09/01/2009

Libre circulation – On a toujours besoin d’un Rrom à brandir !

Pour les “neinsager” de la libre circulation, les Rroms viennent à point nommé, et ils ressassent : “Ils vont nous voler, ils vont envahir le pays, voler nos enfants, nos poules et nos nains de jardin!”

Eh oui ! Alors on sourit, parce que les fameux “voleurs de nains jardin” s’ils avaient vraiment envie de venir , n’attendraient pas l’extension de la libre circulation, car ils circulent déjà librement et on constate , aujourd’hui, que leur nombre est portion réduite.

Donc la reconduction et l’extension à la Bulgarie et à la Roumanie des accords de libre circulation ne favorisera pas leur arrivée massive en Suisse. Mais pour certains qui pour moult autres raisons ne veulent pas de la libre circulation, ils sont très contents de brandir “l’épouvantail rrom” pour éveiller la peur et la peur comme tout le monde le sait est un sentiment subjectif qui arrive à s’emballer tout seul sans éléments objectifs concrets sur lesquels s’appuyer.


La Suisse serait comme une demoiselle grassouillette et boutonneuse pas folichonne pour deux sous et qui s’imagine que tout le monde la veut, que tout le monde la drague, que tout le monde la désire, alors qu’on passe sans même la regarder, dans une indifférence totale et absolue !






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05/01/2009

Un mémorial aux Tsiganes tués par les nazis


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L'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz en 1994. (Sipa)









La construction à Berlin d'un mémorial dédié aux Sinti et aux Roms tués par les nazis en Europe pendant la seconde guerre mondiale vient d'être lancée.



L'Allemagne va ériger un monument en mémoire des centaines de milliers de Tsiganes (Sinti et Roms) déportés et tués par les nazis en Europe. La construction a été lancée vendredi 19 décembre à Berlin, 66 ans après la signature par Himmler, chef des S.S, d'une circulaire désignant ce peuple comme "un ennemi biologique, de race étrangère et de sang étranger", et ordonnant leur déportation. Les S.S était une organisation paramilitaire nazie responsable d'effroyables massacres dans les pays occupés pendant la Seconde guerre mondiale. Sur les 700.000 Tsiganes que comptait l'Europe à l'époque, entre 250.000 et 500.000 d'entre eux ont été exterminés.

Prévu depuis 1992

Le projet a été laborieux à mettre en place, pour cause d'imprécision s'expliquant par la pénurie de documents. En Allemagne, sur 40.000 Tsiganes, 25 000 ont été tués, tandis que la France de Vichy les plaça dès octobre 1940 dans des camps d'internement.
Dans la typologie raciale nazie, les Tsiganes étaient classés comme une catégorie "hybride" dont la non-sédentarité caractérisait la "dégénérescence".
Ceci justifiait aux yeux du IIIe Reich leur stérilisation et leur déportation dans des camps. Ils y seront exterminés, comme à Auschwitz-Birkenau, ou livrés aux expériences médicales de chercheurs nazis, comme au camp du Struthof en Alsace.
Alors que le mémorial aux quelque six millions de juifs d'Europe ayant péri dans l'Holocauste trône depuis trois ans déjà près de la porte de Brandebourg à Berlin, la construction d'un monument aux Sinti et Roms se heurtait depuis longtemps à des désaccords entre différents représentants de la communauté concernée.
La décision du gouvernement allemand remonte pourtant à 1992, et toutes les conditions sont réunies de longue date pour cette construction: le financement de deux millions d'euros fournis par l'Etat fédéral, le terrain dans le grand parc central du Tiergarten face au Parlement et le projet de l'artiste israélien Dani Karavan.

Dispute sémantique

Mais une bagarre sans fin entre le président du Conseil central des Sinti et Roms allemands Romani Rose et la présidente de l'Alliance Sinti Natascha Winter sur le choix de l'inscription ont retardé la réalisation du mémorial.
M. Rose souhaitait une citation tirée d'un discours de l'ancien président allemand Roman Herzog évoquant "les Sinti et les Roms" tandis que Mme Winter exigeait que le terme "Tsigane" figure dans la dédicace.
En 1982, le Conseil central avait décidé de remplacer par Sinti et Roms le terme Tsigane, employé depuis 500 ans mais qu'il considère comme péjoratif. Or le terme Sinti exclut certains groupes des gens du voyage, tandis que Roms est souvent utilisé par les Tsiganes pour s'auto-désigner.
Finalement, les protagonistes ont tranché: chacun sera libre d'utiliser le terme Sinti et Roms pour désigner le mémorial, mais sur le monument même les victimes devront être définies comme le groupe ayant été poursuivi en tant que Tsiganes.
Un long débat qui se termine bien, comme s'en félicite le ministre de la Culture allemand Berd Neumann : "Ce fut un processus difficile mais désormais le mémorial va enfin pouvoir voir le jour ces prochaines années".
Sur un puits rempli d'eau sombre sera également inscrit un poème de l'Italien Santino Spinelli, intitulé

"Auschwitz": "Visage effondré/Yeux éteints/Lèvres froides/Silence/Un cœur déchiré/Sans souffle/Sans mots/Pas de larmes".

