus, criminels, terroristes sanglants appelés les” Roumains” ».

Traduction libre
http://www.adevarul.ro/

22:10 Publié dans Solidarité | Tags : umberto eco, roumains, italie, berlusconi | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

HONGRIE- VAGUE D'AGRESSION CONTRE LES RROMS

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"En Hongrie, les Rroms sont devenus les boucs émissaires des frustrations liées au marasme économique."



La Hongrie doit traiter différemment sa minorité Rom, cible d'agressions qui vont croissant, déclare le président Laszlo Solyom. "Les relations entre les RRoms et le reste de la société sont un problème stratégique pour l'avenir, non seulement en Hongrie, mais aussi de la République Tchèque aux Balkans", a-t-il dit dans une interview au quotidien Nepszabadsag. /

Les attaques de Rom, qui constituent entre 5 et 7% des 10 millions d'habitants, ont augmenté depuis que la crise économique a éclaté et certains analystes estiment que les Roms sont devenus les boucs émissaires des frustrations liées au marasme économique.
"La crise financière et économique constitue un tournant", a dit Solyom dans une interview au quotidien Nepszabadsag.
Un milliers de sympathisants du parti d'extrême-droite Jobbik ont manifesté le mois passé à Budapest contre ce qu'ils considèrent comme une augmentation des actes délictueux commis par des Roms.
L'économie hongroise, sauvée de l'effondrement en octobre par un prêt de 25,1 milliards de dollars du FMI, devrait plonger cette année dans une récession qui pourrait atteindre 3,5%.
Le taux de chômage a atteint 8,4% en novembre-janvier et le gouvernement s'attend à une chute cette année de la consommation des ménages en raison des pertes d'emplois et de la baisse des revenus.
"Les relations entre les Roms et le reste de la société sont un problème stratégique pour l'avenir, non seulement en Hongrie, mais aussi de la République Tchèque aux Balkans", a dit Solyom.
"C'est un fait que la majorité des Roms sont sortis perdants du changement de régime (en 1990). Il reste à voir s'ils sortiront aussi perdants de la crise".
Gergely Szakacs, version française Nicole Dupont









Leur espérance de vie est de dix ans inférieure à celle du reste de la population; plus de 78% de leurs enfants ne dépassent pas le niveau du collège et 2% seulement fréquentent l'enseignement supérieur; ils représentent au maximum 4 à 6% des habitants du pays, mais environ un tiers de ceux qui vivent au-dessous du seuil de la pauvreté... En Hongrie, comme partout ailleurs en Europe de l'Est où vivent la majorité des Roms du continent, les membres de cette minorité sont les premières victimes de la transition. Car l'héritage du communisme pèse ici de tout son poids. En 1961, le PC hongrois excluait, en effet, les Roms des minorités nationales pour les définir comme un "groupe socialement désavantagé", adoptant une série de mesures censées effacer leurs particularités culturelles et les intégrer dans l'ordre .
Antonela Capelle : Chargée de recherche au Ceri. Elle travaille sur les relations entre identité et politique en Hongrie et en Roumanie.

17:24 Publié dans Solidarité | Tags : hongrie, rroms, laszlo solyom, jobbik | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/03/2009

Le dernier numéro de cirque : le caniche rose

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Sous le grand chapiteau, tous les regards sont rivés sur le dernier numéro de dressage de caniche rose. Planté au milieu de la scène, il fait rire les foules, il se trémousse, se dandine, se pavane, attire les flash nombreux des paparazzi. Toute l’Europe est là, à rire de ce dernier numéro clownesque tapageur et tape-à-l’oeil.

Son maître, dresseur en tous genre, Monsieur Lega , porte ses bottes brunes et la chemise brune assortie, il se délecte du spectacle qu’il offre et se satisfait d’avoir si bien dressé le si joli petit caniche rose vers qui convergent tous les regards. Tandis que d’autres acolytes aux bottes brunes et chemise tout aussi brune régentent le monde. Ouvriers malmenés, migrants, rroms, femmes dont on se moque de la manière la plus sexiste qui soit. Ils continuent à concentrer les foules sur le show aux mille paillettes tandis que les bruits de bottes résonnent, de plus en plus fort, jusqu' au coeur du spectacle.

