25/09/2009

DESSINE-MOI L'EUROPE FASCISTE DE 2009- A Berlin, des néo-nazis veulent expulser les étrangers

images.jpgLes mouvements d'extrême droite allemands sont dans le collimateur de la justice de leur pays pour incitation à la haine raciale, selon l'hebdomadaire Der Spiegel. La police de Berlin a annoncé avoir perquisitionné les bureaux du parti d'extrême droite NPD, qui à la veille d'élections législatives en Allemagne a adressé aux candidats d'origine étrangères aux législatives de dimanche des lettres racistes les appelant à quitter le pays. Un porte-parole du procureur de Berlin a confirmé qu'une enquête avait été lancée à l'encontre du chef de la branche berlinoise, Jörg Hähnel, pour "incitation à la haine raciale". La branche berlinoise du NPD a reconnu avoir écrit à plusieurs personnalités politiques d'origine turque pour les inciter à "rentrer chez eux".

La lettre, qui ne porte pas mention de l'expéditeur, se présente sous la forme d'un "avis" d'un "Commissariat chargé du retour chez eux des étrangers", une administration totalement fictive, détaillant les mesures prévues pour organiser leur retour.

Le Parti National Démocratique (NPD) aurait envoyé à plusieurs responsables politiques d'origine étrangère de faux «avis de déportation», les invitant à chercher rapidement un travail dans leur pays d'origine avant d'être expulsés. C'est le dernier épisode d'une série de coups d'éclat à l'approche des élections de cette formation néo-nazie.
Les lettres, signées par un "commissariat chargé du retour des étrangers chez eux", une administration totalement fictive, étaient accompagnées des mesures prévues pour organiser leur retour. Ozcan Mutlu, un candidat d'origine turque représentant les verts dans la circonscription largement turque de Kreuzberg, a confirmé avoir reçu une telle lettre. "L'Allemagne est mon pays", a commenté cet homme de 41 ans, de nationalité allemande depuis 1990.

Le NPD, au bord de la faillite, est pratiquement absent de la campagne législative. Il ne compte aucun député au Bundestag, et n'a, d'après les sondages, aucune chance de remporter un siège aux élections de dimanche. Ce parti, le plus ancien de l'extrême droite allemande, est néanmoins représenté dans deux parlements régionaux de l'ex-Allemagne de l'Est et bénéficie à ce titre de fonds publics.

«Les étrangers vont être raccompagnés pas à pas hors d'Allemagne», détaille la missive. Les cadres du NPD ont reconnu avoir envoyé ces documents, et leur chef berlinois Jörg Hähnel est actuellement mis en examen par le procureur général de la capitale. L'organisation d'extrême droite a produit divers documents sous l'entête «Commission pour l'expulsion des étrangers».

Le partit nationaliste semble faire feu de tout bois pour attirer l'attention du public et faire scandale à l'approche des élections fédérales qui doivent débuter le 27 septembre prochain. Les sondages d'opinion ne créditent pas les nationalistes des 5% nécessaires à l'obtention d'un siège à la chambre basse du Bundestag. Le NPD est cependant parvenu a faire réélire de justesse un représentant dans l'Est de Saxe.
Le gouvernement fédéral allemand tente sans succès et depuis des mois de dissoudre ce parti politique en raison de l'inconstitutionnalité de ses accointances nazies. Mais la cour fédérale a rejeté jusqu'à présent toutes les demandes au motif que plusieurs cadres officient dans les services de renseignement, et ne peuvent donc pas être jugés ni témoigner. Selon ces mêmes services de renseignement l'organisation néo-nazie compterait environ 7 000 membres actifs, «promoteurs d'idée xénophobes, racistes et tendant à rendre sympathique le national socialisme et à réécrire l'histoire de l'Allemagne hitlérienne».

Quelque 5,6 millions de personnes issues de l'immigration auront le droit de voter aux élections législatives du 27 septembre, soit près de 9% des inscrits, selon les autorités.

Sources Der Spiegel.com - AFP - http://www.slate.fr/


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22/09/2009

Discrimination raciale : la Suisse a encore du pain sur la planche

519098474_small.jpgPublié le 15 septembre, le rapport sur la Suisse de l’ECRI – Commission européenne contre le racisme et l’intolérance - instance indépendante de monitoring du Conseil de l’Europe dans le domaine des droits de l’homme spécialisée dans les questions de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie, l’antisémitisme et l’intolérances, malgré les progrès accomplis, montre que nous avons encore du chemin à faire.

Selon le rapport certains points demeurent préoccupants.
“ Concernant les dispositions juridiques pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale, la norme pénale pour lutter contre le racisme, l’article 261bis du code pénal, a été publiquement remise en cause à plusieurs reprises ces dernières années notamment par des propositions d’abrogation. Bien que, en général, cette disposition fasse l’objet d’une application satisfaisante par les autorités de poursuite et les tribunaux, il reste encore des zones d’ombre et des failles dans son interprétation, ce qui conduit à limiter son efficacité. En outre, le dispositif actuel du droit pénal en Suisse n’est pas suffisamment complet pour lutter efficacement contre tous les actes racistes.

De nombreuses sources et nombreuses études mettent en lumière des problèmes de discrimination raciale directe pour ce qui est de l'accès à l'emploi, au logement, aux biens et services, et notamment à l’assurance-automobile, ainsi que dans d’autres domaines tels que la naturalisation par voie de démocratie directe. Apparemment, les victimes seraient surtout originaires de la région des Balkans, de la Turquie ou de
l’Afrique et/ou de confession musulmane.
Face à ces discriminations, les dispositions applicables en droit suisse ne sont apparemment pas suffisantes ou présentent trop d’inconvénients. Il manque une législation antidiscriminatoire complète en droit civil et administratif. Dans ce domaine comme dans d’autres, l’étendue des pouvoirs cantonaux prévus par le droit suisse rend encore plus important le développement d’un dispositif visant à coordonner et à partager des bonnes pratiques pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale en Suisse.
On assiste à un inquiétant durcissement dans le discours politique. En particulier, le ton du discours politique du parti de l’UDC, qui a obtenu le plus grand nombre de voix (29%) aux élections législatives fédérales de 2007, a pris ces dernières années une
tournure raciste et xénophobe se traduisant par des généralisations racistes concernant les non-ressortissants, les musulmans et d’autres groupes minoritaires dans la parole, les images et les propositions concrètes faites ou soutenues par ce parti au Parlement ou directement au peuple. Les attaques répétées des membres de l’UDC contre les droits fondamentaux des étrangers et contre l’interdiction du racisme et de la xénophobie ont conduit à un profond malaise dans la société suisse en général et au sein des groupes minoritaires en particulier.
A ce jour, les tentatives de combattre cette exploitation des peurs de certains membres de la population majoritaire se sont révélées insuffisantes pour contrer ce phénomène. En outre, les idées racistes et xénophobes disséminées par certaines figures politiques ont un effet dévastateur sur le
climat en Suisse à l’égard des groupes-cibles.
L’ECRI note la persistance de désavantages dont souffrent les enfants immigrés et d’origine immigrée dans l’accès à l’éducation en dépit de mesures prises par les autorités pour leur permettre de surmonter les obstacles linguistiques. Lorsque les enfants immigrés et d’origine immigrée sortent de l’école ils rencontrent parfois des difficultés à trouver des postes d’apprentissage en raison de discriminations résultant de stéréotypes et de préjugés à leur encontre, un phénomène qui touche également les jeunes issus de groupes tels que les Gens du voyage, les Sinti, les Yéniches et les
Roms.