Source - Nouvelobs.com - BERLIN - 19.12.2008 | 08:34

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24/12/2008

SILVIO - CRABE OU SUPERMAN ?

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L’Italie sous la plume du journal Libero, pourtant bien disposé à l’égard son président, le prévient “Silvio, cesse de faire le crabe !” , c’est-à-dire effectuer des pas de côté et des pas en arrière. Pour chaque décision prise Il Cavaliere tergiverse, hésite, ne paraît pas si sûr de lui, voire pas du tout. Il annonce des réformes, fait marche arrière.

Et heureusement pour les Rroms, il a annoncé des réformes puis a dû faire le crabe n’étant pas seul à peser dans la balance. L’Eglise s’y est opposée , la Commission européenne par deux fois a agi en contre-pouvoir de la volonté “césarienne” du Cavaliere. Par deux fois elle a opposé son veto à deux propositions : les peines de prison pour “délit d’immigration” et l’expulsion des Rroms du territoire italien.

Mais Silvio Berlusconi dans le fond se voit comment ? Après Césare, il se déclare prêt à devenir président sur le modèle français, un président italien aux pouvoirs renforcés et directement élu par le peuple. Dans ses propres troupes, on l’invite à baisser le ton, le dirigeant de la Ligue du Nord et ami du Cavaliere, fervent partisan du fédéralisme en Italie désapprouve, Silvio s’exécute.

Puis finalement Silvio qui veut absolument impressionner a eu la bonne idée de suspendre Superman en bas de son hélicoptère arborant un masque montrant ses traits et avec ce triste pantin bleu suspendu au bout d'une corde, il a atterri dans le jardin de sa résidence secondaire à Naples, tout ceci pour faire une sacrée bonne surprise à son petit-fils.

Le petit-fils en est resté “bouche bée” et nous avec !

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02/12/2008

Mendiante en raison de sa pauvreté

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"On ne peut criminaliser des conduites qui entrent dans la tradition culturelle d'un peuple". Une mère rom initialement condamnée pour esclavage envers son bébé et son enfant de 4 ans a été jugée innocente par la cour de cassation italienne.



La cour de Cassation italienne estime qu'une mère rom qui mendie dans la rue avec son enfant de 4 ans ne peut être condamnée pour "esclavage" car "une telle conduite fait partie de la tradition culturelle d'un peuple", selon une décision rendue publique vendredi.

La décision de la cour a été immédiatement critiquée à droite comme à gauche de la classe politique italienne, relève samedi la presse italienne.

La décision de la cour de Cassation casse un jugement de la cour d'Appel de Naples condamnant à 5 ans de prison une mère de famille Rom qui mendiait dans les rues de la ville de Caserta, au nord de Naples, avec un bébé dans les bras et son enfant de quatre ans à ses côtés.

Mendiante en raison de sa pauvreté

Selon les juges de la Cassation, l'accusation d'esclavage ne pouvait être retenue contre la mère car elle ne faisait pas partie d'un gang d'exploitation de mineurs mais "mendiait en raison de sa pauvreté". En outre, elle ne le faisait que de 09H00 à 13H00 préservant ainsi un minimum de liberté à son enfant.

Enfin, selon les juges de la Cassation qui ne retiennent éventuellement contre la mère que l'accusation de mauvais traitements à enfant, on ne peut "criminaliser des conduites qui entrent dans la tradition culturelle d'un peuple".

En première instance, Mia, la mère rom, avait été condamnée à 6 ans de prison pour "réduction en esclavage" et "mauvais traitements" de son enfant. En appel, la peine avait été réduite à 5 ans car n'avait été retenue contre elle que l'accusation d'esclavage.

Source : actu24.be

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30/11/2008

LES RROMS, CITOYENS D'EUROPE



SEMAINE DE L'EGALITE- Les discriminations, c'est non !

Les Rroms, citoyens d'Europe

Conférence organisée par le MRAP 93

jeudi 4 décembre - 18h-22h30
St-Denis - Bourse du Travail




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26/11/2008

LA RADIO PADANIA LIBERA : La radio nazi-llarde !!!

Qui sait où c’est la Padanie ? C’est la région où se réfugieront tous les xénophobes italiens, haut lieu de la Ligue du Nord. Padanie en référence au nom donné à l'entité que constitueraient les provinces dissidentes en cas d'éclatement de l'Italie, elle s’est dotée d'une chaîne de télévision (Telepadania) et d'une radio (Radio Padania Libera), elle a sa propre équipe de foot, élit sa Miss Padania- Et sa radio pour autant qu’on puisse appeler cela une radio, diffuse en continu des messages de haine raciale. Son animateur Léo Siegel est poursuivi pour propos haineux tenus lors d’une émission sur “Les Rroms, le peuple en trop” . Impossible de retranscrire tout ce qui s’est dit lors de cette émission au risque de salir le clavier.