Alors que l’Europe entière s'amuse de ces prouesses de cirque, l’animal en rajoute, accomplit les pires pitreries qui font rire à gorge déployée. S’ il s’emballe trop, Monsieur Lega tire sur la laisse pour le rappeler à l’ordre. On se surprend à lancer quelques sucreries que l’animal happe au passage, si fier de lui, si important.

Le petit caniche rose ne vous rappelle-t-il pas étrangement quelqu’un ? Moi si , quel triste spectacle ! Réveillons-nous et ne nous laissons pas griser par les vins et les jeux, juste bons à détourner l’attention du peuple des vrais problèmes.

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Monica, mais que fait la police genevoise?



L’Association Mesemrom a bien du pain sur la planche. Dans une lettre récente , Me Dina Bazarbachi interpelle Monica Bonfanti, cheffe de la police, sur des interventions brutales qui se seraient déroulées dans la nuit du 18 au 19 février.

Lacrymogénisés en pleine nuit dans un immeuble désaffecté du chemin de la Renfile où dormaient une dizaine de Rroms dont des enfants, des Rroms apeurés sautent du 1er étage et se blessent, toujours selon l’avocate “ « Ces faits se sont déroulés sous le regard hilare des deux policiers.»

Un autre cas serait survenu à la Servette. Monica Bonfanti a diligenté une enquête.

Traqués, jour et nuit, les Rroms sont harcelés, on espère qu’il n’y ait pas dérapage du côté de la police et si ça devait être le cas, il faudra être intraitable et punir proportionnellement à la gravité des fautes commises.


De vieux démons se réveillent en moi. En Italie, des policiers après avoir tué en enfant Rrom dans un commissariat de police à bout portant , argumentèrent qu’il avait tenté de jouer avec leur arme de service. L’enfant avait été atteint d’une balle dans la tête. L'Association Opera Nomadi était intervenue pour exiger une enquête qui a fini par l’emprisonnement des policiers.
Il ne faut pas croire que ceux qui commettent des actes répréhensibles sur les plus pauvres et les plus démunis resteront impunis.

Toutefois, si les policiers se retrouvent dépassés face aux Rroms et ce qu’on pourrait comprendre, confrontation culturelle oblige, des séances d’information et des rencontres entre Rroms et policiers pourraient être envisagées de manière régulière et seraient la bienvenue. Une évaluation au préalable sur la manière dont la police se les représente permettrait de mieux les informer.

Méconnaître, c’est diaboliser, diaboliser, c’est se déshumaniser.

Ne pourrait-on pas laisser passer l’hiver avant de s’acharner sur les Rroms ? Accordez-leur donc un peu de répit, s’il vous plaît.



En savoir plus sur Mesemrom sur http://www.mesemrom.org/couurier_mme_bonfanti.html












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07/03/2009

A QUOI SERT L’ITALIE OU QUE RESTE-T-IL DE L'ITALIE ?

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"Que peut-on attendre d’un pays qui a la forme d’une botte ?" À cela répond un vieux napolitain : "Qu’il marche !"

Une émission sur France Culture, à la question de "A Quoi sert l'Italie" propose plusieurs réponses possibles, hormis celle de chasser les Rroms et les migrants. De faire rire l'Europe tout entière avec son "pitre" qu'il n'est plus besoin de nommer, tant nous le connaissons tous.

L'émission française a relevé un beau défi, redonner au documentaire radiophonique, genre malheureux, ses lettres de noblesse. Rare, parce qu’exigeant une écoute soutenue, peu de radios lui accordent une place. Michel Pomarède, sur France Culture s'est prêté une fois de plus à cet exercice astreignant, à travers des témoignages, des récits, il capte la mémoire. Il s’est fait connaître avec une série sur Hiroshima et Nagasaki, durant laquelle, il laisse les silences, les trous de mémoire prendre place et qui insuffle au récit perlé de trous, toute son horreur, toute sa dimension d’humains confrontés à un choc pour lequel il ne peut y avoir de mots suffisamment expressifs pour décrire l’explosion, l’incompréhension, la défaite du Japon.

