BIENVENUE CHEZ LES RROMS - Page 7

  • Lyon - Des Rroms s'associent pour défendre leurs droits

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    "Si nous obtenons les mêmes droits que les Italiens ou les Espagnols, les Rroms n’exerceront plus les activités illicites qui leur sont nécessaires aujourd’hui pour vivre. Aujourd’hui, on a rien, c’est normal qu’on fasse la manche !”.

    Des-Roms-lyonnais-s-associent-pour-defendre-leurs-droits_large.jpgIl s’appelle Onofrei Miclescu et vit depuis quinze ans en France, dans l’agglomération lyonnaise. Comme tous les autres Rroms de l’Est, il connaît les bidonvilles et les squats. Mais lui a eu plus de chance. Après l’expulsion en août 2007 du squat de La Soie où il vivait parmi 500 autres personnes, il a été relogé par la mairie de Villeurbanne.

    Désormais, il vit dans une petite maison avec trois de ses enfants, à quelques encablures du terrain. Pour autant, il n’a pas oublié les autres qui continuent à errer. En mai 2007, il a créé son association, Caravana Romilor qui vise à “défendre les Rroms pour l’accès à leurs droits à l’emploi, à la scolarisation, à la formation, au logement ou à la santé” mais également à “changer l’image des Rroms en France et dans l’agglomération”. Pour l’instant, son association recrute essentiellement parmi les Rroms de Craiova, ville du sud de la Roumanie dont lui-même est originaire. Actuellement, ses “associés” squattent dans l’ancienne usine de Saint Jean Industries, avenue Viviani à Vénissieux.

    C’est en matière de logement que les Rroms de Caravana Romilor ont le plus avancé. Ils demandent une “platz” (un terrain) pour y installer des mobil homes. “Il faudrait que les habitants touchent les prestations familiales de la CAF et un petit revenu pendant quelques mois pour apprendre le Français et se former. Ce n’est pas impossible. Nantes et Paris l’ont fait”, précise Onofrei Miclescu. Deuxième revendication majeure : le droit au travail encore fortement limité jusqu’en 2012. “J’ai travaillé en Roumanie comme conducteur professionnel. Mais ici, avec la taxe que les entreprises doivent payer, il m’est difficile de trouver un emploi”. Le président de l’association fait “une promesse au préfet” : “si nous obtenons les mêmes droits que les Italiens ou les Espagnols, les Rroms n’exerceront plus les activités illicites qui leur sont nécessaires aujourd’hui pour vivre. Aujourd’hui, on a rien, c’est normal qu’on fasse la manche !”.

    Article Burlet Laurent source
    http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Logement/Des-Roms-lyonnais-s-associent-pour-defendre-leurs-droits

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  • Hongrie- Altercation entre Rroms et des membres de Új Magyar Gárda

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    85362043.jpgDes Rroms et des membres de l’extrême-droite se sont affrontés courant novembre à Sajóbábony, un bourg de 3’000 habitants situé dans le Nord-est de la Hongrie. Les Rroms ont tenté de perturber la tenue d’un meeting du Jobbik, parti fasciste d’extrême-droite anti-Rrom qui incite la population à la haine.
    Apprenant que des membres de la Magyar Garda –officiellement interdite et renommée Uj Magyar Gárda après sa dissolution par les tribunaux ( ils portent les mêmes uniformes qu’auparavant et sont soutenus par le président du parti nationaliste Jobbik, Gabor Vona et le prêtre calviniste Lóránt Hegedûs, connu pour ses déclarations extrémistes) se dirigeaient vers le village, des Rroms se sont armés pour leur faire face. Ils ont brisé les vitres d’une voiture et molesté un député du MSZP qui avait autorisé la manifestation.
    La réaction rapide de la police a permis d’éviter un affrontement direct entre les deux groupes. Mais, comme l’a constaté le porte-parole de la police locale, Bertalan Gaskó, « L’incident aurait pu facilement tourner à la tragédie si nous étions arrivés un peu plus tard« .

    La police a fermé les routes autour de la ville et est parvenue à faire cesser la bagarre entre les deux groupes en quelques heures. Pourtant, suite à cet événement, la police a porté plainte contre 11 Rroms mais seulement deux membres de la Új Magyar Gárda. Selon la Société pour le droit à la liberté (Társaság a Szabadjogokért, TASZ), les autorités ne traitent pas les deux groupes dans le respect de l’égalité. Elles ont ainsi préféré feindre d’ignorer que les extrêmistes portaient les uniformes, pourtant interdits, de la Magyar Gárda et avaient adopté un comportement menaçant à l’égard de la minorité rrom. La police s'est expliqué en soulignant que les habitants de Sajóbábony ne s’étaient plaints que des Rroms.

    Le porte-parole du gouvernement hongrois, Domokos Szollár, a estimé que l’action de la Magyar Garda était « inacceptable » et constituait une provocation à l’encontre de la population Rrom locale. Le leader de l’opposition de droite, Viktor Orban, s’est habilement démarqué des positions du gouvernement qui a, selon lui, échoué à protéger tous ses citoyens et de l’extrême-droite qui tente de se substituer à l’Etat. « Chacun devrait se sentir en sécurité, indépendamment de son origine et de sa condition, et c’est le devoir de l’Etat d’assurer cette sécurité.« .


    Le « péril démographique » en cause


    C’est par le facteur démographique que beaucoup de Hongrois justifient leurs craintes d’une évolution négative des relations avec la minorité Rrom. Les cris d’alarme qui dénoncent régulièrement la vitalité de la natalité de la population Rrom, en comparaison de la démographie déclinante du reste de la population, entretiennent le pessimisme quant à l’amélioration de la situation économique et sociale du pays, ainsi que la peur d’une dilution de l’identité hongroise dans une société multi-ethnique.

    Il est de ce point de vue surprenant de constater que, dans sa dépêche rapportant les résultats de ce sondage, l’agence de presse hongroise MTI avance le chiffre de « presque un million », concernant le nombre de Hongrois d’origine Rrom alors que les sondages précédents font généralement état soit de « 400.000 à 600.000″ soit d’ »un demi-million » d’individus. Au dernier recensement général de la population, en 2001, un peu plus de 200.000 personnes ont déclaré leur appartenance à cette minorité.

    Un sondage de l’institut Szonda Ipsos, publié vendredi dernier sur le site fn.hu, révèle que la moitié de la population hongroise s’attend à une détérioration des relations entre Rroms et non-Rroms. 51% des 800 personnes sondées estiment que les relations communautaires entre la majorité hongroise et la minorité Rrom vont empirer dans un futur proche. 30% d’entre elles ne s’attendent pas à une évolution significative, tandis que 7% font preuve d’optimisme, estimant que les liens entre les deux communautés vont se resserrer.