Les médias suisses véhiculent parfois des stéréotypes et préjugés racistes et xénophobes et le problème de la mention dans les médias de l’origine ethnique d’une personne suspectée ou convaincue de délinquance alors même que celle-ci est sans pertinence est encore fréquent.
Mêmes s’ils demeurent marginaux en nombre, il existe des groupements néo-nazis et d’extrême droite actifs en Suisse qui manifestent parfois violemment leur hostilité envers les non-ressortissants et défendent des idées islamophobes et antisémites.
Les Gens du voyage et les membres de la communauté yéniches qui ont un mode de vie itinérant rencontrent encore des difficultés en termes de place disponibles de stationnement ou de transit. Ils continuent de souffrir de préjugés et de stéréotypes qui conduisent parfois à des discriminations. Les Roms en général souffrent en Suisse des mêmes préjugés, stéréotypes et discriminations.
Les Noirs vivant en Suisse sont confrontés à des réactions hostiles de la part de certains membres de la population majoritaire, générées par le discours de certains hommes politiques à leur encontre. Selon plusieurs sources, des Noirs ont été la cible d’abus racistes et de profilage racial de la part de membres de la police. Ce problème toucherait également d’autres personnes dont l’origine étrangère est visible.
Les non-ressortissants et les demandeurs d’asile doivent faire face à un durcissement de la législation concernant leur statut juridique, entrée en vigueur en 2008, ainsi qu’au discours politique stigmatisant de certains hommes politiques."

Pour accéder au rapport complet
http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/default_fr.asp

21:51 | Tags : racisme, suisse | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

19/09/2009

Sentiment anti-rom en République tchèque

2009-09-15T072000Z_01_APAE58E0KDE00_RTROPTP_3_OFRWR-EUROPE-REPUBLIOQUE-TCHEQUE-20090915.JPG Un groupe de Roms à Prague.

STRASBOURG - Les propos haineux contre les Roms deviennent monnaie courante dans le discours public en République tchèque, dénonce le Conseil de l'Europe dans un rapport publié mardi à Strasbourg.
Si le phénomène concerne notamment "des responsables politiques de haut niveau, dont des ministres et des élus locaux", les Roms constituent la cible privilégiée des partis d'extrême droite, souligne le document rédigé par la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI). Ils sont également "les victimes de la plupart des actes de violence racistes, dont un meurtre commis en 2007".

Dans de nombreuses communautés, le chômage atteint ou dépasse les 90 %, tandis que le taux d'analphabétisme s'élève à 40 %, ajoute le rapport. "Malgré les diverses mesures adoptées par les autorités au niveau national, peu de progrès ont été faits concrètement ces dernières années pour améliorer les conditions de vie des Roms ou leur intégration dans la société tchèque", conclut l'ECRI.

Entre autres remèdes, la Commission suggère de contrôler plus étroitement la façon dont les autorités locales mettent en œuvre les stratégies définies nationalement en faveur des Roms et d'y associer plus étroitement leurs représentants.

Reuters le 15/09/2009

Extraits du rapport
"Cependant, malgré les progrès accomplis, certains points demeurent préoccupants.
Des craintes ont été émises que le système de justice pénale n’assure pas toujours une protection suffisante contre les infractions à motivation raciste et que l’approche adoptée par la police et le système judiciaire pour savoir si un acte repose sur des motivations racistes est souvent trop étroite. Les victimes de la plupart des actes de violence racistes, dont un meurtre commis en 2007, seraient essentiellement roms.
Des cas de violences policières à l’égard des minorités, en particulier roms, continuent d’être signalés ; au début de 2009, un vietnamien est décédé à la suite de coups reçus pendant sa garde à vue.
La République tchèque ne dispose toujours pas d’une législation complète pour lutter contre la discrimination. Par ailleurs, la Charte tchèque des libertés et droits fondamentaux ne semble pas assurer une protection efficace dans la pratique contre les cas de discrimination raciale. Une aide juridictionnelle n’est offerte, en pratique, qu’en matière pénale.
Ces dernières années, des responsables politiques aux niveaux national et local ont tenu des propos contre les roms qui ont fait l’objet d’une large publicité. Des slogans anti-roms ont été utilisés dans le cadre de campagnes électorales locales et des déclarations incendiaires d’hommes politiques semblent avoir été récompensées.
Parallèlement, les attitudes envers les roms sont extrêmement négatives, qu’elles s’expriment dans la presse populaire ou sur Internet dans le cadre de discussions en ligne sur les sites de journaux et de revues.
On observe en même temps une intensification troublante des activités de l’extrême droite en République tchèque, y compris la création, par un parti politique, d’un groupe paramilitaire en uniforme. Les manifestations répétées de groupes d’extrême-droite ont conduit à une intensification des tensions, voire à des actes violents. L’ECRI est profondément préoccupée par l’attitude agressive envers les roms affichée par un parti politique en particulier, qui soutiendrait des groupes néonazis dont les actes semblent viser délibérément à intimider la communauté rom.Malgré les diverses mesures adoptées par les autorités au niveau national, peu de progrès ont été faits concrètement ces dernières années pour améliorer les conditions de vie des roms ou leur intégration dans la société tchèque et les désavantages auxquels les roms se heurtent dans les domaines de l’éducation et de l’emploi demeurent très réels. La surreprésentation dans les écoles spécialisées et la ségrégation dans les écoles ordinaires est toujours une réalité, d’où des difficultés accrues pour sortir de la spirale des résultats scolaires inférieurs des enfants roms.
Ces facteurs sont aggravés par des difficultés de logement : la ségrégation semble se développer et dans certains cas les autorités locales sont directement responsables de l’aggravation de la situation des familles roms. Dans le domaine des soins de santé, aucune autorité de haut niveau n’a présenté publiquement d’excuses aux victimes de stérilisations forcées et aucune femme n’a été indemnisée.
En outre, le nombre d’enfants roms placés en institution est anormalement élevé et les enfants continuent d’être retirés à leur famille pour des motifs économiques et sociaux. Les parents peuvent aussi être rapidement déchus de leurs droits parentaux.
Pour ce qui est de l’asile et des migrations, les ressortissants de pays avec lesquels la République tchèque a conclu un accord de réadmission et qui sont détenus aux fins de leur réadmission n’ont pas le droit de demander la protection internationale. Il arrive aussi que des enfants accompagnés de leur famille et des mineurs non accompagnés de 15 ans et plus soient retenus. Dans le cadre des nouvelles procédures accélérées de demande d’asile dans les aéroports, il y aurait des problèmes d’accès à des interprètes parfaitement formés et compétents et la qualité des entretiens laisserait à désirer. Il est aussi plus difficile d’avoir accès à une aide juridictionnelle en temps
voulu.
Parallèlement, certains groupes s’inquiètent de ce qu’un projet pilote mis en place pour faire face à la crise économique risque de servir à stigmatiser les migrants et non à trouver une solution aux problèmes réels et complexes dus à la crise.
Si l’on dispose de chiffres sur les actes de violence inspirés par la haine, on ne dispose pas de données ventilées par origine ethnique, alors qu’elles pourraient permettre d’avoir une vision plus large de la situation globale des personnes appartenant aux divers groupes nationaux ou ethniques en République tchèque. Faute de données de ce type, les autorités ont du mal non seulement à adopter des politiques ciblées pour
réduire les inégalités, mais aussi à évaluer l’efficacité de telles mesures et, au besoin, à les adapter."