Pomarède en Italie s’est présenté avec une question presque enfantine “A quoi sert l’Italie ?”, question désarçonnante de par sa simplicité, un tant soit peu provocatrice. De Turin à Naples, il a tendu son micro avec ce “A Quoi sert l’Italie” en passant par Bologne et Rome.

Il a obtenu quelques réponses magnifiques : "à fabriquer des chaussures", "à faire de la mozzarella", lui répond-on parfois. Mais, au fond, ils sont peu nombreux à avoir une réponse. Plutôt que d’en apporter une, Michel Pomarède donne à entendre, au fil des émissions, d’insolites résonances qui reconfigurent étrangement les lignes de partage classiques : aux discours sociaux d’une ancienne militante syndicale de Fiat répondent ceux, non moins sociaux, d’une association néo-fasciste romaine, Casapound. Aux désespérances politiques des étudiants de Bologne, qui se mêlent à leurs espérances de jeunesse, font écho le désespoir de cinéastes napolitains qui, dans l’espoir de révéler une autre vision de Naples, fatalement, sont retombés sur ses clichés. Les Roms de Rome avouent ne pas plus redouter la mairie de Gianni Alemano dont le projet est de "nettoyer" Rome de ses immigrés entre autres, que la mairie précédente, de gauche pourtant.

Si bien que, peu à peu, au fil des émissions, une autre interrogation émerge : que reste-t-il de l’Italie : "Que peut-on attendre d’un pays qui a la forme d’une botte ?" À cela il y a une réponse, et c’est un vieux napolitain qui la donne : "Qu’il marche !" À l’issue de ces quatre émissions, subitement, cette boutade prend un sens sinistrement ambivalent.

source : http://www.nonfiction.fr/articlecomment-2264-litalie_sur_les_ondes.htm#newcomment), Marianne
>Dautrey - Merci au journal www.nonfiction.fr de m'avoir autorisé à reprendre l'article dans son intégralité sous réserve que Les articles publiés sur nonfiction.fr sont diffusés sous licence "creative commons". On peut donc les diffuser librement et les publier sur nos sites et nos blogs à condition de le faire à titre non lucratif, sans les dénaturer, en indiquant les coupes et en mentionnant l'auteur et obligatoirement la source à la fin de l'article sous la forme : www.nonfiction.fr.



Quelle belle initiative, je tente le coup auprès de ma fille âgée de 8 ans et l'interroge : “A quoi sert la Suisse?”, elle hausse les épaules, la réponse est si spontanée et si immédiate “A faire du vin, évidemment !”


À écouter :

- "À quoi sert l’Italie ?" par Michel Pomarède et François Teste, du lundi 9 au jeudi 12, à 16 h, sur France Culture. Il est possible de réécouter les émissions pendant une semaine sur www.franceculture.com.

10:19 | Tags : italie, rroms, berlusconi, france culture, naples, pomarède | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

06/03/2009

"VILLAGE D'INSERTION", QUELLE ARNAQUE!

tole7265bhe5.jpg DERRIERE LA TÔLE, LE GHETTO




















AVANT QUE DES COCKTAILS MOLOTOFF SE LANCENT SUR DES HABITATIONS DE FORTUNE DE RROMS OU D'AUTRES, COMME EN ITALIE, IL EST DE NOTRE DEVOIR DE VOUS INFORMER D'UNE GRANDE ARNAQUE, QUI PORTE LE NOM DE "VILLAGE D'INSERTION". CONCEPT NOUVEAU D'UNE POLITIQUE DÉMAGOGIQUE, FONDAMENTALEMENT RACISTE ET DÉSASTREUSE, LES "VILLAGES D'INSERTION" N'ONT RIEN À VOIR AVEC L'IMAGE QUE VOUS EN DONNENT LEUR GESTIONNAIRES, DIRECTEMENT OU VIA LES MÉDIAS.

DIMANCHE 22 FÉVRIER 2009
Les villages d'insertion et les cochons d'Inde

Ne vous y méprenez pas, ce n'est pas l'origine indienne des Rroms qui explique le titre de ce message. C'est l'origine erronée des cochons d'Inde, qui en fait ne sont pas des cochons. Les villages d'insertion, c'est un peu la même chose: tout comme les cochons d'Inde ne sont ni cochons, ni d'Inde, les villages d'insertion aussi, ne sont ni villages, ni d'insertion. Pourquoi?