    Un peu plus de la moitié des sympathisants du parti de droite FIDESz (52%) et 43% de ceux du parti socialiste MSzP s’attendent à une détérioration des relations communautaires. Sans surprise, ce sont les sympathisants du parti d’extrême-droite Jobbik qui sont les plus enclins à prévoir une escalade dans le conflit (76%) entre Rroms et non-Rroms. La stratégie de provocation du Jobbik, un parti anti-Rroms qui alimente la peur et les ressentiments vis-à vis de cette communauté, fonctionne, semble-t-il, parfaitement.

    Ce sont les moins de trente ans, les étudiants et les chômeurs qui apparaissent les plus pessimistes. La moitié des répondants a déclaré ne pas savoir quel parti politique serait le plus à même de gérer les tensions actuelles. Parmi les partis cités, la FIDESz recueille la confiance de 20% des personnes interrogées, contre 8% pour le parti socialiste et le Jobbik.


    http://www.hu-lala.org/?p=2937
    http://www.jfb.hu/node/1169

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  • 20 ans après la chute du mur de Berlin, il faut agir pour défendre les droits humains

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    20070306noye-1.jpg Les migrants noyés dans l'indifférence européenne

    Vingt ans après la chute du mur, les gouvernements européens doivent prendre des dispositions d’urgence pour lutter contre les atteintes aux droits fondamentaux des migrants, des demandeurs d’asile, des détenus et des minorités, a déclaré Amnesty International ce vendredi 6 novembre dans un communiqué de presse.

    « Alors que la chute du mur de Berlin a été le symbole de l’ouverture des frontières, l’Europe réagit actuellement aux défis que représentent les migrations en faisant du continent une forteresse, a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

    « Des personnes fuyant la pauvreté, les violences ou les persécutions auxquelles elles étaient en butte dans d’autres parties du monde ont été littéralement rejetées à la mer. »

    En mai 2009, la vie et la sécurité de centaines de migrants et de demandeurs d’asile voyageant à bord de trois bateaux en Méditerranée ont été mises en péril, d’abord par une querelle entre les autorités italiennes et maltaises au sujet de leur obligation de répondre à des appels maritimes de détresse, puis par la décision du gouvernement italien de renvoyer ces personnes en Lybie, sans évaluer la protection dont elles pouvaient avoir besoin.

    Les gouvernements européens doivent également prendre davantage de mesures pour enquêter sur les allégations de torture, de mauvais traitements et de détentions injustifiées en rapport avec la « guerre contre le terrorisme » menée sous l’égide des États-Unis, a ajouté Amnesty International.

    « Dans la nouvelle Europe d’après la chute du mur, les droits humains sont à nouveau menacés. Cette fois, ils sont victimes d’États qui affirment que même les plus fondamentaux d’entre eux, notamment le droit de ne pas être soumis à la torture, doivent être sacrifiés sur l’autel de la lutte antiterroriste », a déclaré Nicola Duckworth.

    Après les attentats du 11 septembre, l’Europe a accueilli des prisons secrètes gérées par l’Agence centrale du renseignement (CIA) des États-Unis, où des personnes ont été victimes de disparitions forcées, détenues dans des conditions assimilables à une forme de torture et soumises à des méthodes d’interrogatoire abusives.

    À la suite de révélations en août dernier, des appels ont été lancés en direction des autorités polonaises et lituaniennes pour les engager à enquêter sur des allégations selon lesquelles des « détenus de grande valeur » avaient été incarcérés et interrogés en secret par la CIA dans des centres de détention situés sur leur territoire, et ce jusqu’à la fin de l’année 2005.

    Les défis auxquels l’Europe est actuellement confrontée en matière de droits humains ne sont cependant pas tous nouveaux.

    « C’est scandaleux, mais les fruits des vingt années de croissance économique et d’unité politique accrue qui ont suivi la chute du mur de Berlin n’ont pas été partagés équitablement entre tous. De graves problèmes de racisme et de discrimination restent profondément enracinés au cœur de l’Europe moderne. », a souligné Nicola Duckworth.

    La situation des Rroms est peut-être l’exemple le plus frappant des discriminations endémiques qui subsistent en Europe. Cette population reste largement exclue de la vie publique dans tous les pays.

    En Europe de l’Est, les Roms ont souvent été les premiers à perdre leur emploi lors de la privatisation des entreprises publiques. Leur pauvreté est encore aggravée par des expulsions forcées illégales.

    Dans certains pays comme la Slovaquie et la République tchèque, les Rroms sont toujours surreprésentés dans les établissements scolaires destinés aux élèves présentant des handicaps mentaux, et on continue à les tenir à l’écart en les plaçant dans des écoles ou des classes accueillant uniquement des enfants roms et offrant un enseignement de moindre qualité. Les autorités n’ont pas pris de mesures efficaces et claires pour mettre fin à cette ségrégation à caractère raciste au sein du système éducatif.

    Vingt ans après la chute du mur, Amnesty International continue à reconnaître comme prisonniers d’opinion des journalistes et des défenseurs des droits humains arrêtés pour avoir tenté d’exercer leur droits fondamentaux aux libertés d’expression, d’association et de religion en Azerbaïdjan, en Biélorussie, en Moldavie, en Ouzbékistan, en Russie et au Turkménistan.

    « À Berlin, aujourd’hui, il ne reste pas grand-chose du mur physique qui, il y a vingt ans, symbolisait la division et la répression. Il reste toutefois des murs qui font que certains sont plus égaux que d’autres quand il s’agit de jouir de la totalité de leurs droits fondamentaux, a déclaré Nicola Duckworth.

    « Néanmoins, malgré les menaces, les tentatives d’intimidation et les placements en détention, des défenseurs des droits humains, portés par cette même énergie qui a jeté à bas le mur de Berlin, continuent à se battre dans toute l’Europe pour défendre leur vision d’un continent où les droits de tous seront respectés. »

  • Agression raciste en Autriche- Appel à témoins

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    Bonjour,

    Nous relayons ici un message venant de Romano Centro, en Autriche. Si vous êtes vous-même ou bien si vous connaissez les personnes concernées, veuillez contacter cette association, dont les coordonnées figurent ci-dessous.

    Cher Monsieur, chère Madame,

    Dans la nuit du 1er au 2 aout 2009, des membres de la communauté rrom de France ont subi une agression en Autriche dans la région de Tyrol.