Vous trouverez le rapport complet sous

http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/default_fr.asp

15/09/2009

Emprisonnés pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants !

tziganes.jpgLes parents de deux écoliers Rroms ont été condamnés chacun à 16 mois de prison ferme pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants, a rapporté le quotidien Népszabadsag dans son édition de vendredi.

Jamais auparavant en Hongrie deux parents n’avaient été condamnés à de la prison ferme simultanément pour une telle raison. Les deux condamnés sont parents de six enfants dont un nourrisson de trois mois. Deux d’entre eux, scolarisés à Sajókaza, dans le nord-Est de la Hongrie, ne se rendaient plus à l’école.

L’association pour les libertés civiques « Társaság a Szabadságjogokért » (TASZ) a fait parvenir au président hongrois Laszlo Solyom une pétition dans laquelle il lui demandent d’intervenir en faveur des parents condamnés. Selon cette association, c’est l’école, où les enfants se sentaient mal, qui est à blâmer. « Sans doute en raison de leur origine Rrom, ils [les deux enfants] étaient dévalorisés et ont été victimes de violences à plusieurs reprises. », argumente-t-elle.

Cette affaire relance un vif débat sur la difficile intégration des enfants Roms dans le système scolaire hongrois. Certains pointant l’incapacité du système hongrois à les accepter quand d’autres dénoncent l’irresponsabilité parentale et une absence de volonté d’intégration de la part de la minorité Rom dans la société hongroise.

Sajókaza est un bourg de 3000 habitants situé à 30km au Nord-Est de Miskolc. Cet ancien centre minier qui n’a pas résisté aux restructurations économiques est aujourd’hui frappé par le chômage. Un tiers de sa population est Rrom et vit en périphérie du village dans des conditions misérables : leurs maisons sont délabrées, privées d’eau courante et d’installations sanitaires. Presque la totalité d’entre eux est sans-emploi et et survit avec les aides de l’Etat.
http://www.hu-lala.org/?p=1944

Cette histoire n'est pas sans rappeler ce que j'ai moi-même vu dans les camps rroms en Italie à Rome, où les familles vivaient dans des conditions précaires sans eau et sans électricité. Les enfants qui tentaient vainement de fréquenter l'école étaient discriminés, hués et insultés sous prétexte qu'ils étaient sales. Avant de forcer les parents à envoyer leurs enfants à l'école, on doit pouvoir leur offrir les moyens de les envoyer dans les meilleures conditions pour qu'ils ne subissent pas les moqueries de leurs "camarades" souvent suivies par des actes de violence.

21:24 Publié dans Solidarité | Tags : roms, hongrie, társaság a szabadságjogokért | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

04/09/2009

Entre Berlusconi et la Commission européenne rien ne va plus

art_81299.jpgMardi 1er septembre, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, furieux des critiques contre sa politique d’immigration, a récemment menacé de bloquer le fonctionnement du Conseil européen.
En cause:
La communication d'un porte-parole anglais de la Commission, lundi, est à l'origine de l'incident. Denis Abbott avait évoqué une lettre adressée par Bruxelles à Rome au sujet du refoulement de clandestins. Dimanche, un bateau provenant de Libye et transportant 75 clandestins avait été renvoyé par la police italienne.

Il s'agit d'une simple demande d'éclaircissements, d'informations", a affirmé la Commission européenne. M. Abbott soulignait que tout être humain avait le droit d'introduire une demande en vue de se faire reconnaître comme réfugié ou de bénéficier d'une protection internationale. Cette position avait déjà été exprimée, le 15 juillet, par Jacques Barrot. Le commissaire à l'immigration avait alors indiqué qu'un Etat ne pouvait refouler un demandeur d'asile sans examiner son cas au préalable.
Bruxelles s'inquiète du risque de voir des réfugiés vulnérables, ayant des raisons tout à fait valables pour demander l'asile en Europe, être repoussés sans avoir pu faire valoir leurs droits.

“Intolérance”, “sentiment anti-européen ancré”, rétorquent certains à Bruxelles, d’autres en revanche sont plus conciliants.
Furieux de voir la Commission s'immiscer dans un dossier qui lui vaut d'être régulièrement critiqué par son opposition nationale, M. Berlusconi a menacé de "bloquer le fonctionnement de l'UE", voire de demander "la démission des commissaires" qui ne contrôleraient pas leurs porte-parole. L'énervement de M. Berlusconi a été d'autant plus grand que la Commission a déjà critiqué d'autres de ses initiatives, dont le fichage des Roms ou la création d'un délit d'immigration clandestine. En juillet, l'exécutif européen avait aussi indiqué qu'il souhaitait examiner la "compatibilité" de certaines lois italiennes avec le droit communautaire.

La réponse est venue mercredi du principal commissaire concerné, le Français Jacques Barrot, chargé des questions d'immigration.

"Nous sommes dans notre rôle (...). ça ne vaut pas la peine de s'attarder à des commentaires qui ne me paraissent pas avoir d'objet", a déclaré M. Barrot à la presse.

"Quand il s'agit de problèmes qui affectent un Etat membre (de l'Union européenne), comme l'Italie ou autre, nous devons demander un certain nombre d'explications", a-t-il ajouté.

"C'est ce que nous avons fait au début de l'été", notamment "sur la manière dont (les autorités italiennes) entendaient répondre à leur devoir d'asile" et "nous attendons maintenant" les réponses, a-t-il ajouté. Bruxelles a demandé ces explications en juillet.

Le chef de file des socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, a pris la défense de la Commission, dénonçant dans un communiqué "l'intolérance" du chef du gouvernement italien à l'égard de Bruxelles et son "sentiment anti-européen profondément ancré".

"Jusqu'à présent, l'Europe nous a laissés seuls. Sur l'immigration, elle est très en retard", s'est plaint le ministre italien des Affaires européennes Andrea Ronchi dans une interview publiée mercredi, en dénonçant "l'égoïsme" de certains pays.

Là encore, la Commission européenne réfute tout immobilisme. "Un grief que je n'accepterai pas c'est l'inaction, car j'ai payé de ma personne pour essayer de trouver des solutions", a dit M. Barrot. En revanche, il a reconnu que les critiques italiennes étaient plus justifiées concernant l'attitude des autres pays européens qui rechignent à partager le fardeau de l'accueil des réfugiés.

La Commission a présenté mercredi un projet visant à accroître le nombre de réfugiés vulnérables d'Afrique ou du Proche-Orient accueillis dans l'UE, ce qui, espère-t-elle, pourrait aider à réduire les filières clandestines. A ce jour, seule la France a accepté de faire un geste en prenant en charge 92 migrants arrivés sur Malte.