1. Sauf pour ceux qui ont voyagé dans des pays en guerre, avez-vous déjà vu des villages entourés de tôle avec un maître chien à l'entrée, qui vous empêche d'y accéder? Eh bien, les "villages d'insertion des Roms", comme leurs gestionnaires les appellent, sont fermés et si vous essayez d'entrer, les premiers êtres que vous y verrez ce sont le gardien et son berger allemand. Et ceux-ci risquent de rester les seuls êtres vivants que vous y verrez, car vous ne pouvez pas y entrer. Même les membres de la famille des habitants ne peuvent y entrer. Ainsi, une grand-mère qui a été placée dans un tel village, doit sortir dans la rue pour voir son petit-fils, qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil, et elle ne peut pas lui montrer comment elle fait sa cuisine. Est-ce qu'un village c'est comme ça?

2. Ce sont des "villages d'insertion". Est-ce peut-être pour cette raison qu'on empêche des gens d'y entrer? Au-delà de ça, avez-vous vu des gens s'insérer sans pouvoir travailler? Les Rroms qu'on parque dans ces camps (ils ressemblent en effet plus à des camps qu'à des villages) sont originaires de Roumanie et de Bulgarie. Selon la législation en vigueur, pour pouvoir travailler ils doivent obtenir à la préfecture une autorisation de travail. Les préfectures sont bien partie-prenantes dans ces projets de "villages d'insertion", mais elles ne délivrent pas d'autorisations de travail, sauf dans les conditions drastiques établies par une circulaire de décembre 2006, qui rendent l'obtention de celle-ci quasi impossible.

Les gestionnaires de ces camps ce sont des associations bien téméraires pour tenir le discours qu'elles tiennent. A titre d'exemple, l'un des représentants de "Coup de main" se disait surpris de voir que "les Rroms se comportent comme n'importe quelle population". "Pact Arim", prétend que le fait pour les familles de payer un loyer est un pas vers leur insertion. Vous aurez compris, on responsabilise des irresponsables. Payer un loyer, soit, mais avec quel argent, lorsqu'on ne peut pas travailler légalement? Avec de l'argent gagné par du travail illégal, voire pire. Et tout ça, sous l'oeil vigilant d'un Etat qui stigmatise le travail au noir.

Voilà, en quelques mots, la réalité des "villages d'insertion". Vous choisirez la version des faits qui vous semble correspondre le plus à la réalité.

Publié par la Voix des Rroms dans http://villagedinsertion.blogspot.com/

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04/03/2009

BERLUSCONI S'FAIT DES COUILLES EN OR !

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Fraude, corruption, pots de vin en tous genres. Berlusconi est accusé d’avoir versé à Mills son avocat , 600 000 dollars pour tenir secret certains détails sur son empire médiatique, Mediaset. Mills, depuis ex-avocat, vient d’être condamné en Grande-Bretagne à quatre ans de prison , tandis que le président du Conseil bénéficie d’une immunité pénale qu’il s’est largement octroyée et très controversée.

Berlusconi se présente en colombe blanche, innocente, victimes de rumeurs. Pendant ce temps, il s’acharne sur les migrants et les Rroms, lance de la poudre de perlimpinpin aux yeux des Italiens qu’il occupe à la détestation de l’étranger tandis qu’il leur fait les poches.


Et le Cavaliere continue, vaille que vaille, à se faire des couilles en or, à un point tel que ça finit par le démanger !!!!!!

21:17 Publié dans Solidarité | Tags : berlusconi, mills, mediaset, il cavaliere | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

La Hongrie pleure ses Rroms

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TATARSZENTGYORGY, Hongrie (AFP) — Quelques 5.000 personnes ont participé mardi à Tatarszentgyorgy (centre) aux funérailles de deux Roms, assassinés la semaine dernière alors qu'ils fuyaient leur maison incendiée, un crime qui a suscité une grande émotion en Hongrie, a constaté l'AFP.