Pour en savoir plus : les Hébreux, les Rrom et le signor Siegel
http://www.gadlerner.it/2008/10/21/gli-ebrei-i-rom-e-il-signor-siegel.html

Merci Luzia pour l'information

23:13 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

08/11/2008

Les gendarmes mendient 90 cts auprès des Rroms



Les Roms n´ont pas délaissé Genève. A l´approche de l´hiver, ils sont encore entre 20 et 60, selon les estimations. Cela malgré la panoplie de mesures policières, sanitaires et sociales prises mi-novembre 2007 par les autorités pour compliquer la vie des mendiants, et malgré la loi rendant la mendicité amendable votée le même mois.

La police avait alors affirmé qu´elle aurait d´autres priorités que de faire la chasse aux mendiants. Depuis, en une année, les agents sont néanmoins intervenus plus de 2200 fois pour verbaliser des Roms ou leur demander de se déplacer. Environ 1100 amendes leur ont été distribuées, a indiqué Eric Grandjean, porte-parole de la police.

Saisie de 90 centimes

Me Dina Bazarbachi, de l´association de défense des Roms MESEMROM, s´insurge contre ce "harcèlement" de la part des gendarmes. Elle s´érige aussi contre les saisies d´argent que les policiers effectuent à titre de garantie, au vu des faibles chances que les mendiants paient effectivement les contraventions.

Le plus souvent, les Roms n´ont rien sur eux, ou des sommes dérisoires. Selon M. Grandjean, pour éviter de se faire confisquer leur pécule, ils organisent des ramassages d´argent. Quatre fois sur cinq, les agents ne peuvent rien prélever. Pour Me Bazarbachi, la police ne leur fait cependant aucun cadeau: "Dans un cas, la saisie s´est montée à 90 centimes".

Les conditions de séjour des Roms à Genève se sont aussi péjorées. "Ils ne peuvent plus dormir sous les ponts, car la police les en chasse", affirme l´avocate. L´an dernier, pour passer la nuit, ils se regroupaient dans deux campements de fortune installés sous des ponts enjambant l´Arve. Ils en avaient été délogés le 16 novembre 2007.

Nuits dans les parcs

Les Roms dorment désormais par petits groupes dans des parcs, à l´air libre, confirme Philippe Bossy, responsable du secteur "exclusion" de la Ville de Genève. Avec l´hiver, ils pourront bientôt passer la nuit dans l´abri PC des Vollandes, qui rouvrira ses portes le 14 novembre. Destiné à tous les sans-abri, il offre une centaine de places.

Point positif selon Dina Bazarbachi: "On nous a promis qu´en cas de grand froid, les Roms pourraient y rester plus longtemps que les dix jours normalement admis". Et un second abri ouvrira en cas de forte affluence, explique M. Bossy, comme l´hiver dernier, où une structure de 40 places avait été mise spécialement à leur disposition.

La fréquentation de l´abri devrait permettre de connaître plus précisément le nombre de Roms présents à Genève. Selon Philippe Bossy, les structures d´accueil de jour de la Ville recensent 50 à 60 personnes issus de cette communauté. Un nombre "comparable ou un peu inférieur" à la même période l´an dernier.

MESEMROM repart au combat

De son côté, la police estime qu´ils sont entre 40 et 50. Pour Mme Bazarbachi enfin, ils seraient plutôt une vingtaine. C´est en tout cas le nombre de personnes qui ont assisté à une fête organisée pour eux par MESEMROM le mois dernier.

Même si Genève ne leur offre de loin pas un séjour paradisiaque, les Roms continueront à venir. "Ils n´ont pas le choix", résume l´avocate. MESEMROM s´active toujours sur le plan juridique pour améliorer leur sort. L´association présentera ces prochains jours une "action coup de poing" portant sur la légitimité des amendes.
(source Le Matin)

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07/11/2008

Solidarité avec les Rroms italiens de Gaggiano

LPRC de Gaggiano et le Groupe EveryOne invitent les antiracistes et toutes les personnes qui croient dans la valeur des droits humains à opposer des voix indignées vis-à-vis des autorités de la commune de Gaggiano (Milan) qui prévoit l'expulsion des familles Rrom qui vivent à San Vito. Il y a quelques jours , en effet, la Commune de Gaggiano a communiqué l ordre d’expulsion aux groupes familiaux de la petite communauté Rrom, qui vivent là depuis plus que dix ans.

Le groupe est composé environ de 20 personnes dont au moins 10 mineurs. Les enfants fréquentent les écoles et leur futur est maintenant entièrement incertain. Nombreux parmi eux ont la nationalité italienne et en sont propriétaires de leurs bouts de terrains.