Entre autres Sources : Le Monde et AFP
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/03/immigration-silvio-berlusconi-s-en-prend-a-la-commission-europeenne_1235326_3214.html

12:22 | Tags : berlusconi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

28/08/2009

You must love me ! Madonna huée à Bucarest

belga-picture-15131256.jpgBucarest- Madonna huée à Bucarest- Le concert de Madonna à Bucarest a été émaillé d'un incident: le public roumain, plus de 60'000 personnes, a hué et conspué la star américaine qui s'était prononcée contre la discrimination envers les Rroms de Roumanie. "Nous sommes tous égaux", a-t-elle poursuivi en roumain sur un fond de musique tzigane en expliquant que les Roms étaient discriminés en Europe de l'est. La star a exprimé sa tristesse face à cette injustice. Les musiciens Roms aux cotés de Madonna sur la scène avaient été applaudis poliment avant que la star américaine ne fasse sa déclaration contre la discrimination. Madonna n'a pas réagi. Elle a enchaîné avec "You must love me" "Je suis très contente d'être ici", a-t-elle déclaré à ses fans roumains mercredi soir au Parc Izvor situé à côté du Palais construit par le dictateur Nicolae Ceausescu à Bucarest. Jusque là, tout allait bien. Par contre lorsqu'elle a interrompu son concert de deux heures pour un petit laïus sur la non-discrimination, ils ont moins apprécié. Quelques-uns ont toutefois applaudi quand Madonna a poursuivi en disant: "Nous ne croyons pas en la discrimination. Nous croyons en la liberté et les mêmes droits pour chacun". Madonna est restée stoïque et a entonné son morceau "You must love me". Il y a officiellement un demi-million de Rroms en Roumanie. L'incident démontre à quel point la question de l'injustice dont se disent victimes les Roms demeure délicate en Europe de l'Est.

00:11 | Tags : madonna, you must love me | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

21/08/2009

Arrestation de cinq Hongrois suspectés des meurtres de Rroms : mobile probable le racisme


526872512.jpgBUDAPEST - Cinq personnes soupçonnées d'avoir commis une série de meurtres et d'attaques à caractère raciste contre des membres de la minorité Rrom en Hongrie ont été arrêtées, a annoncé vendredi la police.


"La police a arrêté vendredi à 02H15 (00H15 GMT) à Debrecen (sud-est) cinq personnes soupçonnées d'avoir commis les meurtres dans la communauté Rrom", a indiqué un porte-parole du Bureau National des Enquêtes, Laszlo Bartha. Une unité spéciale de 120 policiers enquête depuis plus d'un an sur une série d'attaques à la grenade, avec des fusils ou des cocktails Molotov, perpétrés contre la minorité Rrom en Hongrie ayant fait six morts et cinq blessés depuis juillet 2008.
En novembre dernier, un couple de Rrom a été assassiné à Nagycsecs, dans le centre du pays, puis en février, un jeune père de famille tzigane et son fils de 5 ans ont été abattus au sud de Budapest, devant leur maison incendiée. En avril, un Rrom a été tué devant sa maison à Tiszalok (sud-est). Au cours de la plus récente attaque, en août, une femme a été abattue dans son sommeil dans sa maison à Kisleta, dans l'est du pays.

Les suspects, qui ont été arrêtés dans un bar du centre-ville, sont soupçonnés d'avoir participé à neuf attaques contre des Rroms ces douze derniers mois.

"Le mobile principal des assassins est très probablement le racisme", a précisé le chef de la police nationale hongroise, Jozsef Bencze, au cours d'une conférence de presse où il a qualifié le dossier de "très compliqué et grave".

Pour relancer l’enquête, le chef de la police nationale, Jozsef Bencze, rouvrira tous les dossiers criminels impliquant armes et explosifs au cours des 10 dernières années. Il pense que les coupables ont pu agir de façon similaire dans un passé plus lointain. Aussi, la récompense pour informations significatives sur les derniers crimes reste fixée à un demi-million de forints. La police demande également de l’aide aux civils pour patrouiller à l’intérieur de leurs villages, afin de pouvoir éventuellement prévenir la présence d’armes ou d’explosifs au sein des quelques 200 communes concernées en Hongrie.

Aucun élément sur l'identité, le passé ou encore l'origine sociale des personnes interpellées n'a été divulgué.

Après ce meurtre, la police a doublé la récompense pour toute information permettant d'arrêter les responsables, à 100 millions de forint (379.000 euros).
Ces meurtres se sont pour la plupart déroulés à proximité de l'autoroute qui relie Budapest à Debrecen, la deuxième ville du pays, ont relevé les enquêteurs.

La minorité Rrom, souvent appauvrie et marginalisée, représente près d'un dixième de la population hongroise, qui compte 10 millions d'habitants.

(©AFP / 21 août 2009 17h08)

"Bien que la politique slovaque soit ouvertement anti-tzigane et actuellement en froid diplomatique avec la Hongrie, le fait qu’elle aurait pu avoir des mobiles d’action de nature criminelle à l’encontre d’une communauté sur le sol hongrois ne tient pas debout selon Imre Ivancsik, chef des services secrets hongrois. Celui-ci a été catégorique : aucun organe politique extérieur à la Hongrie ne saurait être impliqué dans les meurtres en série qui touchent les Rrom des campagnes hongroises depuis un an." (source Hulala )

23:23 Publié dans Solidarité | Tags : hongrie | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

09/08/2009

A Guça en Serbie, ça guinche !

Cinq jours de folie, musiques, danses, nourriture abondante, un peu de pluie et surtout une nouvelle route récemment inaugurée, trois kilomètres d'un macadam parfait. A Guça, la Mecque des cuivres rrom on a même décidé d'y inviter Obama l'année prochaine à ce festival de fanfares qui commence à être très couru, 600'000 personnes pour cette 49 ème édition. Guça est une petite ville à environ 160 km de Belgrade de 2'000 habitants qui s'organisent tant bien que mal pour accueillir ce flots de visiteurs qui viennent pour la plupart de toutes les régions de la Serbie et de plus en plus de l'étranger.

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23:03 | Tags : guça, serbie, trompettes rrom | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

02/08/2009

«La ré-émergence, en Europe, d’un racisme et d’un nationalisme violent et de plus en plus agressif .....»

31 Juillet 2009 - A l’occasion du 65ème anniversaire de la liquidation du « camp tsigane » à Auschwitz-Birkenau, le 2 août 1944, où près de 2900 Roms et Sintés ont été assassinés en une seule nuit, l’association Chachipe a demandé aux responsables politiques et aux représentants de la société civile de s’opposer avec détermination contre le racisme à l’égard des Roms. « Près de soixante-cinq ans après la victoire sur le national-socialisme, l’anti-tziganisme est toujours en vie et connaît même une résurgence. La crise économique et l’approfondissement des clivages sociaux offrent un terrain propice pour toute sorte de démagogues qui nourrissent et exploitent les craintes et la haine contre les Roms », l’association de défense des droits des Roms a déclaré.

Chachipe a exprimé ses inquiétudes face à l’adoption récente, en Italie et dans d’autres pays, de mesures qui, de façon explicite ou implicite, visent les Roms. L’association a accusé l’Union européenne de mener un double discours ; d’insister sur les droits de l’Homme et les droits des minorités dans le cadre des négociations avec les pays-candidats et dans les relations avec ses voisins, tout en étant incapable à défaut imposer ces mêmes principes vis-à-vis de ces membres.

«La ré-émergence, en Europe, d’un racisme et d’un nationalisme violent et de plus en plus agressif est extrêmement inquiétante, » Chachipe a dit. L’association s’est dit préoccupée que la présence de partis nationalistes et néo-fascistes dans les parlements conduira à une acceptation progressive de ces phénomènes qui pourraient alors s’étendre à d’autres domaines politiques. «Déjà aujourd’hui, nous avons des unités de police spécialisées dans ce qu’on considère comme le crime organisé de « bandes tsiganes », et personne ne s’en inquiète. Les Roms sont enfermés derrière des barbelés et isolés du reste de la population, et personne ne se rende compte des similitudes avec le passé », l’association a déclaré.