    Ces Rroms venus de France étaient arrivés dans la petite ville d’Ainet avec 13 caravanes. Sur place, ils ont demandé une autorisation au maire afin de passer la nuit dans la ville. Le maire de la ville leur a accordé l’autorisation de passer la nuit dans la ville sur un site situé prés d’un terrain de sport. Au cours de cette même nuit, sur le terrain de sport, était organisé un festival par le club de sport de la localité, suivi d’un concert de rock du groupe « Foxcocks ». Apparemment, le groupe de rock était animé d’un sentiment anti-Rrom.

    Apres le concert, des jeunes armés de gourdins ont saccagé des caravanes dont certaines fenêtres ont été brisées. Effrayés par ces événements les Rroms ont appelé la police. A leur arrivée, la police tenta de stopper les jeunes, seulement les Rroms ne souhaitaient plus passer la nuit sur le site. Ils ont été amenés, à leur demande, sur un autre site situé aux alentours d’une station de train près de la ville de Lienz.

    Les autorités de la ville d’Ainet ont essayé en vain d’étouffer cet incident, mais un journaliste publia un article 10 jours après que les évènements eurent lieu. Le maire et la police ont confirmé l’incident tout en essayant de minimiser son impact.

    Quelques semaines plus tard, un avocat remit un rapport au bureau du procureur général.

    Actuellement, notre objectif (le « Romano Centro » en coopération avec une ONG engagée dans le respect des droits de l’homme ainsi que le journal « Biber ») est de retrouver les auteurs de ces actes.

    Le maire et la police soutiennent qu’ils n’ont remarqué aucuns signalements sur les caravanes. Ce n’est que quelques temps après qu’ils ont constaté que les Rom étaient français.

    Malheureusement, mes collègues et moi du « Romano Centro » n’avons aucun contact avec des ONG françaises qui militent pour la cause des Rom en particulier ou le respect des droits de l’homme en général.

    Nous vous serions reconnaissants si vous nous apportez votre aide en publiant cette information dans votre journal ou la relayant par tout canal d’information possible (site internet, réseau interactif etc.).

    Pour toute information ou renseignement supplémentaire vous pouvez nous contacter aux adresses électroniques suivantes :

    Andrea.haerle@romano-centro.org

    Barbara.tiefenbacher@gmx.at

    Avec nos sincères remerciements,

    Barbara Tiefenbacher S/c Viennese Romani NGO Romano Centro

    Mag. Barbara Tiefenbacher

    AT: 0043 664 73602048

    CZ: 00420 608241972

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  • DESSINE-MOI L'EUROPE FASCISTE DE 2009- A Berlin, des néo-nazis veulent expulser les étrangers

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    images.jpgLes mouvements d'extrême droite allemands sont dans le collimateur de la justice de leur pays pour incitation à la haine raciale, selon l'hebdomadaire Der Spiegel. La police de Berlin a annoncé avoir perquisitionné les bureaux du parti d'extrême droite NPD, qui à la veille d'élections législatives en Allemagne a adressé aux candidats d'origine étrangères aux législatives de dimanche des lettres racistes les appelant à quitter le pays. Un porte-parole du procureur de Berlin a confirmé qu'une enquête avait été lancée à l'encontre du chef de la branche berlinoise, Jörg Hähnel, pour "incitation à la haine raciale". La branche berlinoise du NPD a reconnu avoir écrit à plusieurs personnalités politiques d'origine turque pour les inciter à "rentrer chez eux".

    La lettre, qui ne porte pas mention de l'expéditeur, se présente sous la forme d'un "avis" d'un "Commissariat chargé du retour chez eux des étrangers", une administration totalement fictive, détaillant les mesures prévues pour organiser leur retour.

    Le Parti National Démocratique (NPD) aurait envoyé à plusieurs responsables politiques d'origine étrangère de faux «avis de déportation», les invitant à chercher rapidement un travail dans leur pays d'origine avant d'être expulsés. C'est le dernier épisode d'une série de coups d'éclat à l'approche des élections de cette formation néo-nazie.
    Les lettres, signées par un "commissariat chargé du retour des étrangers chez eux", une administration totalement fictive, étaient accompagnées des mesures prévues pour organiser leur retour. Ozcan Mutlu, un candidat d'origine turque représentant les verts dans la circonscription largement turque de Kreuzberg, a confirmé avoir reçu une telle lettre. "L'Allemagne est mon pays", a commenté cet homme de 41 ans, de nationalité allemande depuis 1990.

    Le NPD, au bord de la faillite, est pratiquement absent de la campagne législative. Il ne compte aucun député au Bundestag, et n'a, d'après les sondages, aucune chance de remporter un siège aux élections de dimanche. Ce parti, le plus ancien de l'extrême droite allemande, est néanmoins représenté dans deux parlements régionaux de l'ex-Allemagne de l'Est et bénéficie à ce titre de fonds publics.

    «Les étrangers vont être raccompagnés pas à pas hors d'Allemagne», détaille la missive. Les cadres du NPD ont reconnu avoir envoyé ces documents, et leur chef berlinois Jörg Hähnel est actuellement mis en examen par le procureur général de la capitale. L'organisation d'extrême droite a produit divers documents sous l'entête «Commission pour l'expulsion des étrangers».

    Le partit nationaliste semble faire feu de tout bois pour attirer l'attention du public et faire scandale à l'approche des élections fédérales qui doivent débuter le 27 septembre prochain. Les sondages d'opinion ne créditent pas les nationalistes des 5% nécessaires à l'obtention d'un siège à la chambre basse du Bundestag. Le NPD est cependant parvenu a faire réélire de justesse un représentant dans l'Est de Saxe.
    Le gouvernement fédéral allemand tente sans succès et depuis des mois de dissoudre ce parti politique en raison de l'inconstitutionnalité de ses accointances nazies. Mais la cour fédérale a rejeté jusqu'à présent toutes les demandes au motif que plusieurs cadres officient dans les services de renseignement, et ne peuvent donc pas être jugés ni témoigner. Selon ces mêmes services de renseignement l'organisation néo-nazie compterait environ 7 000 membres actifs, «promoteurs d'idée xénophobes, racistes et tendant à rendre sympathique le national socialisme et à réécrire l'histoire de l'Allemagne hitlérienne».

    Quelque 5,6 millions de personnes issues de l'immigration auront le droit de voter aux élections législatives du 27 septembre, soit près de 9% des inscrits, selon les autorités.

    Sources Der Spiegel.com - AFP - http://www.slate.fr/


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  • Discrimination raciale : la Suisse a encore du pain sur la planche

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    519098474_small.jpgPublié le 15 septembre, le rapport sur la Suisse de l’ECRI – Commission européenne contre le racisme et l’intolérance - instance indépendante de monitoring du Conseil de l’Europe dans le domaine des droits de l’homme spécialisée dans les questions de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie, l’antisémitisme et l’intolérances, malgré les progrès accomplis, montre que nous avons encore du chemin à faire.

    Selon le rapport certains points demeurent préoccupants.
    “ Concernant les dispositions juridiques pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale, la norme pénale pour lutter contre le racisme, l’article 261bis du code pénal, a été publiquement remise en cause à plusieurs reprises ces dernières années notamment par des propositions d’abrogation. Bien que, en général, cette disposition fasse l’objet d’une application satisfaisante par les autorités de poursuite et les tribunaux, il reste encore des zones d’ombre et des failles dans son interprétation, ce qui conduit à limiter son efficacité. En outre, le dispositif actuel du droit pénal en Suisse n’est pas suffisamment complet pour lutter efficacement contre tous les actes racistes.

    De nombreuses sources et nombreuses études mettent en lumière des problèmes de discrimination raciale directe pour ce qui est de l'accès à l'emploi, au logement, aux biens et services, et notamment à l’assurance-automobile, ainsi que dans d’autres domaines tels que la naturalisation par voie de démocratie directe. Apparemment, les victimes seraient surtout originaires de la région des Balkans, de la Turquie ou de
    l’Afrique et/ou de confession musulmane.
    Face à ces discriminations, les dispositions applicables en droit suisse ne sont apparemment pas suffisantes ou présentent trop d’inconvénients. Il manque une législation antidiscriminatoire complète en droit civil et administratif. Dans ce domaine comme dans d’autres, l’étendue des pouvoirs cantonaux prévus par le droit suisse rend encore plus important le développement d’un dispositif visant à coordonner et à partager des bonnes pratiques pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale en Suisse.
    On assiste à un inquiétant durcissement dans le discours politique. En particulier, le ton du discours politique du parti de l’UDC, qui a obtenu le plus grand nombre de voix (29%) aux élections législatives fédérales de 2007, a pris ces dernières années une
    tournure raciste et xénophobe se traduisant par des généralisations racistes concernant les non-ressortissants, les musulmans et d’autres groupes minoritaires dans la parole, les images et les propositions concrètes faites ou soutenues par ce parti au Parlement ou directement au peuple. Les attaques répétées des membres de l’UDC contre les droits fondamentaux des étrangers et contre l’interdiction du racisme et de la xénophobie ont conduit à un profond malaise dans la société suisse en général et au sein des groupes minoritaires en particulier.
    A ce jour, les tentatives de combattre cette exploitation des peurs de certains membres de la population majoritaire se sont révélées insuffisantes pour contrer ce phénomène. En outre, les idées racistes et xénophobes disséminées par certaines figures politiques ont un effet dévastateur sur le
    climat en Suisse à l’égard des groupes-cibles.
    L’ECRI note la persistance de désavantages dont souffrent les enfants immigrés et d’origine immigrée dans l’accès à l’éducation en dépit de mesures prises par les autorités pour leur permettre de surmonter les obstacles linguistiques. Lorsque les enfants immigrés et d’origine immigrée sortent de l’école ils rencontrent parfois des difficultés à trouver des postes d’apprentissage en raison de discriminations résultant de stéréotypes et de préjugés à leur encontre, un phénomène qui touche également les jeunes issus de groupes tels que les Gens du voyage, les Sinti, les Yéniches et les
    Roms.

    Les médias suisses véhiculent parfois des stéréotypes et préjugés racistes et xénophobes et le problème de la mention dans les médias de l’origine ethnique d’une personne suspectée ou convaincue de délinquance alors même que celle-ci est sans pertinence est encore fréquent.
    Mêmes s’ils demeurent marginaux en nombre, il existe des groupements néo-nazis et d’extrême droite actifs en Suisse qui manifestent parfois violemment leur hostilité envers les non-ressortissants et défendent des idées islamophobes et antisémites.
    Les Gens du voyage et les membres de la communauté yéniches qui ont un mode de vie itinérant rencontrent encore des difficultés en termes de place disponibles de stationnement ou de transit. Ils continuent de souffrir de préjugés et de stéréotypes qui conduisent parfois à des discriminations. Les Roms en général souffrent en Suisse des mêmes préjugés, stéréotypes et discriminations.
    Les Noirs vivant en Suisse sont confrontés à des réactions hostiles de la part de certains membres de la population majoritaire, générées par le discours de certains hommes politiques à leur encontre. Selon plusieurs sources, des Noirs ont été la cible d’abus racistes et de profilage racial de la part de membres de la police. Ce problème toucherait également d’autres personnes dont l’origine étrangère est visible.
    Les non-ressortissants et les demandeurs d’asile doivent faire face à un durcissement de la législation concernant leur statut juridique, entrée en vigueur en 2008, ainsi qu’au discours politique stigmatisant de certains hommes politiques."

    Pour accéder au rapport complet
    http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/default_fr.asp

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  • Sentiment anti-rom en République tchèque

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    2009-09-15T072000Z_01_APAE58E0KDE00_RTROPTP_3_OFRWR-EUROPE-REPUBLIOQUE-TCHEQUE-20090915.JPG Un groupe de Roms à Prague.

    STRASBOURG - Les propos haineux contre les Roms deviennent monnaie courante dans le discours public en République tchèque, dénonce le Conseil de l'Europe dans un rapport publié mardi à Strasbourg.
    Si le phénomène concerne notamment "des responsables politiques de haut niveau, dont des ministres et des élus locaux", les Roms constituent la cible privilégiée des partis d'extrême droite, souligne le document rédigé par la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI). Ils sont également "les victimes de la plupart des actes de violence racistes, dont un meurtre commis en 2007".

    Dans de nombreuses communautés, le chômage atteint ou dépasse les 90 %, tandis que le taux d'analphabétisme s'élève à 40 %, ajoute le rapport. "Malgré les diverses mesures adoptées par les autorités au niveau national, peu de progrès ont été faits concrètement ces dernières années pour améliorer les conditions de vie des Roms ou leur intégration dans la société tchèque", conclut l'ECRI.

    Entre autres remèdes, la Commission suggère de contrôler plus étroitement la façon dont les autorités locales mettent en œuvre les stratégies définies nationalement en faveur des Roms et d'y associer plus étroitement leurs représentants.

    Reuters le 15/09/2009

    Extraits du rapport
    "Cependant, malgré les progrès accomplis, certains points demeurent préoccupants.
    Des craintes ont été émises que le système de justice pénale n’assure pas toujours une protection suffisante contre les infractions à motivation raciste et que l’approche adoptée par la police et le système judiciaire pour savoir si un acte repose sur des motivations racistes est souvent trop étroite. Les victimes de la plupart des actes de violence racistes, dont un meurtre commis en 2007, seraient essentiellement roms.
    Des cas de violences policières à l’égard des minorités, en particulier roms, continuent d’être signalés ; au début de 2009, un vietnamien est décédé à la suite de coups reçus pendant sa garde à vue.
    La République tchèque ne dispose toujours pas d’une législation complète pour lutter contre la discrimination. Par ailleurs, la Charte tchèque des libertés et droits fondamentaux ne semble pas assurer une protection efficace dans la pratique contre les cas de discrimination raciale. Une aide juridictionnelle n’est offerte, en pratique, qu’en matière pénale.
    Ces dernières années, des responsables politiques aux niveaux national et local ont tenu des propos contre les roms qui ont fait l’objet d’une large publicité. Des slogans anti-roms ont été utilisés dans le cadre de campagnes électorales locales et des déclarations incendiaires d’hommes politiques semblent avoir été récompensées.
    Parallèlement, les attitudes envers les roms sont extrêmement négatives, qu’elles s’expriment dans la presse populaire ou sur Internet dans le cadre de discussions en ligne sur les sites de journaux et de revues.
    On observe en même temps une intensification troublante des activités de l’extrême droite en République tchèque, y compris la création, par un parti politique, d’un groupe paramilitaire en uniforme. Les manifestations répétées de groupes d’extrême-droite ont conduit à une intensification des tensions, voire à des actes violents. L’ECRI est profondément préoccupée par l’attitude agressive envers les roms affichée par un parti politique en particulier, qui soutiendrait des groupes néonazis dont les actes semblent viser délibérément à intimider la communauté rom.Malgré les diverses mesures adoptées par les autorités au niveau national, peu de progrès ont été faits concrètement ces dernières années pour améliorer les conditions de vie des roms ou leur intégration dans la société tchèque et les désavantages auxquels les roms se heurtent dans les domaines de l’éducation et de l’emploi demeurent très réels. La surreprésentation dans les écoles spécialisées et la ségrégation dans les écoles ordinaires est toujours une réalité, d’où des difficultés accrues pour sortir de la spirale des résultats scolaires inférieurs des enfants roms.
    Ces facteurs sont aggravés par des difficultés de logement : la ségrégation semble se développer et dans certains cas les autorités locales sont directement responsables de l’aggravation de la situation des familles roms. Dans le domaine des soins de santé, aucune autorité de haut niveau n’a présenté publiquement d’excuses aux victimes de stérilisations forcées et aucune femme n’a été indemnisée.
    En outre, le nombre d’enfants roms placés en institution est anormalement élevé et les enfants continuent d’être retirés à leur famille pour des motifs économiques et sociaux. Les parents peuvent aussi être rapidement déchus de leurs droits parentaux.
    Pour ce qui est de l’asile et des migrations, les ressortissants de pays avec lesquels la République tchèque a conclu un accord de réadmission et qui sont détenus aux fins de leur réadmission n’ont pas le droit de demander la protection internationale. Il arrive aussi que des enfants accompagnés de leur famille et des mineurs non accompagnés de 15 ans et plus soient retenus. Dans le cadre des nouvelles procédures accélérées de demande d’asile dans les aéroports, il y aurait des problèmes d’accès à des interprètes parfaitement formés et compétents et la qualité des entretiens laisserait à désirer. Il est aussi plus difficile d’avoir accès à une aide juridictionnelle en temps
    voulu.
    Parallèlement, certains groupes s’inquiètent de ce qu’un projet pilote mis en place pour faire face à la crise économique risque de servir à stigmatiser les migrants et non à trouver une solution aux problèmes réels et complexes dus à la crise.
    Si l’on dispose de chiffres sur les actes de violence inspirés par la haine, on ne dispose pas de données ventilées par origine ethnique, alors qu’elles pourraient permettre d’avoir une vision plus large de la situation globale des personnes appartenant aux divers groupes nationaux ou ethniques en République tchèque. Faute de données de ce type, les autorités ont du mal non seulement à adopter des politiques ciblées pour
    réduire les inégalités, mais aussi à évaluer l’efficacité de telles mesures et, au besoin, à les adapter."


    Vous trouverez le rapport complet sous

    http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/default_fr.asp

  • Emprisonnés pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants !

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    tziganes.jpgLes parents de deux écoliers Rroms ont été condamnés chacun à 16 mois de prison ferme pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants, a rapporté le quotidien Népszabadsag dans son édition de vendredi.

    Jamais auparavant en Hongrie deux parents n’avaient été condamnés à de la prison ferme simultanément pour une telle raison. Les deux condamnés sont parents de six enfants dont un nourrisson de trois mois. Deux d’entre eux, scolarisés à Sajókaza, dans le nord-Est de la Hongrie, ne se rendaient plus à l’école.

    L’association pour les libertés civiques « Társaság a Szabadságjogokért » (TASZ) a fait parvenir au président hongrois Laszlo Solyom une pétition dans laquelle il lui demandent d’intervenir en faveur des parents condamnés. Selon cette association, c’est l’école, où les enfants se sentaient mal, qui est à blâmer. « Sans doute en raison de leur origine Rrom, ils [les deux enfants] étaient dévalorisés et ont été victimes de violences à plusieurs reprises. », argumente-t-elle.

    Cette affaire relance un vif débat sur la difficile intégration des enfants Roms dans le système scolaire hongrois. Certains pointant l’incapacité du système hongrois à les accepter quand d’autres dénoncent l’irresponsabilité parentale et une absence de volonté d’intégration de la part de la minorité Rom dans la société hongroise.

    Sajókaza est un bourg de 3000 habitants situé à 30km au Nord-Est de Miskolc. Cet ancien centre minier qui n’a pas résisté aux restructurations économiques est aujourd’hui frappé par le chômage. Un tiers de sa population est Rrom et vit en périphérie du village dans des conditions misérables : leurs maisons sont délabrées, privées d’eau courante et d’installations sanitaires. Presque la totalité d’entre eux est sans-emploi et et survit avec les aides de l’Etat.
    http://www.hu-lala.org/?p=1944

    Cette histoire n'est pas sans rappeler ce que j'ai moi-même vu dans les camps rroms en Italie à Rome, où les familles vivaient dans des conditions précaires sans eau et sans électricité. Les enfants qui tentaient vainement de fréquenter l'école étaient discriminés, hués et insultés sous prétexte qu'ils étaient sales. Avant de forcer les parents à envoyer leurs enfants à l'école, on doit pouvoir leur offrir les moyens de les envoyer dans les meilleures conditions pour qu'ils ne subissent pas les moqueries de leurs "camarades" souvent suivies par des actes de violence.

  • Entre Berlusconi et la Commission européenne rien ne va plus

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    art_81299.jpgMardi 1er septembre, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, furieux des critiques contre sa politique d’immigration, a récemment menacé de bloquer le fonctionnement du Conseil européen.
    En cause:
    La communication d'un porte-parole anglais de la Commission, lundi, est à l'origine de l'incident. Denis Abbott avait évoqué une lettre adressée par Bruxelles à Rome au sujet du refoulement de clandestins. Dimanche, un bateau provenant de Libye et transportant 75 clandestins avait été renvoyé par la police italienne.

    Il s'agit d'une simple demande d'éclaircissements, d'informations", a affirmé la Commission européenne. M. Abbott soulignait que tout être humain avait le droit d'introduire une demande en vue de se faire reconnaître comme réfugié ou de bénéficier d'une protection internationale. Cette position avait déjà été exprimée, le 15 juillet, par Jacques Barrot. Le commissaire à l'immigration avait alors indiqué qu'un Etat ne pouvait refouler un demandeur d'asile sans examiner son cas au préalable.
    Bruxelles s'inquiète du risque de voir des réfugiés vulnérables, ayant des raisons tout à fait valables pour demander l'asile en Europe, être repoussés sans avoir pu faire valoir leurs droits.

    “Intolérance”, “sentiment anti-européen ancré”, rétorquent certains à Bruxelles, d’autres en revanche sont plus conciliants.
    Furieux de voir la Commission s'immiscer dans un dossier qui lui vaut d'être régulièrement critiqué par son opposition nationale, M. Berlusconi a menacé de "bloquer le fonctionnement de l'UE", voire de demander "la démission des commissaires" qui ne contrôleraient pas leurs porte-parole. L'énervement de M. Berlusconi a été d'autant plus grand que la Commission a déjà critiqué d'autres de ses initiatives, dont le fichage des Roms ou la création d'un délit d'immigration clandestine. En juillet, l'exécutif européen avait aussi indiqué qu'il souhaitait examiner la "compatibilité" de certaines lois italiennes avec le droit communautaire.

    La réponse est venue mercredi du principal commissaire concerné, le Français Jacques Barrot, chargé des questions d'immigration.

    "Nous sommes dans notre rôle (...). ça ne vaut pas la peine de s'attarder à des commentaires qui ne me paraissent pas avoir d'objet", a déclaré M. Barrot à la presse.

    "Quand il s'agit de problèmes qui affectent un Etat membre (de l'Union européenne), comme l'Italie ou autre, nous devons demander un certain nombre d'explications", a-t-il ajouté.

    "C'est ce que nous avons fait au début de l'été", notamment "sur la manière dont (les autorités italiennes) entendaient répondre à leur devoir d'asile" et "nous attendons maintenant" les réponses, a-t-il ajouté. Bruxelles a demandé ces explications en juillet.

    Le chef de file des socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, a pris la défense de la Commission, dénonçant dans un communiqué "l'intolérance" du chef du gouvernement italien à l'égard de Bruxelles et son "sentiment anti-européen profondément ancré".

    "Jusqu'à présent, l'Europe nous a laissés seuls. Sur l'immigration, elle est très en retard", s'est plaint le ministre italien des Affaires européennes Andrea Ronchi dans une interview publiée mercredi, en dénonçant "l'égoïsme" de certains pays.

    Là encore, la Commission européenne réfute tout immobilisme. "Un grief que je n'accepterai pas c'est l'inaction, car j'ai payé de ma personne pour essayer de trouver des solutions", a dit M. Barrot. En revanche, il a reconnu que les critiques italiennes étaient plus justifiées concernant l'attitude des autres pays européens qui rechignent à partager le fardeau de l'accueil des réfugiés.

    La Commission a présenté mercredi un projet visant à accroître le nombre de réfugiés vulnérables d'Afrique ou du Proche-Orient accueillis dans l'UE, ce qui, espère-t-elle, pourrait aider à réduire les filières clandestines. A ce jour, seule la France a accepté de faire un geste en prenant en charge 92 migrants arrivés sur Malte.

    Entre autres Sources : Le Monde et AFP
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/03/immigration-silvio-berlusconi-s-en-prend-a-la-commission-europeenne_1235326_3214.html

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  • You must love me ! Madonna huée à Bucarest

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    belga-picture-15131256.jpgBucarest- Madonna huée à Bucarest- Le concert de Madonna à Bucarest a été émaillé d'un incident: le public roumain, plus de 60'000 personnes, a hué et conspué la star américaine qui s'était prononcée contre la discrimination envers les Rroms de Roumanie. "Nous sommes tous égaux", a-t-elle poursuivi en roumain sur un fond de musique tzigane en expliquant que les Roms étaient discriminés en Europe de l'est. La star a exprimé sa tristesse face à cette injustice. Les musiciens Roms aux cotés de Madonna sur la scène avaient été applaudis poliment avant que la star américaine ne fasse sa déclaration contre la discrimination. Madonna n'a pas réagi. Elle a enchaîné avec "You must love me" "Je suis très contente d'être ici", a-t-elle déclaré à ses fans roumains mercredi soir au Parc Izvor situé à côté du Palais construit par le dictateur Nicolae Ceausescu à Bucarest. Jusque là, tout allait bien. Par contre lorsqu'elle a interrompu son concert de deux heures pour un petit laïus sur la non-discrimination, ils ont moins apprécié. Quelques-uns ont toutefois applaudi quand Madonna a poursuivi en disant: "Nous ne croyons pas en la discrimination. Nous croyons en la liberté et les mêmes droits pour chacun". Madonna est restée stoïque et a entonné son morceau "You must love me". Il y a officiellement un demi-million de Rroms en Roumanie. L'incident démontre à quel point la question de l'injustice dont se disent victimes les Roms demeure délicate en Europe de l'Est.

  • Arrestation de cinq Hongrois suspectés des meurtres de Rroms : mobile probable le racisme

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    526872512.jpgBUDAPEST - Cinq personnes soupçonnées d'avoir commis une série de meurtres et d'attaques à caractère raciste contre des membres de la minorité Rrom en Hongrie ont été arrêtées, a annoncé vendredi la police.


    "La police a arrêté vendredi à 02H15 (00H15 GMT) à Debrecen (sud-est) cinq personnes soupçonnées d'avoir commis les meurtres dans la communauté Rrom", a indiqué un porte-parole du Bureau National des Enquêtes, Laszlo Bartha. Une unité spéciale de 120 policiers enquête depuis plus d'un an sur une série d'attaques à la grenade, avec des fusils ou des cocktails Molotov, perpétrés contre la minorité Rrom en Hongrie ayant fait six morts et cinq blessés depuis juillet 2008.
    En novembre dernier, un couple de Rrom a été assassiné à Nagycsecs, dans le centre du pays, puis en février, un jeune père de famille tzigane et son fils de 5 ans ont été abattus au sud de Budapest, devant leur maison incendiée. En avril, un Rrom a été tué devant sa maison à Tiszalok (sud-est). Au cours de la plus récente attaque, en août, une femme a été abattue dans son sommeil dans sa maison à Kisleta, dans l'est du pays.

    Les suspects, qui ont été arrêtés dans un bar du centre-ville, sont soupçonnés d'avoir participé à neuf attaques contre des Rroms ces douze derniers mois.

    "Le mobile principal des assassins est très probablement le racisme", a précisé le chef de la police nationale hongroise, Jozsef Bencze, au cours d'une conférence de presse où il a qualifié le dossier de "très compliqué et grave".

    Pour relancer l’enquête, le chef de la police nationale, Jozsef Bencze, rouvrira tous les dossiers criminels impliquant armes et explosifs au cours des 10 dernières années. Il pense que les coupables ont pu agir de façon similaire dans un passé plus lointain. Aussi, la récompense pour informations significatives sur les derniers crimes reste fixée à un demi-million de forints. La police demande également de l’aide aux civils pour patrouiller à l’intérieur de leurs villages, afin de pouvoir éventuellement prévenir la présence d’armes ou d’explosifs au sein des quelques 200 communes concernées en Hongrie.

    Aucun élément sur l'identité, le passé ou encore l'origine sociale des personnes interpellées n'a été divulgué.

    Après ce meurtre, la police a doublé la récompense pour toute information permettant d'arrêter les responsables, à 100 millions de forint (379.000 euros).
    Ces meurtres se sont pour la plupart déroulés à proximité de l'autoroute qui relie Budapest à Debrecen, la deuxième ville du pays, ont relevé les enquêteurs.

    La minorité Rrom, souvent appauvrie et marginalisée, représente près d'un dixième de la population hongroise, qui compte 10 millions d'habitants.

    (©AFP / 21 août 2009 17h08)

    "Bien que la politique slovaque soit ouvertement anti-tzigane et actuellement en froid diplomatique avec la Hongrie, le fait qu’elle aurait pu avoir des mobiles d’action de nature criminelle à l’encontre d’une communauté sur le sol hongrois ne tient pas debout selon Imre Ivancsik, chef des services secrets hongrois. Celui-ci a été catégorique : aucun organe politique extérieur à la Hongrie ne saurait être impliqué dans les meurtres en série qui touchent les Rrom des campagnes hongroises depuis un an." (source Hulala )

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  • A Guça en Serbie, ça guinche !

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    Cinq jours de folie, musiques, danses, nourriture abondante, un peu de pluie et surtout une nouvelle route récemment inaugurée, trois kilomètres d'un macadam parfait. A Guça, la Mecque des cuivres rrom on a même décidé d'y inviter Obama l'année prochaine à ce festival de fanfares qui commence à être très couru, 600'000 personnes pour cette 49 ème édition. Guça est une petite ville à environ 160 km de Belgrade de 2'000 habitants qui s'organisent tant bien que mal pour accueillir ce flots de visiteurs qui viennent pour la plupart de toutes les régions de la Serbie et de plus en plus de l'étranger.

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  • «La ré-émergence, en Europe, d’un racisme et d’un nationalisme violent et de plus en plus agressif .....»

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    31 Juillet 2009 - A l’occasion du 65ème anniversaire de la liquidation du « camp tsigane » à Auschwitz-Birkenau, le 2 août 1944, où près de 2900 Roms et Sintés ont été assassinés en une seule nuit, l’association Chachipe a demandé aux responsables politiques et aux représentants de la société civile de s’opposer avec détermination contre le racisme à l’égard des Roms. « Près de soixante-cinq ans après la victoire sur le national-socialisme, l’anti-tziganisme est toujours en vie et connaît même une résurgence. La crise économique et l’approfondissement des clivages sociaux offrent un terrain propice pour toute sorte de démagogues qui nourrissent et exploitent les craintes et la haine contre les Roms », l’association de défense des droits des Roms a déclaré.

    Chachipe a exprimé ses inquiétudes face à l’adoption récente, en Italie et dans d’autres pays, de mesures qui, de façon explicite ou implicite, visent les Roms. L’association a accusé l’Union européenne de mener un double discours ; d’insister sur les droits de l’Homme et les droits des minorités dans le cadre des négociations avec les pays-candidats et dans les relations avec ses voisins, tout en étant incapable à défaut imposer ces mêmes principes vis-à-vis de ces membres.

    «La ré-émergence, en Europe, d’un racisme et d’un nationalisme violent et de plus en plus agressif est extrêmement inquiétante, » Chachipe a dit. L’association s’est dit préoccupée que la présence de partis nationalistes et néo-fascistes dans les parlements conduira à une acceptation progressive de ces phénomènes qui pourraient alors s’étendre à d’autres domaines politiques. «Déjà aujourd’hui, nous avons des unités de police spécialisées dans ce qu’on considère comme le crime organisé de « bandes tsiganes », et personne ne s’en inquiète. Les Roms sont enfermés derrière des barbelés et isolés du reste de la population, et personne ne se rende compte des similitudes avec le passé », l’association a déclaré.

    Pour Chachipe, il y a un lien évident entre le traitement des Roms et « l’amnésie collective» par rapport au destin des Roms sous le national-socialisme. « Parmi les victimes du national-socialisme, les Roms occupent toujours un statut de paria, » Chachipe a dit. Selon elle, il y a toujours une tendance à minimiser les souffrances de la population rom pendant la deuxième guerre mondiale, en se rapportant notamment au plus petit nombre de victimes ou en spéculant sur les raisons de leur persécution. Les intentions génocidaires des nazis vis-à-vis des Roms sont toujours contestées.

    Dans ce contexte, Chachipe a repris ses critiques contre les politiques de rapatriement forcé des réfugiés roms du Kosovo en Allemagne et dans d’autres pays de l’Europe. L’association a rappelé que le Kosovo a été la scène de pogroms organisés contre les Roms en 1999 et en 2004. «Il y a eu d’autres pogroms contre les Roms, notamment en Roumanie, mais jamais à l’échelle de toute une région comme ceci a été le cas au Kosovo, » l’association a déclaré. « Les dirigeants politiques du Kosovo n’ont jamais reconnu la persécution dont les Roms ont été victimes, et ceux-ci continuent à être considérés comme des collaborateurs des Serbes par une grande partie de la population albanaise, » Chachipe a ajouté. « Au lieu de cela, ils n’ont cesse de parler de la « nouvelle réalité » au Kosovo, une réalité qui est bâtie sur le nettoyage ethnique des Roms du Kosovo. » Elle a insisté sur le fait, que les Roms qui sont expulsés au Kosovo sont condamnés à vivre dans la misère et sous la crainte de persécutions.

    Chachipe a demandé au reste de la société de permettre aux Roms de retrouver leur dignité. «Les Roms ne sont pas ces éternels nomades qui se plaisent à vivre dans l’itinérance et sont incapables de mener une vie « normale » », l’association a dit. Elle a ajouté que les Roms continuent d’être exclus sur base des mêmes préjugés qui ont conduit leurs ancêtres pour les camps de la mort. « Voilà pourquoi c’est tellement important de se souvenir du passé, » Chachipe conclut, en espérant que l’expérience du passé puisse servir d’avertissement pour les générations futures.

    Chachipe a.s.b.l.

    Pour de plus amples informations veuillez nous contacter par mail : chachipe.info@gmail.com ou visiter notre site : www.romarights.wordpress.com


    L'auteure de ce blog soutient les revendications de Chachipe et les relaie via son blog et je vous invite à en faire de même, diffuser largement ces revendications auprès de votre réseau

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  • UN PEU DE MUSIQUE POUR ADOUCIR LES MOEURS - FESTIVAL DE GUCA EN SERBIE DU 5 AU 9 AOUT 2009

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    hed3.jpgOn attend 500’000 visiteurs pour cette 49 ème édition qui se déroulera du 5 août au 9 août dans le village de Guca dans la région de Dragacevo en Serbie, c'est le plus grand rassemblement mondial de trompettistes qui a débuté en 1961

    Au plaisir de vous y rencontrer ! BONNES VACANCES A TOUS ET A TOUTES

    Voici Le programme :


    WEDNESDAY – 05. 08. 2009.

    10.00 Opening of the festival -at trampet monument
    12.00 Press conference
    16.00 Opening of the exhibition of Dragacevo women weavers
    Opening of the art exibitions
    18.00 Promotion of books and publications
    20.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups - stage in front of the House of Culture

    THURSDAY - 06.08.2009.

    10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups - stage in front of the House of Culture
    12.00 Press conference-House of Culture
    13.00 Festival wedding-stage in front of the House of Culture
    17.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups -stage in front of the House of Culture
    21.00 Concert of Trumpet Masters-stage in front of the House of Culture

    FRIDAY - 07. 08. 2009.

    10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
    from the country -stage in front of the House of Culture
    12.00 Press conference -House of Culture
    13.00 Show of foreign brass orchestras -stage in front of the House of Culture
    14.00 All-round national sport tournament- On the Stadium
    15.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
    from the country and abroad-stage in front of the House of Culture
    17.00 Semi-final competition of the brass orchestras - seniors-On the Stadium
    19.00 Performance “They have won - they have deserved it” -stage in front of the House of Culture

    21,00 Concert of DEJANA PETROVIĆA i BALKANIKE- Sanja Ilić–On the Stadium (Don't miss)
    22.30 Concert of foreign brass orchestras -Steage on the stadium

    SATURDAY - 08. 08. 2009.

    07.00 Wakening call of the trumpeters
    10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
    from the country
    12.00 Press conference
    13.00 Toast proposers, competition
    Competition for the most beautiful national
    costume -stage in front of the House of Culture
    14.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
    from the country and abroad--stage in front of the House of Culture
    17.00 Festival parade of all program participants
    18.30 Competition of the young brass orchestras - pioneer and junior -stage in front of the House of Culture
    23.00 Midnight trumpeters, concert



    SUNDAY - 09.08.2009.

    07.00 Wakening call of the trumpeters
    11.00 Festival parade of all program participants
    12.00 Improvisation of the traditional Dragacevo wedding
    13.00 Press conference
    15.00 Final competition of the brass orchestras - seniors-Steage on the stadium
    19.00 Proclamation of the final competition winners: the best
    trumpeters, the best orchestras
    20.00 The great festival “Kolo” (folk dance),
    “See you by the next festival”


    http://www.guca.rs/fra/strana.php?str=festival

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  • Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - La rébellion des hors-la-loi Magyar Gàrda

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    le-sitting-encadre-de-la-garda.jpgVictimisée par la décision de la Cour d’appel de Budapest qui a exigé sa dissolution, Magyar Gàrda deux jours après a réussi un gros “coup” - du moins médiatique - en arrivant à réunir autour d’elle quelques milliers de sympathisants, dans un espace surprise qui gêna particulièrement les opérations policières.
    Quelques 200 membres sont d’abord arrivés “en civils” pour ensuite se vêtir à la manière des Croix Fléchées. Entourés d’un nombre important de supporters parés de toute la panoplie de l’extrême droite hongroise (masques à gaz sur crânes rasés, drapeaux Arpad, Grande Hongrie représentée partout) tout ce beau monde a commencé à manifester de façon provocatrice envers la clientèle du bar (jets de divers objets, insultes homophobes et antisémites pour la plupart).
    Depuis la décision de justice qui interdit les rassemblements de la Garda, cette manifestation était bien sûr anticipée par les forces de l’ordre… enfin presque.. La police anti émeute a donc réagi, mais un peu tardivement, pour voir à son arrivée un charmant sitting pacifique de bonshommes en blanc et noir, tous coudes soudés entonnant des hymnes pour réveiller la nation hongroise.

    Une demi-heure plus tard, les policiers ont reçu l’ordre d’éparpiller la foule, voire de la repousser, tout en devant extirper les hors-la-loi de la Magyar Garda. Cela a pris plus de 4 heures, avec au final 17 blessés légers (principalement par les gaz lacrymogènes), et 200 personnes interpelées, parmi lesquelles figurait le président du Jobbik Gabor Vona, remis en liberté dès le lendemain. Entre les touristes badauds interloqués par les saluts nazis et les provocations plus ou moins violentes à l’encontre de la police, on sentait tout de même une tension plus que palpable. Insolite enfin, l’endroit choisi par la Garde pour sa démonstration : Gödör Klub, haut lieu de la musique tsigane et balkanique, qui quelques heures plus tard fêtait la soirée Balkan Beat du mois…

    SOS Hungarian GIPSY - No more Magyar Gàrda !





    Sources hu-lala.org


    http://www.hu-lala.org/?p=915

    Autre article à ne pas manquer Les liaisons dangereuses de la police avec l'extrême-droite
    http://www.hu-lala.org/?p=563

    Lien permanent Catégories : Solidarité 0 commentaire