Première minorité du pays représentant, selon des estimations, environ 6% d'une population de 10 millions d'habitants, les Roms ont été la cible officiellement de 16 attaques violentes, avec des cocktails Molotov, des grenades ou d'autres armes, l'an dernier.






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Le dernier exemple tragique en date a coûté la vie à un père tzigane et son fils de 5 ans tués à coups de fusils il y a une semaine dans le village de Tatarszentgyorgy alors qu'ils fuyaient leur maison incendiée par des cocktails Molotov.Sur la photo ci-contre, on y voit des personnes allumer des cierges.

Les cinq partis ayant des élus au parlement ont envoyé un représentant aux funérailles et des bus sont arrivés de tous les coins du pays pour acheminer les gens qui voulaient faire preuve de leur solidarité et partager la peine de la famille.

La grande majorité des participants à la cérémonie portait un oeillet blanc à la boutonnière. La cérémonie a commencé avec la musique du célèbre Orchestre des cent violons tziganes.

Le Premier ministre, Ferenc Gyurcsany, qui est à Londres actuellement et était représenté par sa femme, a proposé de procéder d'amender la Constitution pour punir sévèrement les discours incitant à la haine raciale.

"Le gouvernement va initier un amendement de la Constitution, car le Conseil de l'Europe a affirmé que nous avons laissé aller trop loin la liberté d'expression et nous ne pouvons pas nier que sous la protection de cette liberté, l'incitation à la haine contre certains groupes de la société est devenue une pratique courante", a déclaré M. Gyurcsany lundi.

En août 2008, le Conseil de l'Europe avait dénoncé le discours contre les Roms observés en Hongrie comme étant "tout à fait semblable à celui qu'employaient les nazis et les fascistes avant le début de l'extermination de masse dans les années 1930 et 1940." Plus récemment cette institution a lancé un appel à la Hongrie à renforcer la lutte contre les discriminations anti-roms.


Tatárszentgyörgy avait déjà le 9 décembre été le théâtre de manifestations racistes, 290 membres de la Magyar Gárda avaient manifesté contre les Roms dans ce village du département de Pest où la moitié des habitants est Rom, puis le 14 décembre à Kerepes. Le commandant de cette organisation para-militaire, István Dósa, s'appuyant sur l'accusation du vol du cochon d'un membre de cette organisation par un Rrom, il a justifié le choix de l’endroit par une surreprésentation des phénomènes menant à „l’explosion” de la société hongroise à Tatárszentgyörgy, comme par exemple le taux élevé de la criminalité rom et l’inefficacité de l’intégration forcée. Les participants à cette manifestation illégale ont suggéré de contrebalancer ces effets avec la ségrégation de la minorité tzigane.

Après ces évènements, le secrétaire d’État chargé des affaires roms, Aladár Horváth, a demandé au président de la République, László Sólyom, et aux dirigeants des partis parlementaires d’interdire toutes les organisations civiles et toutes les manifestations qui profitent de la démocratie et de la liberté d’expression pour effrayer et humilier leurs compatriotes. Afin de résoudre cette situation intolérable, les représentants de la communauté tzigane se sont à leur tour adressé au chef de l’État qui les a accueillis le 18 décembre. A la suite de ces évènements, László Sólyom a publié une lettre publique dans la presse, dans laquelle il critique les antisémites et ceux qui tiennent des discours haineux au sein de la Magyar Gárda. Le 17 décembre, le Parquet de Budapest a entamé des poursuites à l’encontre de la Gárda afin de dissoudre cette organisation. L’un des faits qui lui sont reprochés est notamment la tenue illégale de cette dernière manifestation.

Qui se cache derrière la Magyar Garda (Garde Hongroise) - C'est un groupe paramilitaire qui suit des camps d'entraînement et qui compte dores et déjà de notables soutiens. Milice fasciste que les libéraux ont assimilé à la Garde de Fer roumaine ou aux Croix Fléchées, le mouvement fasciste hongrois ayant pris le pouvoir en Hongrie en 1944.
La Magyar Garda est un parti communément désigné d'extrême droite par les médias, mais se considérant conservateur des valeurs chrétiennes et nationalistes, car défenseurs fervents des Hongrois. Le parti Jobbik, nom de son leader, est un parti xénophobe et clérical connu pour ses convictions antisémites, anti-Rom et homophobes. Parti d'extrême droite marginal non représenté au parlement mais présent dans plusieurs municipalités du pays. Etonnant de voir comment religion et fascisme font toujours bon ménage.