Pour Chachipe, il y a un lien évident entre le traitement des Roms et « l’amnésie collective» par rapport au destin des Roms sous le national-socialisme. « Parmi les victimes du national-socialisme, les Roms occupent toujours un statut de paria, » Chachipe a dit. Selon elle, il y a toujours une tendance à minimiser les souffrances de la population rom pendant la deuxième guerre mondiale, en se rapportant notamment au plus petit nombre de victimes ou en spéculant sur les raisons de leur persécution. Les intentions génocidaires des nazis vis-à-vis des Roms sont toujours contestées.

Dans ce contexte, Chachipe a repris ses critiques contre les politiques de rapatriement forcé des réfugiés roms du Kosovo en Allemagne et dans d’autres pays de l’Europe. L’association a rappelé que le Kosovo a été la scène de pogroms organisés contre les Roms en 1999 et en 2004. «Il y a eu d’autres pogroms contre les Roms, notamment en Roumanie, mais jamais à l’échelle de toute une région comme ceci a été le cas au Kosovo, » l’association a déclaré. « Les dirigeants politiques du Kosovo n’ont jamais reconnu la persécution dont les Roms ont été victimes, et ceux-ci continuent à être considérés comme des collaborateurs des Serbes par une grande partie de la population albanaise, » Chachipe a ajouté. « Au lieu de cela, ils n’ont cesse de parler de la « nouvelle réalité » au Kosovo, une réalité qui est bâtie sur le nettoyage ethnique des Roms du Kosovo. » Elle a insisté sur le fait, que les Roms qui sont expulsés au Kosovo sont condamnés à vivre dans la misère et sous la crainte de persécutions.

Chachipe a demandé au reste de la société de permettre aux Roms de retrouver leur dignité. «Les Roms ne sont pas ces éternels nomades qui se plaisent à vivre dans l’itinérance et sont incapables de mener une vie « normale » », l’association a dit. Elle a ajouté que les Roms continuent d’être exclus sur base des mêmes préjugés qui ont conduit leurs ancêtres pour les camps de la mort. « Voilà pourquoi c’est tellement important de se souvenir du passé, » Chachipe conclut, en espérant que l’expérience du passé puisse servir d’avertissement pour les générations futures.

Chachipe a.s.b.l.

Pour de plus amples informations veuillez nous contacter par mail : chachipe.info@gmail.com ou visiter notre site : www.romarights.wordpress.com


L'auteure de ce blog soutient les revendications de Chachipe et les relaie via son blog et je vous invite à en faire de même, diffuser largement ces revendications auprès de votre réseau

10:05 Publié dans Solidarité | Tags : chachipe, rroms | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | |

27/07/2009

UN PEU DE MUSIQUE POUR ADOUCIR LES MOEURS - FESTIVAL DE GUCA EN SERBIE DU 5 AU 9 AOUT 2009

hed3.jpgOn attend 500’000 visiteurs pour cette 49 ème édition qui se déroulera du 5 août au 9 août dans le village de Guca dans la région de Dragacevo en Serbie, c'est le plus grand rassemblement mondial de trompettistes qui a débuté en 1961

Au plaisir de vous y rencontrer ! BONNES VACANCES A TOUS ET A TOUTES

Voici Le programme :


WEDNESDAY – 05. 08. 2009.

10.00 Opening of the festival -at trampet monument
12.00 Press conference
16.00 Opening of the exhibition of Dragacevo women weavers
Opening of the art exibitions
18.00 Promotion of books and publications
20.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups - stage in front of the House of Culture

THURSDAY - 06.08.2009.

10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups - stage in front of the House of Culture
12.00 Press conference-House of Culture
13.00 Festival wedding-stage in front of the House of Culture
17.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups -stage in front of the House of Culture
21.00 Concert of Trumpet Masters-stage in front of the House of Culture

FRIDAY - 07. 08. 2009.

10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country -stage in front of the House of Culture
12.00 Press conference -House of Culture
13.00 Show of foreign brass orchestras -stage in front of the House of Culture
14.00 All-round national sport tournament- On the Stadium
15.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country and abroad-stage in front of the House of Culture
17.00 Semi-final competition of the brass orchestras - seniors-On the Stadium
19.00 Performance “They have won - they have deserved it” -stage in front of the House of Culture

21,00 Concert of DEJANA PETROVIĆA i BALKANIKE- Sanja Ilić–On the Stadium (Don't miss)
22.30 Concert of foreign brass orchestras -Steage on the stadium

SATURDAY - 08. 08. 2009.

07.00 Wakening call of the trumpeters
10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country
12.00 Press conference
13.00 Toast proposers, competition
Competition for the most beautiful national
costume -stage in front of the House of Culture
14.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country and abroad--stage in front of the House of Culture
17.00 Festival parade of all program participants
18.30 Competition of the young brass orchestras - pioneer and junior -stage in front of the House of Culture
23.00 Midnight trumpeters, concert



SUNDAY - 09.08.2009.

07.00 Wakening call of the trumpeters
11.00 Festival parade of all program participants
12.00 Improvisation of the traditional Dragacevo wedding
13.00 Press conference
15.00 Final competition of the brass orchestras - seniors-Steage on the stadium
19.00 Proclamation of the final competition winners: the best
trumpeters, the best orchestras
20.00 The great festival “Kolo” (folk dance),
“See you by the next festival”


http://www.guca.rs/fra/strana.php?str=festival

22:50 Publié dans Voyages | Tags : guca, serbie, festival de guca | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

26/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - La rébellion des hors-la-loi Magyar Gàrda

le-sitting-encadre-de-la-garda.jpgVictimisée par la décision de la Cour d’appel de Budapest qui a exigé sa dissolution, Magyar Gàrda deux jours après a réussi un gros “coup” - du moins médiatique - en arrivant à réunir autour d’elle quelques milliers de sympathisants, dans un espace surprise qui gêna particulièrement les opérations policières.
Quelques 200 membres sont d’abord arrivés “en civils” pour ensuite se vêtir à la manière des Croix Fléchées. Entourés d’un nombre important de supporters parés de toute la panoplie de l’extrême droite hongroise (masques à gaz sur crânes rasés, drapeaux Arpad, Grande Hongrie représentée partout) tout ce beau monde a commencé à manifester de façon provocatrice envers la clientèle du bar (jets de divers objets, insultes homophobes et antisémites pour la plupart).
Depuis la décision de justice qui interdit les rassemblements de la Garda, cette manifestation était bien sûr anticipée par les forces de l’ordre… enfin presque.. La police anti émeute a donc réagi, mais un peu tardivement, pour voir à son arrivée un charmant sitting pacifique de bonshommes en blanc et noir, tous coudes soudés entonnant des hymnes pour réveiller la nation hongroise.

Une demi-heure plus tard, les policiers ont reçu l’ordre d’éparpiller la foule, voire de la repousser, tout en devant extirper les hors-la-loi de la Magyar Garda. Cela a pris plus de 4 heures, avec au final 17 blessés légers (principalement par les gaz lacrymogènes), et 200 personnes interpelées, parmi lesquelles figurait le président du Jobbik Gabor Vona, remis en liberté dès le lendemain. Entre les touristes badauds interloqués par les saluts nazis et les provocations plus ou moins violentes à l’encontre de la police, on sentait tout de même une tension plus que palpable. Insolite enfin, l’endroit choisi par la Garde pour sa démonstration : Gödör Klub, haut lieu de la musique tsigane et balkanique, qui quelques heures plus tard fêtait la soirée Balkan Beat du mois…

SOS Hungarian GIPSY - No more Magyar Gàrda !