De fait, en réalité, les Rrom de San Vito auraient acquis le droit à la propriété ou au moins à l’usufruit viager de terrains et d’habitations, jamais remis en discussion jusque là, mais la haine raciale a radicalement changé les choses et peut-être aussi la spéculation immobilière sauvage y est pour quelque chose, un précédent à Naples nous en persuade.

Ces constructions précaires tout de bois sans eau courante et sans lumière n'ont jamais fait l'objet d'une volonté politique d'amélioration des conditions de vie en plus de 10 ans. Les femmes y font encore la lessive à la main comme au siècle passé.


Les enfants fréquentent les écoles et ceci grâce à la bonne volonté de quelques de maître qui maintenant se mobilisent contre la tentative d'expulsion.

Le Noyau PRC de Gaggiano et le Groupe EveryOne demandent aux Institutions d’obéir aux obligations d’assistance et d’inclusion, comme prévu dans la Constitution, par les Directives européennes et les réglementations internationales sur les droits humains. En l'espèce, il y urgence humanitaire face à laquelle nul ne peut déroger.
Deux poids, deux mesures, on détruit un camp pour construction abusive de quatre baraquements tandis que des constructions et des palais se construisent sous la barbe des règlements communaux et en toute impunité.


Le Noyau PRC et le Groupe EveryOne feront tout leur possible pour arrêter cet véritable acte de prévarication, en mettant en évidence l'incapacité d’une administration à ne rien faire pour améliorer la vie de ces personnes menacées d'expulsion. Les enjeux sont purement politiques et la droite veut s'attirer ainsi des voix sur le dos des Rroms.

Avec ce nouveau cas, on assiste à une tragédie humaine, le Noyau PRC et le Groupe EveryOne s’apprêtent à dénoncer de graves abus contre le peuple Rrom en vue de le soumettre à la Cour Européenne pour les Droits Humains et à la Cour Pénale Internationale.

On a besoin de votre mobilisation, de l'engagement de tous ceux qui croient encore en une société qui accueille les plus faibles et qui considèrent la solidarité, l’accueil et l’échange culturel comme un choix de civilisation qui apporte ouverture et enrichissement.

Petition de solidarité avec les Rroms Italiens

Signez la petition vite !

http://www.petitiononline.com/gagrom/

A la Commune de Gaggiano ; à la préfecture de Milan ; au Ministère de l'intérieur ; au Parlement Européen ; à la Commission Européenne ; à la Cour Européenne des Droits Humains ; CERD - United Nations

Pétition contre l’expulsion des Roms de Gaggiano, qui provoquerait une tragédie humanitaire


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24/10/2008

Maroni "Le Bousier" - Après le recensement des rroms venu le temps des expulsions





APRES LE RECENSEMENT DES RROMS VOILA VENU LE TEMPS DES EXPULSIONS


Les rroms qui seront “autorisés” à rester en Italie vivront dans des “villages équipés” – eau, lumière, sanitaires et ramassage des détritus. Si ils sont réalisés sur le modèle français, en réalité ces villages sont des prisons avec gardiens à l'entrée qui surveillent les mouvements de tout un chacun.

Tous les autres camps seront voués à la destruction et aucun autre camp sauvage autorisé. Ainsi en a décidé Maroni “Le bousier”. En réalité sur 167 camps, 124 ont été déclarés campements sauvages et seuls 43 sont autorisés.
Il est intéressant de constater que malgré la position de la Commission européenne contre l’ ordonnance de protection civile qui a abouti au relevé des empreintes digitales, rien n’a été modifié depuis.
Selon Maroni tout est doit être fait avant mai 2009. Nombreux sont déjà les Rroms qui ont quitté l’Italie pour l’Espagne, la France et la Suisse.

Sandro Gozi,chef du groupe du Pd à la commission politique européenne à la Chambre italienne prévient Maroni :”ce n’est pas en défiant la commission européenne qu’on pourra résoudre le problème rrom, ce n’est pas en négligeant les règles européennes que nous pourrions défendre notre intérêt national en matière de sécurité.” Il nous faut comprendre quelle est la ligne du gouvernement en matière de libre-circulation des citoyens communautaires. Et de conclure, actuellement nous assistons à une série de mesures contradictoires.

Source Unita.it - traduction libre





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Le paquet sécurité est à Maroni ce que la boule d'excrément est au coléoptère coprophage. Appelé communément bousier, il fabrique et roule des boulettes d'excrément mêlé à de la bouse et grâce auxquelles il survit. Notre "bousier" Maroni trempe sa boule sécuritaire dans tout ce qu'on peut imaginer d'horrible, mais de ce paquet, il en vit.
Assis dessus à la rouler dans toutes les boues inhumaines, nauséabondes, si on la lui enlève, il est mort politiquement.

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19/10/2008

MARONI "LE BOUSIER"

Roberto Maroni, le cancre, a reçu son zéro pointé comme on l’avait prévu. La Commission européenne lui renvoie sa copie et lui refuse deux des mesures phares du “paquet sécurité” – L’expulsion des Rroms et la peine de six mois à quatre ans de prison prévue pour “délit d’immigration” sont des lois jugées contraire aux lois européennes.

Maroni (dit Bobo) subit un revers politique. Maintenant, il se rabat sur le « permis de séjour à points », 10 points au départ et l’immigré les perd en cas de délit jusqu’à son expulsion dans le cas où il les perdrait tous.
Dans ses propres rangs, des voix s’élèvent dont celle d’Alessandra Mussolini qui évoque « une motion raciste », « un risque d’apartheid » pour les classes d’immigrants que prévoit Bobo dans son délire xénophobe.



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Le paquet sécurité est à Maroni ce que la boule d'excrément est au coléoptère coprophage. Appelé communément bousier, il fabrique et roule des boulettes d'excrément mêlé à de la bouse et grâce auxquelles il survit. Notre "bousier" Maroni trempe sa boule sécuritaire dans tout ce qu'on peut imaginer d'horrible, mais de ce paquet, il en vit.
Assis dessus à la rouler dans toutes les boues inhumaines, nauséabondes, si on la lui enlève, il est mort politiquement.


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17/10/2008

FASCISME EN ITALIE : LES CLASSES ARYENNES !



La Ligue du Nord signe et persiste. Les classe de l'intégration qui devraient s'appeler "classes de non-intégration et d'exclusion" est une preuve supplémentaire de l'avancée fasciste en Italie et de son programme de xénophobie et d'exclusion.

Le 15 octobre, à 10 voix et une abstention près, la motion, appelée « classes d'intégration » par la Ligue du Nord, a été approuvée.

Selon l'analyse de Roberto Malini de EveryOnegroup association qui lutte contre la discrimination et pour les Droits de l'Homme (et de la Femme):

« Ces « classes d'intégration » seront réservées aux élèves étrangers qui échouent aux tests des classes ordinaires. Il s'agit d'un événement à ne pas prendre à la légère, à savoir la mise en place, de la part des institutions italiennes, de mesures relevant d'idéologies délirantes, de nature raciste et xénophobe qui, il y a quelques années encore, étaient l'apanage des néonazis ou de nostalgiques de l'époque des lois raciales fascistes.

Pendant les débats, le chef de groupe de la Ligue du Nord, Roberto Cota, inspiré par Umberto Bossi, présent à ses côtés, a fourni une justification de la proposition de la Ligue : il faut éviter d'inscrire les enfants étrangers après le 31 décembre pour ne pas bloquer le déroulement du programme, et donc créer les classes provisoires ou d'intégration, pour empêcher l'effet « retardateur » des enfants étrangers sur les enfants aryens… pardon, italiens. Enfin, si l'on renverse les termes du problème réel, le nombre d'étrangers dans une classe doit être proportionnel au nombre d'Italiens, afin d'éviter que ne se créent des classes d'étrangers dans lesquelles « il n'y aurait évidemment plus de place pour les élèves italiens. »

Les « classes juives nationales » et les « classes pour étrangers » ont été instituées par le régime nazi. Un pourcentage maximal d'élèves « non aryens » de 1,5 % fut également fixé à l'époque par le décret contre la surpopulation des écoles allemandes. Goebbels déclarait que la propagande était un art, et qu'il n'était pas important de savoir si elle exprimait la vérité. Aujourd'hui, c'est Bossi, par la voix de Cota, qui déclare : « Les classes d'intégration sont un instrument visant à prévenir le racisme et à permettre une véritable intégration ».

Il est évident que l'Italie sombre de plus en plus dans la haine raciale, d'une manière toujours plus méprisable. Comme sous les régimes de Mussolini et d'Hitler, un autre « mythe » considéré comme inviolable, est tombé : celui de l'intégrité de l'enfance. Il suffit de visiter un camp rrom pour comprendre en quoi l'intolérance a rendu les autorités et la grande majorité des Italiens insensibles, voir cruels, envers les ethnies « indésirables ». Les « classes pour étrangers », si l'idée se concrétise, détruiront la culture de la tolérance et renforceront les bases de l'idéologie raciste : à partir des pogroms institutionnels, on arrivera bientôt à l'affirmation d'une véritable « culture de la race », début de la fin d'une démocratie et d'une société reposant sur les droits humains et civiques.

Source Cafebabel.com

Traduction Charlotte Monnier, révision cafebabel.com


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16/10/2008

Kosovo: l'ODM prévoit le renvoi de Rroms et de musulmans

L'Office fédéral des migrations (ODM) veut renforcer la pratique de l'asile et du renvoi pour les minorités du Kosovo. Cette mesure intervient plus de sept mois après la déclaration d'indépendance de la province serbe.

Les Roms serbo-albanais* et les musulmans slaves sont notamment concernés, a-t-il été rapporté vendredi soir dans le magazine de la télévision alémanique SF "10vor10". Au début de l'année un danger de discrimation était encore présent pour ces groupes mais la situation a désormais changé, a indiqué le porte-parole de l'ODM, Roman Cantieni. Leur statut doit à nouveau être examiné.

L'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) a elle critiqué cette décision. Un tel changement est prématuré et les conditions de vie pour les proches de minorités au Kosovo sont encore précaires, a mis en garde le porte-parole de l'OSAR, Yann Golay, également lors du magazine "10vor10".


(ats / 11 octobre 2008 01:28)

* L'expression "Rroms serbo-albanais" ne veut absolument rien dire. Les Suisses auraient-ils consommé toute leur précision dans les montres? (commentaire Voix des Rroms)

(Source : Organisation suisse d'aide aux réfugiés, Bern le 19 octobre 2005 )

Pendant les bombardements de l’OTAN et après le repli des troupes serbes en
1999, les communautés rroms avaient subi des expulsions, des meurtres, des viols et
des confiscations de propriétés. Sur un nombre initial de 150'000 Roms/Ashkali/
Egyptiens, il n’en est resté que 30'000 à 35'000 au Kosovo. En mars 2004, de violents
affrontements interethniques ont à nouveau éclaté. Plus de 4000 Serbes, Ashkali
et Rroms ont été chassés. Près de la moitié des personnes déplacées en 2004
n’ont pas encore pu regagner leur domicile.
Selon une estimation du HCR, la situation reste dans l’ensemble fragile et imprévisible
au Kosovo. Pour 2005, on ne peut pas exclure un renversement de situation et
un regain de violence. La MINUK estime que la sécurité s’est améliorée, mais
qu’elle reste fragile.
Kosovo n’est pas prêt à admettre les communautés rroms. Les problèmes que pose
l’hébergement de ces gens ne sont pas résolus, soit parce que leurs maisons ou
quartiers sont encore détruits, soit parce que leurs logements sont occupés et que
les intéressés ne peuvent pas prouver leurs anciens droits de propriété. Des conflits
avec les occupants des logements ou avec les voisins sont souvent programmés
d’avance. Les centres d’hébergement collectifs qui ont été aménagés après la
guerre pour remplacer provisoirement les maisons et appartements détruits sont
toujours habités par des membres des communautés roms.
Enfin, malgré les problèmesde saturnisme et des risques sanitaires constatés depuis l’an 2000, les
camps du nord de Mitrovica n’ont toujours pas été évacués, ce qui prouve
qu’aucune solution satisfaisante n’a été apportée aux problèmes d’hébergement.
Rien n’indique que les dangers guettant des rapatriés après le retour puissent être
reconnus et évités, ni que les personnes vulnérables trouvent un quelconque soutien
d’un côté ou de l’autre dans le cadre des rapatriements forcés d’Ashkali et
d’Egyptiens que l’Allemagne organise à destination du Kosovo depuis mai 2005.
D’après les informations recueillies par le Global IDP-Project6, il est arrivé que la
MINUK ne soit pas informée de certains rapatriements ou seulement trop tard. Les
organisations internationales n’ont pas les ressources et capacités d’évaluer les
risques sur une base individuelle, ni d’étudier la situation après le retour. Même le
transport de l’aéroport de Prishtina au lieu de destination n’est pas organisé. La
seule possibilité d’hébergement consiste généralement à s’entasser dans les logements
déjà bondés de proches. Le gouvernement kosovar (PISG) estime que le sort
des rapatriés n’est pas du ressort de sa propre administration, car il n’a pas été impliqué
dans l’accord conclu avec l’Allemagne. Ni les organisations internationales, ni
les autorités kosovares ne se voient ainsi en mesure d’assister les rapatriés pour les
questions de logement, d’aide sociale, médicale ou psychologique ou pour la reconstruction
des maisons détruites.




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02/10/2008

Au-delà de la question rromani

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Marcel Courthiade
Professeur à l'INALCO,
responsable des études linguistiques Rromani,
Commissaire à la langue et aux droits linguistiques de l'union Rromani internationale, Paris


Au-delà de la question rromani

Les tentatives de négation de la langue, de l’identité, du patrimoine des Rroms ne sont pourtant pas isolées dans le monde, bien d’autres peuples en sont aussi victimes, et en réalité les racines de cette entreprise rejoignent des questions vitales qui dépassent très largement le cadre rrom : c’est la généralisation de la machine à broyer les cultures imaginée par David Rothkopf qui préconise de laminer la diversité linguistique pour assurer la « paix du businessman » ? En ce sens il y avait des précurseurs fameux, parmi lesquels le général Franco, comme le rappelle Víctor Gómez Pin : « Concrètement, la langue catalane fut exclue de tout usage officiel et limitée exclusivement à la sphère domestique. N’étaient tolérés que les éléments de la culture susceptibles d’être canalisés vers le registre folklorique, comme la danse et la musique traditionnelles, homologuées par la propagande officielle en manifestations régionales de l’Espagne unie ».
Le traitement que le nord de l'Europe cherche à imposer pour le rromani diffère fort peu de la position de Franco sur le catalan et l'euskera. A ce titre une solidarité de résistance de tous les locuteurs de langues minorisées s’impose car l’enjeu dépasse de loin la simple affirmation d’une langue même si elle est le patrimoine de 15 millions de Rroms dans le monde et à vrai dire trésor pour l’humanité entière. Car la résistance est possible.


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29/09/2008

Tsiganophobie et négation de l’identité rromani

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Marcel Courthiade
Professeur à l'INALCO,
responsable des études linguistiques Rromani,
Commissaire à la langue et aux droits linguistiques de l'union Rromani internationale, Paris








(suite LE RROMANI : UNE LANGUE PAUVRE ET NUE ?)

En effet, on ne compte plus les formes, patentes ou, plus souvent, maquillées en politiquement correct, que prend la tsiganophobie. Or, comme la langue rromani – qu’elle soit effectivement en usage dans une communauté ou bien que ne subsistent plus que quelques mots avec le souvenir d’ancêtres qui la parlaient (comme dans les paggerdilectes), est l’un des piliers essentiels de l’identité rromani, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elle soit la cible des attaques les plus diverses et les plus sournoises.
L’existence d’une langue qui, spécifique au peuple rrom, continue de s’épanouir près de mille ans après son exode initial de la vallée du Gange, témoigne de l’unité originelle de ce peuple – malgré comme nous l’avons vu des différences d’une région d’Europe à l’autre. Cette unité n’est en soi bien entendu ni une valeur ni une contre-valeur. Elle est une simple donnée historique mais bien des gaзés , qui de par leur culture associent l’idée d’unité à celle de domination – comme c’est le cas des États prétendus modernes, redoutent que la conscience de cette unité ne conduise le peuple rrom à la tentation d’en dominer d’autres ou du moins, par la réalisation d’une force politique, de se mesurer à l’ordre établi. Il est clair pourtant que la domination est une perspective bien étrangère à la tradition rromani, puisque jamais les Rroms n’ont cherché à "tsiganiser" le monde. Le rêve d'assimilation est au contraire un trait des puissants du moment, comme ceux qui aujourd'hui, de la politique au commerce et de la sécurité au spectacle, cherchent à uniformiser le monde pour le réduire en un vaste gisement de consommateurs (tout en prétendant promouvoir la diversité et la démocratie, celles des apparences). La culture rromani, bien perçue et comprise, est en effet un véritable défi subversif à l'alignement de la planète sur le modèle européen urbain technocratique et consumériste, qui se croit aboutissement mirobolant mais n'est qu'un épisode parmi d'autres de l'histoire du monde.
Ainsi derrière le mépris toujours très présent vis-à-vis des Rroms, on observe chez bien des autorités en place une forte inquiétude de rencontrer un obstacle à leurs desseins, ce qui entraîne de leur part un refus obstiné de reconnaître aux Rroms une identité ethnoculturelle et linguistique propre, refus qui cherche à transformer la totalité de ce peuple en une masse de miséreux, d’exclus, de marginaux, "d’asociaux et d’antisociaux ", et en fin de compte de délinquants et/ou de victimes par atavisme et donc par prédestination inéluctable. Pour motiver cette approche, la manipulation est simple : il faut ignorer les 30 ou 40% de Rroms qui vivent en bonne harmonie avec le reste de la société, ce qui se fait en leur déniant leur identité rromani et en prétendant que les « vrais Rroms » sont ceux qui correspondent au stéréotype du tsigane miséreux, marginal, bourru, analphabète et indomptable – mais si libre et si attachant ! Ceux-là, ces Rroms conformes au cliché, ceux que les peuples d’Europe n’ont cessé de rejeter, il suffit de les amalgamer avec la partie misérable d’autres peuples, de préférence mal définis (car longtemps n’ayant pas été jugés « dignes » de reconnaissance – comme les Balkano-Egyptiens ou Ashkali, les Moéso-Roumains, Rudars ou Băieşi/Beás, parfois d’autres groupes, qui peuvent être germaniques ou celtes) et de rebaptiser « tsigane » le cocktail ainsi obtenu – sous prétexte de réalisme. La dénégation du terme « rrom » au profit du mot « tsigane », issu d’un très vieux malentendu des paysans d’Europe du sud-est et transmis de génération en génération comme insulte, facilite grandement ce tour de passe-passe. Or, ces diverses populations, qui ne sont pas rrom mais d’origines différentes, ont aussi des langues différentes et cette disparité des parlers est reprise comme argument pour nier l’existence nationale du peuple rrom – et des autres groupes par la même occasion. En outre les pratiques politiques inspirées par une telle vision des choses rassemblent ces divers peuples dans des activités humanitaires communes censées les aider, ce qui impose aux participants l’usage exclusif entre eux de la langue majoritaire de l’Etat de résidence. Une telle situation présente pour les autorités en place un multiple avantage :
- la dimension linguistique, culturelle et ethnique, c’est-à-dire le patrimoine et toute la richesse apportés par les intéressés est escamotée au profit d’une dimension strictement (a)sociale, donc dépréciative, mais moins susceptible de donner naissance à des revendications de reconnaissance – il est bien plus facile de répondre à des demandes d'ordre strictement social par quelques chèques ;
- tous les débats entre ces groupes ont lieu dans la langue dominante, ils sont donc plus faciles à surveiller et à réorienter par d’éventuelles interventions plus ou moins furtives des organisateurs ;
- même sans intervention extérieure, ils se déroulent alors selon la pensée dominante et dans ses catégories, ce qui conforte les autorités dans le bien-fondé de leur approche conceptuelle ;
- aucune des langues ainsi muselées ne peut profiter de cette occasion pour étendre son espace d’expression aux questions traitées dans ces débats, pour enrichir sa réflexion et s’affirmer, ce qui établirait une communication entre le monde de la citoyenneté active et celui de la vie traditionnelle de la communauté, remettant en cause les directives de démocratie formelle bien en place ;
- enfin, il est très facile d'obtenir de ces groupes perçus comme tsiganes mais qui ne sont pas Rroms (même s'ils sont rebaptisés "Rroms" pour la circonstance politiquement correcte) des déclarations sur leur absence de préoccupations vis-à-vis de la langue rromani, laquelle n'a en fait jamais été la leur. Il n'y a plus qu'un pas pour déduire de leur indifférence que ces "Rroms", nouvellement fabriquées – et donc par extension tous les Rroms, n'ont aucun attachement au rromani. C'est un peu comme si l'on demandait à des travailleurs turcs d'Allemagne quel est leur souci concernant l'allemand littéraire et devant leur indifférence, en déduire que les Allemands ne sont pas attachés à l'allemand.
A la rescousse du vieux divide et impera se précipite son petit frère, non moins pernicieux, confunde et impera !

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27/09/2008

Hola soy rumano !

Saatchi & Saatchi a reçu pour mandat, du gouvernement roumain, de lancer une campagne publicitaire qui s'étalera sur trois mois pour améliorer l'image des Roumains en Espagne, puis elle sera diffusée en Italie.

Il sont 500'000 en Espagne, reconnus comme excellents travailleurs, appréciés pour leurs qualités, leur sérieux.
Alors pourquoi une campagne ?


Les profils choisis pour la pub font sourire:

La belle doctoresse Ana Neacsu qui vous donne à tous envie d'être très malades et emmenés en ambulance
George qui connaît mieux la ferme que son patron, grand producteur de jambon.
Florin Iancu qui accueille les clients de l'hôtel et leur fait découvrir l'hospitalité espagnole.



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Il s'agissait selon les diplomates roumains à Madrid de "lifter" l'image des Roumains . « Des stéréotypes et préjugés ont été crées par l’image déformée transmise par le discours médiatique qui se concentre surtout sur des faits divers négatifs mais isolés et qui ne représentent pas la communauté roumaine qui vit et travaille sans problème, bien intégrée dans le tissu social espagnol. »

Peut-être que dans cette ambiance anti-rrom, le gouvernement roumain a décidé de séparer le grain de l'ivraie. Montrer les travailleurs acharnés et qui réussissent contre la bande des sans-travail, les exclus des rouages de l'intégration; ceux qui alimentent les faits divers propres à la pauvreté.

Les collectifs rroms étaient stupéfaits de ne pas avoir été invités à participer au concept de la campagne. On leur a poliment répondu qu' elle n'est pas faite pour vous, mais pour les Roumains, vous les Rroms vous ne représentez que le 10 % des Roumains en Espagne et qui semblait dire : Vous. on vous connaît déjà bien.
Le Président de la Fédération des associations de Roumains en Espagne, Miguel Fonda s’inquiète également d’un éventuel retour de
boomerang :

« Les immigrés sont les premiers touchés par la crise et il est donc assez discutables de les présenter seulement comme des leaders. On aurait pu aussi montrer des gens plus humbles. »

La pub semble avoir raté sa cible et engendre une autre discimination qui sous-entend :"Surtout ne nous confondez pas avec les Rroms Roumains!" - Nous, nous sommes les Roumains blancs et travailleurs !

http://www.holasoyrumano.es/campaign


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