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03/03/2009

"Délinquance: la route des Roms" - ou le chemin raciste de France 5


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Cette émission, intitulée "Délinquance: la route des Roms", a été diffusée le 11 février 2005 sur la chaîne dite culturelle et éducative France 5 dans le cadre de l'émission "C dans l'air." animée par Yves Calvi. Son titre suffirait à lui seul pour se rendre compte du racisme qui l'inspire. Et pour ce faire, les associations rroms ont créé ce site internet www.leracismealecran.info où vous pouvez visionner l'émission mais aussi connaître tout le travail subséquent:

Malgré l'indignation qu'elle a suscitée et les alertes lancées par plusieurs associations rroms, trop peu de médias se sont intéressés à ce grave problème de racisme. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a quant à lui été attentif à la plainte déposée par les associations qui ont mis en garde la chaîne, tandis que le Conseil de l'Europe adressait une lettre fort critique au président de France Télévision.

Les tentatives des associations rroms de sensibiliser les grandes associations antiracistes de France et de les inciter à porter cette affaire en justice se sont révélées vaines. La LDH et le MRAP ont estimé qu'une plainte aurait peu de chance d'aboutir et n'ont pas souhaité "prendre le risque de perdre un procès". C'est donc seules que les associations ont décidé de saisir la justice. Une fois qu'elles avaient assumé ce "risque", les ONG en question ont saisi elles aussi la justice, sans rendre publique cette saisine, fait plutôt rare dans leurs pratiques.

Cette bataille pot de terre contre pot de fer a commencé le 25 mars 2005, avec la plainte déposée par les associations rroms. Après des années d'attente et d'acharnement des associations, le ministère public a décidé de renvoyer l'affaire devant le tribunal correctionnel. L'audience se déroulera les 19 et 20 mars 2009 devant la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris qui jugera les personnes impliquées dans cette émission.

Affaire à suivre...............................

(source La Voix des Rroms)

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01/03/2009

Rrom strasbourgeois expulsé après 26 ans en France


Le Réseau Education sans frontières (RESF 67) dénonce l'expulsion d'un Rrom sans-papiers de Strasbourg, vivant en France depuis 26 ans, qui a été placé au centre de rétention de Geispolsheim en vue d'être expulsé vers la Bosnie, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

Omer Ahmetovic, 43 ans, qui avait été reconduit une première fois vers la Bosnie en novembre, a été interpellé le 17 février, peu après avoir franchi la frontière du pont de l'Europe, alors qu'il revenait en France, a expliqué Me Vincent Delattre.

Marié et père de trois jeunes enfants scolarisés à Strasbourg, Omer Ahmetovic ne possède aucune attache en ex-Yougoslavie et une grande partie de sa famille, ses frères et soeurs, vivent en France, selon l'avocat.

Deux de ses enfants, sourds profonds, ont besoin de soins particuliers.

L'épouse a vécu pendant une période avec ses enfants dans un camping car mais elle occupe actuellement un logement provisoire, selon RESF 67.

«Une demande d'asile a été déposée jeudi soir, mais elle a peu de chance d'aboutir», a-t-il indiqué, rappelant qu'une première demande avait été refusée.

la semaine passée, le tribunal administratif de Strasbourg a confirmé l'arrêté de reconduite à la frontière de M. Ahmetovic.

«Le fait qu'il soit Rrom pose problème en France, mais aussi en Italie où sa femme possède un titre de séjour, car là-bas, des lois restrictives ont été votées», a-t-il rappelé. «Ce sont des gens qui n'intéressent pas les autorités», a-t-il estimé.

Une manifestation pour soutenir cette famille et d'autres sans-papiers a été organisée samedi à 18H00 à Strasbourg à l'initiative de RESF à l'occasion d'un Cercle de silence.

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