Sources hu-lala.org


http://www.hu-lala.org/?p=915

Autre article à ne pas manquer Les liaisons dangereuses de la police avec l'extrême-droite
http://www.hu-lala.org/?p=563

21:08 Publié dans Solidarité | Tags : magyar garda, garde hongroise | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - Magyar Garda enfin dissolue !


images-1.jpgLa Cour d’appel de Budapest a confirmé récemment la dissolution de la Garde hongroise (Magyar Gárda), cette formation d’autodéfense culturelle et nationale, aux aspects par trop paramilitaires inspirés de ceux des Croix fléchées, fascistes pro hitlériens hongrois des années 1930 et 1940. Fondée en août 2007 par des membres du Jobbik, il est reproché à la Garde hongroise « des actes discriminatoires envers la minorité tzigane en Hongrie ».
La Cour a statué que les activités de la Garde hongroise outrepassaient ses droits en tant qu’association et étaient liberticides envers la communauté rom. Deux raisons suffisantes selon la justice, pour confirmer la dissolution de la Magyar Gárda.

L’instance judiciaire hongroise confirme ainsi la décision du 17 décembre 2007 du Tribunal de Budapest, la cour a considéré "qu'au lieu de résoudre les conflits, les défilés ont fait naître de nouvelles tensions " et contre laquelle la formation nationaliste avait fait appel pour sa part "La Garde, survit, se développe et sert la nation." Ce groupuscule néonazi est fortement soutenu par une population précarisée par la crise, et qui ne cache plus son racisme et antisémitisme, une extrême-droite qui se nourrit aux racines nationalistes, religieuses et traditionalistes, en bref une droite friande de valeurs de symboles historiques.


La Garde hongroise est considérée par certains comme l’héritière des Croix fléchées de Ferenc Szálasi (collaborateurs pro-Allemands en 1944-1945) en raison de leur uniforme, du serment d’allégeance prêté par ses adhérents, de leurs brassards rappelant celui du parti de Szálasi, et de l’utilisation du drapeau blanc strié de rouge, emblème du fondateur de la Hongrie, Arpad, partiellement récupéré par les nationalistes hongrois jusqu’en 1945. Gabor Vona fondateur et président du Jobbik (pour une meilleure hongrie) fondé en 2003 et qui vise le retour à une Grande Hongrie alimente un fort sentiment de retour à la grande époque, celle d'avant le traité de Trianon de 1920. Il combat l'homosexualité, revendique une "nation chrétienne" qui sous-entend selon l'historien Péter Kende " non-juif" et "potentiellement anti-juif." Eux se défendent simplement de rendre la Hongrie aux Hongrois.

Le Jobbik avait créé la “Magyar Gárda” en juin 2007 pour “préparer spirituellement et physiquement la jeunesse hongroise aux situations extraordinaires qui demanderaient la mobilisation du peuple”. Concrètement et officiellement, la Garde dont les membres étaient habillés en uniformes ressemblants à ceux des Croix-Fléchées, organisait des parades aux allures martiales, ouvertement anti-roms, lors de rassemblements politiques du Jobbik ou dans des villages à forte communauté tziganes après que ceux-ci aient été touchés par de violents meurtres xénophobes. La Garde qui refusait de reconnaitre aux Roms les mêmes droits qu’aux hongrois avait lancé une campagne contre les “criminels tziganes” et n’hésitait pas à faire des amalgames plus que douteux.



Cette décision intervient dans un contexte particulièrement délétère en Hongrie. En effet, une autre formation, plus petite mais bien plus extrémiste aussi, le HVIM, est dans le collimateur de la justice hongroise. Il est reproché à un des cadres du Mouvement de jeunesse des 64 Comtés, György Budaházy, d’être mêlé à des activités qualifiées de « terroristes ». La police, sur ordre du parquet, l’a arrêté à la mi-juin afin de le mettre en prison dans le cadre d’une enquête pour « activités terroristes ». Selon l’accusation, Budaházy ferait partie du groupe clandestin « Magyarok Nyilai » (Flèches hongroises) dont des membres présumés ont récemment été arrêtés pour avoir, notamment, lancé des cocktails Molotov sur des bureaux du Parti socialiste hongrois (ex communiste), au pouvoir à Budapest.
D’aucuns espéraient à sa création que la Garde hongroise allait être instrumentalisée afin de semer troubles et violences au sein des états voisins de l’actuelle Hongrie (Roumanie, Slovaquie, Serbie…) dans les zones où vivent des minorités magyares, pour le plus grand bénéfice de ceux qui cherchent encore à semer la discorde et la haine entre les peuples d’Europe centrale et démanteler les nations ou du moins porter atteinte à leur souveraineté.

Sur le site de Jobbik, on annonce une réorganisation de Magyar Garda et qu’ils songent dorénavant à déployer les activités de Magyar Garda sous une autre forme. Entreraient-ils dans la clandestinité avec des actions éclairs et ciblées anti-rrom ? - Bénéficiant de soutiens notables lors de sa création, comme Mária Wittner, héroïne de la révolution de 1956 et député du FIDESZ (opposition de droite), ou Lajos Für, ancien ministre de la Défense du premier gouvernement de la Hongrie post-communiste au début des années 90, la Garde hongroise, qui serait forte de plus d’un millier de membres, pourrait bien néanmoins poursuivre ses activités de manière plus informelle et bien plus discrète, afin d’échapper à la répression policière et judiciaire à venir.

Le Ministre des Affaires étrangères Péter Balazs est inquiet :"Les Hongrois n'ont pas fait, comme les Allemands, leur travail de mémoire. Le communisme a mis l'antisémitisme sous le couvercle et il ressurgit. Depuis quelques années l'extrême-droite prend une forme qu'elle n'avait pas eue depuis la guerre : plus organisée, plus visible, plus décomplexée."


Sources

Démons et fantômes de la Hongrie /article du Monde de 18 juillet / signé Marion Van Renterghem

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/07/17/demons-et-fantomes-de-la-hongrie_1219892_3214.html#ens_id=1220131

site officiel Jobbik

Revue de presse journaux hongrois

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Reportage ARTE Magyar Garda - Zoom Europa 14.11.2007
envoyé par HVIM_France - Regardez les dernières vidéos d'actu.


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10/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - ATAKA en Bulgarie

edeuro01-1.jpgAtaka (attaquer en français) est un mouvement d’extrême-droite bulgare, 4 ème force parlementaire animée de discours turcophobes, anti-tziganes, homophobes et antisémites et qui a obtenu deux sièges aux élections européennes avec 12 % des voix - ainsi les nationalistes d’Ataka auront 21 députés avec 9,37%, une nette progression par rapport à 2005 où la formation de Volen Siderov n’atteignait pas les 9 %. Une progression déjà perceptible lors des dernières élections européennes : Même s’il a perdu un siège et a baissé en pourcentage, le nombre de suffrages obtenus par Ataka a augmenté en juin 2009 par rapport à mai 2007 d’environ 32.000 voix. Les ethno nationalistes et ultra populistes ont la haine en poupe et la manipulent si bien.
Ataka a fait sa campagne sur le dos de la minorité tzigane (4,2%) , bouc émissaire de l’insécurité en Bulgarie selon les membres de ce mouvement ultra fasciste, alimentant à souhait le racisme sous-jacent qui a toujours existé en Bulgarie. Siderov est allé jusqu'à proposer de "faire du savon" avec les Rroms, message clair d'extermination dont ils furent victimes sous les nazis. Il est tout aussi virulent contre les Juifs et leurs supposés « complots », maniant tous les clichés d’un antisémitisme d’importation ouvertement raciste et antisémite.
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Le Pen reste pour Siderov un modèle à suivre et celui-ci le soutient dans ses campagnes virulentes, sur le modèle de son homologue, il scande des slogans haineux : « Purge ! Révision ! Châtiment ! Prenons ce qui est à nous ! Rendons la Bulgarie aux Bulgares ! ». La photo montre le président du Front National, Jean-Marie Le Pen qui s’est rendu à Sofia en Bulgarie, dans le cadre de l’action parlementaire du groupe européen « Identité – Tradition – Souveraineté » pour soutenir le mouvement patriote « Ataka » pour le lancement de sa campagne municipale en octobre 2007.


L'Ataka n’est pas un partisan de la séparation de l’Eglise et de L’Etat : « Restitution immédiate des biens de l’Eglise. Confirmation par la loi de l’Orthodoxie comme religion officielle de la Bulgarie. Introduction du catéchisme à l’école primaire. Harmonisation avec l’avis du Saint-Synode de toutes les décisions concernant les grands problèmes de société, les projets de loi. Elaboration d’un statut de l’Eglise orthodoxe bulgare comme institution, établie financièrement et structurellement et qui prend une place déterminante au sein de la société bulgare et définit le système de valeurs pour l’avenir de la Bulgarie". Religion et fascisme cohabitent sans difficulté.

On reproche aux RRom vivant dans une pauvreté absolue de se connecter de manière sauvage pour bénéficier de l’électricité du réseau et qui ne sont pas inquiétés pour autant selon ces populistes. Mais encore, ils attisent la jalousie et l'envie, les Rrom de Bulgarie ont su faire valoir leur droit auprès de la communauté européenne et de ce fait ont bénéficié d’avantages auxquels n’accèdent pas le bulgare défavorisé, ainsi nombre d’entre eux ont fini par voter Ataka.

Dès 2005 déjà , plus de 8 % des électeurs se sont tournés vers un mouvement extrémiste symbolisant « la main forte » en l’occurrence celle brandie par Volen Siderov aux messages « anti-tout ». Les positions radicales de ce mouvement ont paradoxalement mis en exergue la problématique de la minorité tzigane et celui de la minorité turque.
Les clichés du programme du « Rassemblement National » sont inquiétants, on va piocher dans les nostalgies de l’ancien régime totalitaire et sa phraséologie. Récupérant les angoisses, les frustrations, les peurs des bulgares perdus dans ce nouveau décor qu’est l’Europe aux contours inquiétants et fantomatiques à un moment où on aurait besoin de savoir précisément où on va. Comme ailleurs en Europe, à défaut d’un futur serein on regarde en arrière.

La campagne aux élections européennes était "Non, à l'entrée de la Turquie dans l'Europe" campagne menée entre autres à Batak, haut-lieu du génocide, commis par les "Bachi- bouzouks" (anciens cavaliers de l'armée ottomane)

Les raisons d’un « succès »

Comment expliquer le succès électoral de la coalition Ataka en Bulgarie ? Il faut faire appel ici à des variables de caractère socio-politique. Pour être bref, plusieurs facteurs sont à retenir :

Le premier facteur tient à la « radicalisation » de la société bulgare qui est profondément atteinte par quinze ans de transition douloureuse sur le plan social et économique. Des enjeux de pouvoir considérables (politiques mais également économiques) ont favorisé des dérives multiples et provoqué des ressentiments - voire une profonde agressivité - au sein de l’opinion permettant à Ataka de s’insérer et de gagner aujourd’hui une place sur la scène politique nationale.

Au début de la transition, les « partis politiques » bulgares, de gauche comme de droite, offraient un large éventail de propositions dans lesquelles on trouvait souvent des relents populistes, nationalistes voire xénophobes. Même si l’on n’y prêtait pas attention outre mesure, chacun « ratissait large » et n’hésitait pas à avoir recours à des arguments de ce type. Tous les partis faisaient des promesses démagogiques, tous les partis prétendaient défendre ce qu’ils appelaient les « intérêts nationaux » de la Bulgarie, tous les partis étaient plus ou moins ouvertement contre le « parti ethnique » représentant la minorité turque et musulmane, c’est-à-dire le DPS. Quant aux Tsiganes, personne ne s’en occupait vraiment, pour ne pas dire que personne ne s’en occupait du tout. Cela eut été contre-productif sur un plan politique vis-à-vis de l’électorat bulgare !

Au fur et à mesure de l’évolution du processus de transition, ces partis ont été obligés de tenir compte des contraintes imposées par l’Union européenne et de la nécessité de bénéficier des divers avantages financiers procurés par le FMI et la Banque mondiale. Ils ont « lissé » voire expurgé leur discours après que le Conseil de l’Europe eut fait diverses remarques ou que la Cour européenne des droits de l’Homme eut prononcé plusieurs jugements condamnant les autorités bulgares, par exemple. L’ « offre » politique s’est ainsi trouvé en décalage par rapport à la « demande » d’une opinion publique souvent chauffée à blanc par une presse avide de sensationnel. L’éventail des positions politiques - dites et non-dites - s’est donc considérablement rétréci entre les principaux protagonistes politiques qui arrivaient à tenir pratiquement un même discours « raisonnable » en 2005. Les sujets sensibles, « politiquement incorrect » vis-à-vis de l’Europe sont plus ou moins devenus « tabous » dans les discours de la classe politique bulgare.

C’est ce discours nationaliste, xénophobe et souvent extrémiste - abandonné par les partis établis - que V. Siderov a su récupérer et exploiter à son profit. Jouant également sur la nostalgie de l’ordre ancien, il a su attirer une partie des « perdants » des réformes et des nombre de personnes (souvent éduquées) excédées par l’incapacité des gouvernants successifs à mettre un terme aux dérèglements actuels de la société bulgare.

A la lecture de ceci, un devoir de vigilance s'impose pour tous les libres-penseurs humanistes que nous sommes et que nous souhaitons rester !!

Source:
François Frison-Roche pour le Courrier des Balkans
RésistanceS





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06/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 : Un brun douteux !

europe-1.gifIl n’y a plus de fascisme rampant, il existe, aujourd’hui, en Europe un fascisme tout court qui s’affiche, fédère et s’organise en autant de réseaux haineux. Le mécontentement qui se nourrit de la crise économique offre un contexte favorable aux mouvements d'extrême droite qui, de la Bulgarie à la Finlande, ont multiplié les provocations racistes ces dernières semaines. Hostiles à la supranationalité, hostiles à l’espèce de “super-état sans âme”. Les chômeurs se sentent aussi une minorité précarisée au sein de l’Europe ultralibérale qui offre davantage un discours néo-libéral que sociale. Cette Europe décriée qui selon eux se construit sur le dos des peuples.

L’alliance des patriotes européens se regroupent autour de même thèmes : ennemis exogènes ou endogènes, Rroms, Africains, Islamistes, le chômage, l’Union Européenne, le pouvoir supranational ultralibéral. A chacun son bouc émissaire qu’on brandit pareille à une arme menaçante.
Et ces nostalgiques du passé préconisent de manière urgente de sauver les racines communes, à savoir “les racines chrétiennes de l'Europe". Leur credo est “Nous respectons toutes les cultures, mais nous aimons avant tout notre propre culture.” Pour ce faire, face à un avenir économique incertain qui se dessine sur fond de crise, c’est le grand retour en arrière; aux valeurs traditionnelles, famille, patrie, regard nostalgique sur les colonies perdues. Ils rallient tous les déçus du rêve européen qui se transforme, pour eux, en véritable cauchemar.

Les déçus du post-communisme qui ont vu leur situation se dégrader après l’effondrement du bloc de l’Est. Donc, on préconise comme ultime remède le retour sur une Europe forteresse qui doit se protéger de l'islamisation, des Rroms assistés, de l’immigration en provenance de l’Afrique et de l’Asie. Empêcher en passant l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Choucroute contre döner kebab !

Retour aux vieux replis identitaires, Mussolini a son armée de nostalgiques qui ont réalisé des percées inattendues en Hongrie, en Roumanie, en Pologne, en Suède, en Finlande, en Italie, au Danemark, en Belgique, en Slovaquie et notamment aux Pays-Bas, où la haine de l'immigrant déclinée sur tous les tons par le Parti de la liberté a séduit... 17 % des électeurs.

Sortir de l’Europe à tout prix, rétablir les frontières, renvoyer les étrangers chez eux revenir à la religion On se souvient avec effroi des conditions de la naissance du parti nazi, crée dans un contexte de crise dans une l'Allemagne d'avant 1939. A défaut de “mythes mobilisateurs” on se fédère autour de la haine, du rejet, on se sent des affinités fortes avec ceux qui pensent comme nous, la haine a son propre langage, sa propre organisation, des groupuscules armés s’organisent, sont financés par des mouvements d’extrême-droite qui rejettent l’Union européenne et qui elle ne parvient pas à résister contre ces mouvements d’extrémistes, de fascistes au nationalisme exacerbé, au populismes primaire, tout pétris qu'ils sont de la peur des autres, du refus de l’immigration, du racisme crasse.

L’ Europe vire au brun, un brun douteux qui lui donne une coloration inquiétante sur fond de bruits de bottes qui résonnent et devraient nous inquiéter . La vigilance s’impose, mais il serait nécessaire, d’ores et déjà, de se préparer à contenir la vague de nouveaux millions de chômeurs qui pointe à l’horizon et offrir à cette Europe déliquescente, un programme social en phase avec la situation grave, avec une meilleure gestion des problèmes en lien avec le chômage et l’immigration pour ne pas définitivement faire le lit de tous les extrémismes.


Le tableau des formations extrêmes-droites :

Autriche :
Le FPÖ de Heinz-Christian Strache progresse à 13,1 % (2 sièges) alors que le BZÖ échoue à entrer au Parlement avec 4,6% des suffrages. Son Slogan «l'Occident aux mains des chrétiens”

Belgique :
L' extrême droite xénophobe et séparatiste du Vlaams Belang conserve 2 sièges avec 15,99% des voix.

Bulgarie :
Ataka, parti d'extrême droite très violent, anti-Rrom et anti-Turc qui a fait une percée avec 11,43% et 2 sièges. Ataka au Parlement européen a provoqué un scandale fin septembre en s’en prenant personnellement à une élue hongroise rom proposée au titre de meilleure parlementaire de l’année : « Dans mon pays il y a des dizaines de milliers de filles tziganes plus belles que cette honorable-là (…) Les meilleures d’entre elles sont chères - jusqu’à 5 000 euros pièce. »

Danemark :
Le parti du peuple danois(DF) obtient 2 sièges avec 15,3%.

Finlande :
Le parti populiste et anti-immigrés des "Vrais finlandais" est le grand vainqueur du scrutin (9,8%): 1 siège.

Grèce :

Le parti d'extrême droite (LAOS) poursuit son ascension avec 7,2% des suffrages : 2 sièges.

Hongrie :
Arrivée en force de Jobbik parti nationaliste et xénophobe qui obtient 3 sièges (14,77%). Qui multiplient les marches militaires.

Italie :
La ligue du Nord (alliée de Berlusconi) avec 9,50% des voix obtient 8 sièges.

Lettonie :
La droite nationaliste (TB/LNNK) avec 7,46% obtient 1 siège.

Lituanie :
Le parti Ordre et Justice (TT) obtient 12,55% et 2 des sièges sur les 12 revenant à ce pays balte.

Pays-Bas :
Le parti de la Liberté (PVV) de Geert Wilders enlève 4 des 25 sièges dévolus à ce pays (17,00%).

Pologne :
Droit et Justice (PIS) des frères Kaczinsky avec 29,5% des électeurs obtient 16 sièges.

Roumanie :
Le Parti de la Grande Roumanie (PRM) fait une percée à 7,20% et obtient 2 sièges. Son slogan «chrétiens et patriotes pour débarrasser le pays de ses voleurs».


Royaume-Uni :
Le British National Party fait pour la première fois son entrée à Strasbourg (6,50%, 2 sièges). La campagne de Nick Griffin portait sur "des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques".

Slovaquie :
La droite nationaliste et xénophobe du SNS obtient 5,56% et 1 siège.

Il est de notre devoir de résister pour contrer cette montée en force du néo fascisme, populiste et nationaliste.

Sources :
http://www.visa-isa.org/node/378

Plusieurs articles sur l'alliance des patriotes européens

20:48 | Lien permanent | Commentaires (45) | |  Facebook | | | |

04/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - L'Italie a presque tout faux !

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Le Commissaire français Jacques Barrot, chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité a estimé que le projet italien qui établit un délit d’immigration illégale n'était pas compatible avec la législation communautaire. La liste des griefs de la Commission à l'encontre de l'Italie est longue.

Bruxelles sermonne l'Italie

La nouvelle loi italienne sur l'immigration se heurte à un principe fondateur de l’Union européenne qui est celui de la liberté de circulation. Lorsque le gouvernement italien fait voter une loi qui prévoit d’introduire un délit d’immigration illégale - un délit puni de 5 à 10 000 euros d’amende - mais aussi lorsque ce délit peut s’accompagner d’une expulsion immédiate, alors la législation italienne se heurte au droit communautaire.

Pourquoi cela ? Tout simplement car des ressortissants de l’Union européenne peuvent très bien se trouver dans ce cas de figure. Par exemple avec des Roumains ou des Bulgares qui, pour la plupart, n’ont toujours pas le droit de travailler en Italie. De même avec les Roms qui, à l'évidence, sont visés par ce nouveau texte. C’est cette ligne rouge à ne pas franchir qu’a voulu indiquer hier le commissaire Jacques Barrot lorsque qu'il a déclaré que Bruxelles avait "signifié au gouvernement italien que la loi qui prévoit une augmentation de la peine pour les immigrés en situation irrégulière ne peut pas être applicable au citoyen communautaire. De même, nous avons indiqué au gouvernement italien que l'expulsion automatique des étrangers en cas de condamnation à plus de deux ans de détention n'est pas applicable non plus aux citoyens communautaires."

Demi revers

Finalement, c’est un demi-revers pour le gouvernement italien. Il ne sera certes pas question d’expulser ou d’enfermer des ressortissants de l’Union européenne se trouvant en Italie dans une situation irrégulière. Mais derrière cela, tout le problème de l’immigration illégale en provenance d’Afrique ou d’Asie reste entier. Et sur ce point, le gouvernement italien peut faire ce qu’il veut, ou presque.

C’est aussi une des raisons pour lesquelles la présidence suédoise de l’Union insiste pour une harmonisation des politiques d’immigration, du moins pour ce qui concerne les réfugiés et le droit d’asile.

Source : http://www.dw-world.de/dw/article/0,,4454054,00.html




Pour écouter Jacques Barrot

http://www.dw-world.de/popups/popup_single_mediaplayer/0,...

Pour visionner le salut fasciste de la ministre Michela Brambilla

11:20 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |