26/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - La rébellion des hors-la-loi Magyar Gàrda

le-sitting-encadre-de-la-garda.jpgVictimisée par la décision de la Cour d’appel de Budapest qui a exigé sa dissolution, Magyar Gàrda deux jours après a réussi un gros “coup” - du moins médiatique - en arrivant à réunir autour d’elle quelques milliers de sympathisants, dans un espace surprise qui gêna particulièrement les opérations policières.
Quelques 200 membres sont d’abord arrivés “en civils” pour ensuite se vêtir à la manière des Croix Fléchées. Entourés d’un nombre important de supporters parés de toute la panoplie de l’extrême droite hongroise (masques à gaz sur crânes rasés, drapeaux Arpad, Grande Hongrie représentée partout) tout ce beau monde a commencé à manifester de façon provocatrice envers la clientèle du bar (jets de divers objets, insultes homophobes et antisémites pour la plupart).
Depuis la décision de justice qui interdit les rassemblements de la Garda, cette manifestation était bien sûr anticipée par les forces de l’ordre… enfin presque.. La police anti émeute a donc réagi, mais un peu tardivement, pour voir à son arrivée un charmant sitting pacifique de bonshommes en blanc et noir, tous coudes soudés entonnant des hymnes pour réveiller la nation hongroise.

Une demi-heure plus tard, les policiers ont reçu l’ordre d’éparpiller la foule, voire de la repousser, tout en devant extirper les hors-la-loi de la Magyar Garda. Cela a pris plus de 4 heures, avec au final 17 blessés légers (principalement par les gaz lacrymogènes), et 200 personnes interpelées, parmi lesquelles figurait le président du Jobbik Gabor Vona, remis en liberté dès le lendemain. Entre les touristes badauds interloqués par les saluts nazis et les provocations plus ou moins violentes à l’encontre de la police, on sentait tout de même une tension plus que palpable. Insolite enfin, l’endroit choisi par la Garde pour sa démonstration : Gödör Klub, haut lieu de la musique tsigane et balkanique, qui quelques heures plus tard fêtait la soirée Balkan Beat du mois…

SOS Hungarian GIPSY - No more Magyar Gàrda !





Sources hu-lala.org


http://www.hu-lala.org/?p=915

Autre article à ne pas manquer Les liaisons dangereuses de la police avec l'extrême-droite
http://www.hu-lala.org/?p=563

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10/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - ATAKA en Bulgarie

edeuro01-1.jpgAtaka (attaquer en français) est un mouvement d’extrême-droite bulgare, 4 ème force parlementaire animée de discours turcophobes, anti-tziganes, homophobes et antisémites et qui a obtenu deux sièges aux élections européennes avec 12 % des voix - ainsi les nationalistes d’Ataka auront 21 députés avec 9,37%, une nette progression par rapport à 2005 où la formation de Volen Siderov n’atteignait pas les 9 %. Une progression déjà perceptible lors des dernières élections européennes : Même s’il a perdu un siège et a baissé en pourcentage, le nombre de suffrages obtenus par Ataka a augmenté en juin 2009 par rapport à mai 2007 d’environ 32.000 voix. Les ethno nationalistes et ultra populistes ont la haine en poupe et la manipulent si bien.
Ataka a fait sa campagne sur le dos de la minorité tzigane (4,2%) , bouc émissaire de l’insécurité en Bulgarie selon les membres de ce mouvement ultra fasciste, alimentant à souhait le racisme sous-jacent qui a toujours existé en Bulgarie. Siderov est allé jusqu'à proposer de "faire du savon" avec les Rroms, message clair d'extermination dont ils furent victimes sous les nazis. Il est tout aussi virulent contre les Juifs et leurs supposés « complots », maniant tous les clichés d’un antisémitisme d’importation ouvertement raciste et antisémite.
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Le Pen reste pour Siderov un modèle à suivre et celui-ci le soutient dans ses campagnes virulentes, sur le modèle de son homologue, il scande des slogans haineux : « Purge ! Révision ! Châtiment ! Prenons ce qui est à nous ! Rendons la Bulgarie aux Bulgares ! ». La photo montre le président du Front National, Jean-Marie Le Pen qui s’est rendu à Sofia en Bulgarie, dans le cadre de l’action parlementaire du groupe européen « Identité – Tradition – Souveraineté » pour soutenir le mouvement patriote « Ataka » pour le lancement de sa campagne municipale en octobre 2007.


L'Ataka n’est pas un partisan de la séparation de l’Eglise et de L’Etat : « Restitution immédiate des biens de l’Eglise. Confirmation par la loi de l’Orthodoxie comme religion officielle de la Bulgarie. Introduction du catéchisme à l’école primaire. Harmonisation avec l’avis du Saint-Synode de toutes les décisions concernant les grands problèmes de société, les projets de loi. Elaboration d’un statut de l’Eglise orthodoxe bulgare comme institution, établie financièrement et structurellement et qui prend une place déterminante au sein de la société bulgare et définit le système de valeurs pour l’avenir de la Bulgarie". Religion et fascisme cohabitent sans difficulté.

On reproche aux RRom vivant dans une pauvreté absolue de se connecter de manière sauvage pour bénéficier de l’électricité du réseau et qui ne sont pas inquiétés pour autant selon ces populistes. Mais encore, ils attisent la jalousie et l'envie, les Rrom de Bulgarie ont su faire valoir leur droit auprès de la communauté européenne et de ce fait ont bénéficié d’avantages auxquels n’accèdent pas le bulgare défavorisé, ainsi nombre d’entre eux ont fini par voter Ataka.

Dès 2005 déjà , plus de 8 % des électeurs se sont tournés vers un mouvement extrémiste symbolisant « la main forte » en l’occurrence celle brandie par Volen Siderov aux messages « anti-tout ». Les positions radicales de ce mouvement ont paradoxalement mis en exergue la problématique de la minorité tzigane et celui de la minorité turque.
Les clichés du programme du « Rassemblement National » sont inquiétants, on va piocher dans les nostalgies de l’ancien régime totalitaire et sa phraséologie. Récupérant les angoisses, les frustrations, les peurs des bulgares perdus dans ce nouveau décor qu’est l’Europe aux contours inquiétants et fantomatiques à un moment où on aurait besoin de savoir précisément où on va. Comme ailleurs en Europe, à défaut d’un futur serein on regarde en arrière.

La campagne aux élections européennes était "Non, à l'entrée de la Turquie dans l'Europe" campagne menée entre autres à Batak, haut-lieu du génocide, commis par les "Bachi- bouzouks" (anciens cavaliers de l'armée ottomane)

Les raisons d’un « succès »

Comment expliquer le succès électoral de la coalition Ataka en Bulgarie ? Il faut faire appel ici à des variables de caractère socio-politique. Pour être bref, plusieurs facteurs sont à retenir :

Le premier facteur tient à la « radicalisation » de la société bulgare qui est profondément atteinte par quinze ans de transition douloureuse sur le plan social et économique. Des enjeux de pouvoir considérables (politiques mais également économiques) ont favorisé des dérives multiples et provoqué des ressentiments - voire une profonde agressivité - au sein de l’opinion permettant à Ataka de s’insérer et de gagner aujourd’hui une place sur la scène politique nationale.

Au début de la transition, les « partis politiques » bulgares, de gauche comme de droite, offraient un large éventail de propositions dans lesquelles on trouvait souvent des relents populistes, nationalistes voire xénophobes. Même si l’on n’y prêtait pas attention outre mesure, chacun « ratissait large » et n’hésitait pas à avoir recours à des arguments de ce type. Tous les partis faisaient des promesses démagogiques, tous les partis prétendaient défendre ce qu’ils appelaient les « intérêts nationaux » de la Bulgarie, tous les partis étaient plus ou moins ouvertement contre le « parti ethnique » représentant la minorité turque et musulmane, c’est-à-dire le DPS. Quant aux Tsiganes, personne ne s’en occupait vraiment, pour ne pas dire que personne ne s’en occupait du tout. Cela eut été contre-productif sur un plan politique vis-à-vis de l’électorat bulgare !

Au fur et à mesure de l’évolution du processus de transition, ces partis ont été obligés de tenir compte des contraintes imposées par l’Union européenne et de la nécessité de bénéficier des divers avantages financiers procurés par le FMI et la Banque mondiale. Ils ont « lissé » voire expurgé leur discours après que le Conseil de l’Europe eut fait diverses remarques ou que la Cour européenne des droits de l’Homme eut prononcé plusieurs jugements condamnant les autorités bulgares, par exemple. L’ « offre » politique s’est ainsi trouvé en décalage par rapport à la « demande » d’une opinion publique souvent chauffée à blanc par une presse avide de sensationnel. L’éventail des positions politiques - dites et non-dites - s’est donc considérablement rétréci entre les principaux protagonistes politiques qui arrivaient à tenir pratiquement un même discours « raisonnable » en 2005. Les sujets sensibles, « politiquement incorrect » vis-à-vis de l’Europe sont plus ou moins devenus « tabous » dans les discours de la classe politique bulgare.

C’est ce discours nationaliste, xénophobe et souvent extrémiste - abandonné par les partis établis - que V. Siderov a su récupérer et exploiter à son profit. Jouant également sur la nostalgie de l’ordre ancien, il a su attirer une partie des « perdants » des réformes et des nombre de personnes (souvent éduquées) excédées par l’incapacité des gouvernants successifs à mettre un terme aux dérèglements actuels de la société bulgare.

A la lecture de ceci, un devoir de vigilance s'impose pour tous les libres-penseurs humanistes que nous sommes et que nous souhaitons rester !!

Source:
François Frison-Roche pour le Courrier des Balkans
RésistanceS





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04/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - L'Italie a presque tout faux !

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Le Commissaire français Jacques Barrot, chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité a estimé que le projet italien qui établit un délit d’immigration illégale n'était pas compatible avec la législation communautaire. La liste des griefs de la Commission à l'encontre de l'Italie est longue.

Bruxelles sermonne l'Italie

La nouvelle loi italienne sur l'immigration se heurte à un principe fondateur de l’Union européenne qui est celui de la liberté de circulation. Lorsque le gouvernement italien fait voter une loi qui prévoit d’introduire un délit d’immigration illégale - un délit puni de 5 à 10 000 euros d’amende - mais aussi lorsque ce délit peut s’accompagner d’une expulsion immédiate, alors la législation italienne se heurte au droit communautaire.

Pourquoi cela ? Tout simplement car des ressortissants de l’Union européenne peuvent très bien se trouver dans ce cas de figure. Par exemple avec des Roumains ou des Bulgares qui, pour la plupart, n’ont toujours pas le droit de travailler en Italie. De même avec les Roms qui, à l'évidence, sont visés par ce nouveau texte. C’est cette ligne rouge à ne pas franchir qu’a voulu indiquer hier le commissaire Jacques Barrot lorsque qu'il a déclaré que Bruxelles avait "signifié au gouvernement italien que la loi qui prévoit une augmentation de la peine pour les immigrés en situation irrégulière ne peut pas être applicable au citoyen communautaire. De même, nous avons indiqué au gouvernement italien que l'expulsion automatique des étrangers en cas de condamnation à plus de deux ans de détention n'est pas applicable non plus aux citoyens communautaires."

Demi revers

Finalement, c’est un demi-revers pour le gouvernement italien. Il ne sera certes pas question d’expulser ou d’enfermer des ressortissants de l’Union européenne se trouvant en Italie dans une situation irrégulière. Mais derrière cela, tout le problème de l’immigration illégale en provenance d’Afrique ou d’Asie reste entier. Et sur ce point, le gouvernement italien peut faire ce qu’il veut, ou presque.

C’est aussi une des raisons pour lesquelles la présidence suédoise de l’Union insiste pour une harmonisation des politiques d’immigration, du moins pour ce qui concerne les réfugiés et le droit d’asile.

Source : http://www.dw-world.de/dw/article/0,,4454054,00.html




Pour écouter Jacques Barrot

http://www.dw-world.de/popups/popup_single_mediaplayer/0,...

Pour visionner le salut fasciste de la ministre Michela Brambilla

11:20 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

29/06/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - Jobbik et sa Magyar Garda

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De qui parlent-ils assis sur leurs bancs européens les racistes, les xénophobes, les baveux dégoulinant de haine ? De qui parlent les partis extrémistes de la Hongrie, du Royaume-Uni, de la France, de l’ Autriche, des Pays-Bas, de la Finlande, de la Pologne, de la Slovaquie, de la Bulgarie, de la Belgique (Flandre), du Danemark, de l’ Italie, de la Roumanie, et de la Grèce ? Des flux migratoires et des minorités honnies qui leur donnent de véritables hémorroïdes assis qu'ils sont à trôner sur leurs sièges européens, les Rroms , eux, leur donnent carrément la haine .

Le Jobbik - Mouvement pour une Meilleure Hongrie - s’est constitué en parti politique en octobre 2003 à partir du mouvement de jeunesse éponyme. Rejet de la politique néolibérale. Il se décrit comme un parti fondamentalement conservateur, patriotique et chrétien. Si chrétiens que ça ne les empêchent pas de tuer des Rroms désignés comme le mal absolu, animés qu’ils sont par la crainte de l’augmentation massive de la population rrom, à laquelle ils associent la criminalité. Mais ils soulignent sur leur site ne pas être racistes, mais qu’il serait juste urgent de réprimer.

Sous l’impulsion du Président s’est constituée la Garde hongroise (Magyar Garda) milice paramilitaire néo-nazie connue pour semer la terreur parmi les populations juive et rrom du pays et qui se donne pour objectifs de réveiller la conscience nationale de la Hongrie. Mais encore elle étend son réseau dans les pays voisins en Slovaquie particulièrement, autre tentative auprès de leurs homologues en république tchèque, un journaliste slovaque est allé jusqu’à les comparer à l’ancien Hitlerjugend. Ils ont en commun un fort rejet de l’Union Européenne qui selon eux n’a pas apporté de solutions aux problèmes économiques, ils refusent de devenir les provinces vassales de Bruxelles. Très soutenus par Bruno Gollnisch, ils ont le total appui du FN par leur représentant français.

La communauté rrom en Hongrie est très importante et estimée entre 500 et 700’000 membres. Avec la crise, ils deviennent la cible idéale, outil parfait de la propagande Jobby qui assure des voix au Parti.

Une série de crimes grave a frappé la minorité Rrom, le dernier survenu en avril à Tatárszentgyörgy, des cocktails molotov ont été jetés sur la maison. Lorsque les habitants ont tenté de fuir, un père et son fils de 4 ans ont été tués par balles, deux enfants ont été gravement brûlés et les coupables courent toujours.
On s’inquiète est-il possible de tuer un Rrom sans être puni ?
Bien que la police soupçonne des membres de la Garde Hongroise, récemment déclarée hors-la-loi par la justice, d’avoir commis quelques-uns des nombreux assassinats de Rroms. Les forces de l'ordre sont elles-mêmes mises en cause en raison de leur inaction.

Depuis novembre, cinq Roms ont été assassinés. Chaque semaine qui passe apporte son lot de nouvelles agressions commises contre des villages rroms. Bien que La police admette que ces attaques avaient été organisées par la Garde hongroise, la nouvelle eurodéputée du parti Jobbik, Krisztina Morvai, a quant à elle laissé entendre que les Roms s’entretuaient en Hongrie ou qu’il ne s’agirait que d’accidents.
Au sein même de la police, certains pourraient appartenir à la Garde hongroise ce qui expliquerait le refus d’enquêter, une omerta règne au coeur de la police même. Enquêtes bâclées, éléments dissimulés, etc. Mais le mode opératoire “professionnel” ne laisse aucun doute sur le fait qu’il y a une forte probabilité pour qu’il s’agisse bien de professionnels , c’est-à-dire la police elle-même.

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Reportage ARTE Magyar Garda - Zoom Europa 14.11.2007
envoyé par HVIM_France - Regardez les dernières vidéos d'actu.



23:56 Publié dans Solidarité | Tags : magyar garda, jobbik | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

28/06/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 !

skinhead.jpgRatonnades, bavures, injures, menaces néo-nazies ont fait leur retour et les Rroms sont régulièrement pris pour cibles. Depuis plusieurs mois les incidents se multiplient en Italie, en Roumanie, en République tchèque, en Slovaquie. L'Italie a dû instaurer l'Etat d'urgence en Campanie, dans le Lazio et en Lombardie après de graves incidents. L’Europe répond faiblement à ces attaques en mentionnant toujours des “actes isolés” si répétitifs qu’on finit par conclure qu’ils ne sont pas si isolés que ça mais bien le fait de groupes organisés.
Des solutions urgentes et fermes s'imposent face à ces montées extrémistes qui sont dangereuses pour l'équilibre européen et qui portent atteinte à la démocratie.

On peut constater que les élections européennes ont été marquées par un triomphe de la droite et du centre-droit. L’extrême-droite, face au repli identitaire, progresse réalisant un score à deux chiffres dans huit Etats membres, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, la Finlande, la Hongrie, l'Italie et les Pays-Bas. Aux Pays-Bas, le parti de Geert Wilders arrive en seconde position et prend le relais de Pim Fortuyn qui avait atteint les 26% aux législatives de 2002. Le Royaume-Uni enverra siéger à Strasbourg pour la première fois 2 députés du BNP (British National Party): «L'Alarme orthodoxe» grecque y fait son entrée. Pendant la campagne électorale européenne, la Turquie et l'islam ont été utilisés par tous les partis d'extrême droite comme un épouvantail.

Pour la première fois de manière durable, l’extrême-droite semble en mesure de constituer un groupe politique, c'est-à-dire rassembler au moins 25 élus de plus de 7 pays différents.
La campagne électorale a donné lieu à de vrais débordements devant lesquels les gouvernements et les institutions européennes ont été prises de court. Pour la première fois en Europe, 70 ans après l'Holocauste, des néo-nazis sont apparus dans plusieurs Etats membres, des propos racistes, voire des clips de campagne comme en République tchèque ont plaidé la solution finale (à l'égard des Rroms).

La crise angoisse les Européens et les poussent à se braquer face à l’immigration, exil et accueil des réfugiés passent à la trappe dénonçant vivement “l’Europe passoire”. Avec la crise et la montée du chômage, les partis d'extrême droite font campagne contre la mondialisation et contre les politiques européennes

Le slogan du Parti de la Liberté néerlandais a été : «Moins d'Europe, plus de Pays-Bas, jamais de Turquie». Il a recueilli 17% des voix. Partout ces arguments ont été largement utilisés, parfois à des fins internes compliquées comme en Belgique où les différents partis d'extrême-droite recueillent 28,5% des suffrages, mais aussi en Autriche (17%), en Hongrie (14,7%), au Danemark (14,8%) et même en Italie où la Ligue du Nord rassemble 10,22% des électeurs malgré les gesticulations berlusconiennes dans la même direction. Alors que la gauche et l'extrême gauche auraient pu bénéficier des excès libéraux révélés par la crise financière, c'est l'extrême droite qui la supplante dans le discours protestataire.

Les déçus du post-communisme se rabattent sur des droites extrêmes et qui progressent surtout dans les milieux populaires . On croyait l’extrême droite fasciste ou néonazie marginale, force est de constater qu’elle prend de l’ampleur et s’organise sur un mode si identique qu’il faut se demander s’il n’existe pas une coordination au niveau européen.
Aussi bien en Tchéquie, en Italie, qu’en Hongrie et récemment en Irlande du Nord, il y des similitudes dans la façon d’attaquer les Rroms qui laissent songeurs et qui porterait à croire qu’il y a une forme de rassemblement autour d’une idéologie commune, avec des plans d’attaques organisés qui ne sont pas le fait de groupe isolés comme la presse tenterait de le faire croire. On observe un ralliement des anti-européens qui fait recette dans les formations politiques nationalistes. Le terrorisme brun semble se nourrir aux mêmes sources celles de Aryan Nations ou The Order.
Les nationalistes xénophobes s’organisent et progressent soutenus par une population en proie à la crise, au chômage, on se rallie autour de symboles réunificateurs dans une Europe instable. Préférence nationale, arrêt de l’immigration, renvoi des étrangers (quitte à les chasser ou les exterminer) opposition à la mondialisation et à toute supranationalité, l’Union européenne fait le lit des extrémismes nationalistes.
Le profil type des nationaux-populismes est un homme appartenant aux milieux populaires, de faible niveau de qualification et d’éducation- chômeur potentiel et frappé de plein fouet par la récession.

En Europe centrale et orientale, les partis se rattachant à ce courant ont une conception ethniciste de l’identité, souvent combinée avec des revendications territoriales irrédentistes (grand-hongrois ; grand-roumain). Hostilité agressive aux minorités nationales en Roumanie et qui représentent un quart de la population du pays, exaltation du nationalisme roumain. On va jusqu’à adopter des positions révisionnistes exaltant le régime fascisant du Maréchal Antonescu et niant l’holocauste des Juifs de Roumanie et de Moldavie.

L’anticommunisme de ces mouvements d’extrême-droite les conduits souvent à réclamer la réhabilitation des dirigeants profascistes d’avant-guerre (comme en Slovaquie, où le Parti national slovaque, SNS, revendique l’héritage de l’évêque collaborateur Tiso), voire ­- dans les pays baltes (Lettonie) -­ à considérer les complices des nazis comme des patriotes. Plusieurs de ces partis, comme le SNS et le Parti radical serbe (SRS), ont participé à des gouvernements, tandis que Romania Mare, hybride de nationalisme droitier et de nostalgie de l’ère Ceaucescu, est le second parti de Roumanie.

La faillite économique et sociale des méthodes ultralibérales de transition vers l’économie de marché, la crainte des conséquences de l’entrée dans l’Union européenne, combinées avec la persistance de l’antisémitisme et du racisme anti-roms, sont les causes principales de leur succès.

(sources : Slate.fr- Article l’Europe immobile face à l’extrême-droite)
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/extrême-droite

La télévision publique tchèque a retiré de l'antenne un spot de campagne du Parti National, un parti d'extrême-droite. Ce spot pour les européennes parlait d'une solution finale à la question rrom.



00:22 Publié dans Solidarité | Tags : fascisme, extrême-droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

26/06/2009

Rroms et Rompubblica : tous des subversifs selon Silvio !

449832132.jpg Silvio et son harem !





















Silvio Berlusconi a appelé les entrepreneurs à ne plus faire de publicité dans le quotidien La Repubblica qui a diffusé des informations sensibles le concernant, de près ou de loin, il ne souhaite aucun commentaire sur son “harem” composé de femmes qui dansent, virevoltent, usent et abusent de leurs charmes payés ou pas par Silvio. Mais la presse ne se laisse pas démonter, des nouvelles paraissent tous les jours sur le fameux “harem” berlusconien. A son tour, il menace la presse de frapper bas, très bas, c’est-à-dire au portefeuille, là où ça fait très mal.


Silvio se se sent victime d’une "campagne de haine”. Sur la haine, il en connaît un bout du reste pour l'avoir souvent pratiquée. Le second quotidien italien après le Corriere, le journal la Reppublicca est traité de subversif . Le groupe de presse l’Espresso auquel est rattaché La Repubblica prévoit d’intenter une action à l’encontre de Berlusconi qui ne respecte par la liberté de la presse et du coup le titre gagnait 9% à la bourse de Milan. Le groupe L'Espresso contrôle également l'hebdomadaire du même nom, un des deux principaux en Italie avec Panorama, propriété de la famille Berlusconi.

Les révélations fracassantes on les connaît, celles en lien avec la jeune Noémie, mineure à l’époque où ils se seraient connus. Les résidences du président du conseil deviendraient le rendez-vous privilégiés des «Rufians, maquereaux, courtisans et prostituées» on parlerait même de cocaïne. Silvio se défend véhément - Payer moi ? Jamais ! Séduire et conquérir devrait suffire – un tantinet auto-suffisant Cavaliere. La call-girl Patrizia d’Addario n’aurait-elle attirée que par les liftings de Silvio ?

Times se demande carrément si Silvio ne serait pas tout bonnement impuissant, ceci expliquant tout cela. “Papounet” aurait des défaillances. Le journal n’y va pas de main morte à l’encontre de la main baladeuse du Cavaliere: « phallocrate standard de dessin animé. Mâle italien pompeux, vain, gonflé... et sexuellement insécurisé, qui s'est auto-proclamé un bon coup pour les femmes."

Est-ce à cause de cette incapacité à prouver sa virilité que Silvio s’attaquerait aux plus faibles, aux plus précarisés ? Montrer sa force de puissance pour cet "impuissant notoire". Le masque du bouffon tombe. On apprend par quelques indiscrétions qu’il aurait mis à disposition son avion officiel pour inviter une danseuse de flamenco, aime-t-il vraiment le flamenco gitan ? Alors encore un peu de flamenco Silvio, d'une femme, qui elle, a vraiment de la classe !




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25/06/2009

Qui sont ces groupes fascistes qui s'en prennent aux Rroms en Irlande du Nord ?

pd1652984-1.jpgLes hommes qui se sont attaqués aux Rroms à Belfast se réclament d'un groupe fasciste, raciste, appelé Combat 18 - 18 initiale d'Adolf Hitler (1 = A pour Adolf - 8= H pour Hitler - position des lettres de l'alphabet numérotées = 18 pour Adolf Hitler) - ils sont issus du groupe armé Blood and Honour et revendiquent la suprématie blanche, né-nazis particulièrement violents. Implantés en Irlande du Nord, protestants qui défendent la Britannité du Nord, et haissent les étrangers -On passe en 1996 de 41 crimes et délits raciste à 1'000 attaques racistes en 2008. En Europe on voit des groupes extrêmistes essaimés un peu partout en proie à de vieux démons - Faut-il s'en inquiéter ? - Qui sont-ils vraiment ? Les gouvernements ont-ils encore le contrôle sur ces groupes ? Autant de questions qui méritent des réponses urgentes pour éviter une dérive xénophobe violente issue de groupes organisés au niveau européen , puissants, militarisés et haineux capables d'attaquer et même de tuer si on les laisse faire comme on vient de le voir récemment en Irlande.

Le C18 est international, il sévit en Slovaquie, en Angleterre, en Serbie, en Irlande, en Scandinavie, en Allemagne et ailleurs vraisemblablement.

Organisation nazi-britannique formée en 1992, après des réunions entre les membres du groupe Blood and Honour. Le 18 contenu dans leur nom est généralement employés par les groupes néo-nazi, et est dérivés des initiales d'Adolf Hitler : A et H sont la 1er lettre et 8ème lettres de l'alphabet. Il a été créé en réponse aux antifascistes sur des réunions de la Partie Nationale Britannique (BNP) et d'autre groupe d'extrême droite. Certains journalistes disent qu'au contraire, il aurait été créé par le service de sécurité interne britannique MI5 pour critiquer la BNP et pour attirer les néo-nazi les plus violents au Royaume-Uni. Le C18 aurait servi au MI5 pour filtrer les groupes paramilitaires loyalistes en Irlande du Nord. Ainsi, il aura eu une « permission » de blesser les antinazis dans l'Est londonien et de brûler les librairies de gauche, les vols de renseignements permettaient de dresser des listes de centaines de victimes potentielles. Cette liste incluait des noms de membres du Parlement, celui du chef du parti libéral-démocrate, Paddy Ashdown, chef principal de la police de Londres, Richard Wall. Elle comportait aussi une vingtaine d'informations sur les techniques de fabrication des bombes. Une copie de cette lettre fut récupérée et donnée aux membres de l'équipe de lutte anti-C18, la police fit une descente chez les chefs du C18 (Charlie Sargent et Will Browning). Charlie Sargent fut responsable d'attaque contre les membres de l'équipe du BNP, qui s'opposaient à leur trafic d'armes et de drogues. En 1998, Charlie Sargent a été condamné pour le meurtre d'un membre de son groupe C18 en 1997. Entre 1998 et 2000, des douzaines de membre du C18, au Royaume-Uni, ont été arrêtés par la police sur de divers faits, dans plusieurs opérations conduites par la cour d'Ecosse en coopération avec MI5. Parmi les personnes arrêté : Steeve Sargent (frère de Charlie), deux soldats britannique, Darren Theran (régime de parachute), Karl Wilson (1er bataillon et 1er de la reine), et bien d'autre... Plusieurs de ceux-ci ont été arrêtés, et emprisonnés par la suite.


Pendant avril 1999, David Copeland (22 ans) a effectué une campagne de bombardement en voulant viser les noirs, asiatiques, et la communauté gay à Londres. Le 17 avril 1999, une bombe éclate dans Brixton, et les semaines suivantes une ruelle de Londres fut aussi bombardée, par trois bombes remplies de clous.


Aujourd'hui, Will Browning est le seul leader du C18, il aurait essayé, en 2000, d'organiser une campagne de lettres piégées à partir du Danemark. Mais trois personnes, qui faisaient parti du C18, ont été arrêtées. Ces trois personnes ont appris que l'ancien leader du C18, Charlie Sargent, informait la police sur les activités du C18.


Le 30 avril une troisième bombe a tué trois personnes, y compris une femme enceinte, et blessé plus de 100 personnes. D.Copeland a été arrêté le 30 juin 2000.
(source http://www.blogg.org/blog-10327-themes-les_skinheads-80778.html)




Une interview intéressante d'Anthony Bellanger



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22/06/2009

Agressions haineuses à Belfast contre les Rroms

19.36.jpgAttaques racistes en Irlande du Nord à l’encontre des Rroms. Depuis une semaine, les Roumains d'Irlande du Nord subissent des attaques racistes de la part d’un groupe paramilitaire loyaliste du Village. Intimidation, injures, menaces , ce groupe a déjà été impliqué pour des actes d’ordre raciste similaires, ils affirment pour leur part n’y être pour rien.

Une vingtaine de familles rroms originaires de Roumanie ont dû fuir de chez elles à Belfast après avoir subi des agressions plusieurs nuits de suite. Sous leurs fenêtres des groupes extrêmistes sont venus scander des slogans racistes en faisant le salut nazi, brisant les fenêtres et martelant les portes.

Les Rroms agressés ont d'abord cherché refuge mardi 16 juin dans une église du sud de Belfast. Ils ont ensuite été transférés temporairement par les autorités dans un centre de loisirs ailleurs dans la ville.

Depuis que les familles rroms ont fui de chez elles, la Police d'Irlande du Nord (PSNI) a aidé les services sociaux et des associations locales à les reloger temporairement.
La maire de Belfast Naomi Long a condamné ces attaques et a exhorté les habitants du quartier à soutenir leurs voisins. "Chaque citoyen a le droit de vivre sans peur ni intimidation", a-t-elle déclaré.

Le ministère roumain des Affaires étrangères "a fermement condamné tout acte raciste ou extrémiste et a appelé les autorités britanniques à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter que de tels actes ne se renouvellent".

BBC News romanian flee homes in Belfast



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11/05/2009

France TV condamnée pour incitation à la haine raciale à l'égard des Rroms

Ce jeudi 7 mai 2009, la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu sa décision concernant l’affaire de l’émission «Délinquance : la route des Roms ». M. Yves-Marie Laulan, intervenant à l’émission, ainsi que Marc Tessier, ancien PDG de France télévisions, ont été condamnés à des peines d’amende et à des dommages-intérêts. Les associations rroms, qui avaient initié la procédure par une plainte simple au procureur de la République se disent à moitié satisfaites par la décision.

C’est certes une première judiciaire : France Télévisions condamnée pour incitation à la haine raciale, qui plus est, grâce à l’initiative d’une série d’associations rroms qui ont saisi la justice.

Cependant, faut-il inciter au génocide pour être condamné ? Car les propos d’Yves-Marie Laulan, le seul intervenant à l’émission à être condamné, plus qu’une incitation à la haine, correspondent à une incitation au génocide. M. Laulan avait en effet affirmé entre autres que « pour bien faire », il faudrait « soustraire ces enfants » à leurs familles.

En revanche, le fait de parler de « criminalité organisée à base clanique ou ethnique », de « Dalton » qui « tirent sur tout ce qui bouge », dire que « ces gens-là sont effroyablement dangereux » (Xavier Raufer) n’a pas été jugé comme incitant à la haine raciale. Pas plus qu’imprimer sur l’écran « Délinquance : la route des Roms » et systématiquement ramener la discussion vers les réseaux mafieux et la dangerosité des Rroms, comme Yves Calvi l’a fait.

Les associations rroms estiment qu’il s’agit d’un premier signal positif pour faire barrage à l’antitsiganisme dans les médias, mais restent déterminées à poursuivre leurs actions, y compris en justice.

Un site internet a été consacré à l'émission 'Délinquance: la route des Roms', sur lequel sera publié entre autres l'intégralité du jugement, dès qu'il sera en notre possession http://www.leracismealecran.info/
Source la voix des Rroms

Pour visionner l'émission incriminée


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30/04/2009

Il n'y a pas que les Rroms qui ont en marre de Silvio, sa femme aussi !

0,,6592351,00.jpg Le Harem de Berlusconi


Promotion canapé, le "harem de Berlusconi", engagement de call-girls, d'anciens mannequins; tout est bon pour Berlusconi lorsqu'il s'agit de récupérer des voix. Sa femme l'attaque pour son goût des jolies filles en politique et s'en prend à lui violemment dans un mail envoyé à Ansa, agence de presse nationale, elle y dénonce le soutien de son mari à des candidates aux européennes de juin dont le principal mérite serait d'être belles.
"Je veux qu'il soit clair que moi et mes enfants sommes les victimes et non les complices de cette situation. Nous devons subir et cela nous fait souffrir", ajoute Veronica Lario qui a eu trois enfants avec Silvio Berlusconi. Tout ceci ne représente qu'un divertissement supplémentaire de l'empereur." Pour le sénateur italien Paolo Guzzanti, qui a quitté le parti de Berlusconi, cette affaire “accrédite l’idée qu’en Italie on peut faire carrière grâce à des faveurs sexuelles”. L’entrée d’une ancienne showgirl dans le gouvernement avait déjà fait des vagues.

Une jeune ministre espagnole de l'égalité Bibiana Aido quant à elle, a estimé dans le journal El Pais que "ce serait bien" si le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi allait chez un psychiatre, après ses moqueries sur le gouvernement espagnol à majorité féminine.


Décidément, il n'y a pas que les Rroms qui ont des problèmes avec Berlusconi, dit le goujat.

Berlusconi et les femmes !!!

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La reine Silvia de Suède ne peut s'empêcher de sourire devant les singeries de Silvio

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29/04/2009

La Slovaquie stérilise de force des femmes rroms



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Accusées de faire trop d'enfants, les Roms sont persécutées à l'hôpital.

«Le docteur m'a dit que, si je devais avoir une troisième césarienne, je ne survivrais pas. J'ai répondu que j'étais jeune et que je voulais avoir encore des enfants. Mais les infirmières répétaient la même chose. Avant d'être emmenée dans la salle d'opération pour accoucher par césarienne de mon second enfant, ils m'ont apporté trois papiers à signer. Sinon ils disaient qu'à la prochaine naissance l'enfant mourrait d'étouffement.» Stela, jeune femme rom originaire du village de Letanovce (est de la Slovaquie), a alors signé une autorisation de stérilisation : «J'avais 19 ans, j'avais envie de vivre.» Témoignage publié en 2003 déjà.
En 2009, la pratique continue, les allégations de stérilisation forcée n'ont pas cessé. A cela s'ajoute le travail forcé.

Des assocations demandent l'arrêt de ces pratiques et prient instamment le gouvernement slovaque de mettre en place une commission indépendante composée d'expert-es internationaux et de la société civile, qui permettrait une enquête en toute transparence sur cette pratique et une indemnisation des victimes.


AFP | 28.04.2009 | 18:13 Huit femmes rroms stérilisées de force

Au moins deux autres plaintes sont en cours d’examen devant la Cour européenne pour des stérilisations forcées, invoquant cette fois la violation de l’interdiction de traitements inhumains et dégradants.

Dans l’affaire jugée mardi, les magistrats européens ont condamné à l’unanimité la Slovaquie pour violation du droit au respect à la vie privée garanti par la Convention des droits de l’Homme.

Les huit requérantes avaient subi dans deux hôpitaux de l’est du pays un traitement à la suite duquel aucune d’elles n’a pu procréer de nouveau. Elles soupçonnaient ces établissements de leur avoir fait subir, pendant leur accouchement par césarienne, une procédure de stérilisation.

En 2002, l’accès à leur dossier médical fut refusé à leurs avocats qui assignèrent les hôpitaux en justice. En 2003, ces hôpitaux furent sommés par la justice slovaque d’autoriser les requérantes à consulter leurs dossiers, mais ces femmes n’eurent que le droit de prendre des notes manuscrites sans photocopier les documents.

Dans son arrêt, la Cour a estimé que les requérantes souhaitaient obtenir des photocopies de documents renfermant des informations à caractère personnel les concernant, et que, de ce fait, elle n’avaient pas à en expliquer précisément la raison.

Selon les juges européens de Strasbourg, les autorités slovaques n’ont pas justifié par des motifs suffisants l’impossibilité pour les plaignantes de faire des photocopies des documents. La Slovaquie se voit aussi reprocher le caractère tardif de l’entrée en vigueur d’une loi sur la santé adoptée en 2004 répondant à l’exigence des requérantes. La Cour a alloué à chacune d’elles 3.500 euros pour dommage moral.




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25/04/2009

Football raciste : "Un Italien noir , cela n'existe pas !" et "Infâme Zingaro"

C'est avec cette brillante phrase que les supporters de la Juventus s'en sont pris à Balotelli en scandant "Un Italien noir, cela n'existe pas." alors que Balotelli est bien né à Palerme de parents ghanéens et joueur de l'équipe nationale âgé de 18 ans. Il a répondu par un magnifique goal. Pour sa part La Juventus a écopé d'un match à huis clos en championnat d'Italie

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Quant à Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant suédois, il s'est fait arrosé copieusement de l'insulte de " sale Tzigane", et d'une banderole brandie sur laquelle on pouvait y lire "Infame Zingaro" le stade olympique a largement raillé ses origines balkaniques.

Platini, ancien joueur de la Juventus, lors d'une conférence de presse à Rome a déclaré que la mission de l'UEFA est aussi de dénoncer le racisme et demande " à ce que le jeu soit suspendu pendant dix minutes lorsque de tels événements se produisent" et il insiste "Il faut du courage quand il y a du racisme dans les tribunes.

Les faits qui se sont produits samedi ont dépassé les bornes et sont considérés comme des faits graves

Les cas de racisme ne sont pas rares dans le football italien et débouchent habituellement sur de petites amendes. Mais la gravité des incidents de samedi a poussé les autorités à punir sévèrement la Juventus et les organisateurs sont prêts à modifier le règlement pour permettre l'arrêt des matches en cas de chants racistes.

Apprécions le goal de Balotelli et le fait que le le football doit être apprécié pour ce qu'il doit être, un beau sport qui mérite d'être protégé des poussées xénophobes et racistes :





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24/04/2009

Des camps de semi-internement dans la France de 2009 |

Depuis 2006, dans le département de Seine-Saint-Denis existe un concept qui a été nommé depuis peu « village d’insertion pour les Roms ». Derrière ce vocabulaire béat, se cachent en effet des camps de semi-internement. Au nom du principe de la liberté et de la dignité humaine, l’association « La voix des Rroms » dénonce ce genre d’initiative et appelle toutes les autres associations, et notamment celles qui interviennent auprès des Rroms, à en faire de même. Pour informer le public sur ce sujet, l’association a créé un blog http://villagedinsertion.blogspot.com où figure entre autres un bref rapport envoyé aux institutions européennes des Droits de l’Homme sur ces dérives



En automne 2006, une Maitrise d’œuvre urbaine et Sociale (MOUS) est mise en place dans la ville d’Aubervilliers au bénéfice de quelques familles rroms originaires de Roumanie. Il s’agit de l’installation de bungalows dans lesquels sont placées ces familles, suivies socialement par des associations agréées par la préfecture de Seine-Saint-Denis. Le même type de projet est mis en place un an plus tard à Saint-Denis, et en 2008 un autre à Saint-Ouen. A chaque fois, le même mode opératoire : une enquête sociale menée par Pact Arim, une sélection selon des critères annoncées par la sous-préfecture de Saint-Denis et pas vraiment respectés, et surtout environ 90% des personnes interviewées qui reçoivent des obligations de quitter le territoire français. Les 10% sélectionnés sont placés sous surveillance dans des lieux fermés, gardiennés 24h/24 et interdits d’accès à toute personne extérieure, que ce soit de leurs familles, à des amis et même à des médias.

Il a fallu quelques mois aux gestionnaires de ces lieux pour trouver un nom à leur affaire. Ce fut « village d’insertion ». Or peut-on appeler « village » un lieu fermé, où le grand-père ne peut pas accueillir son petit-fils d’un an ? Peut-on parler d’« insertion » lorsque la préfecture, partie prenante dans ces projets d’une durée prévue de trois ans, ne délivre pas de titre de séjour ni d’autorisation de travail aux personnes qu’elle prétend « insérer » ? Peut-on parler d’« insertion » lorsque ces personnes n’ont aucun contact avec l’extérieur ?

« La voix des Rroms » et d’autres associations rroms de France ont alerté le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, l’Agence des Droits Fondamentaux de l’Union européenne et la Commission européenne, à qui ces associations ont adressé une note sur le traitement des Rroms en France à travers les « aires d’accueil pour les gens du voyage » et les « villages d’insertion pour les Rroms ». Cette note, ainsi que d’autres documents écrits et audiovisuels, sont disponibles sur le site http://www.villagedinsertion.blogspot.com

« La voix des Rroms » lance un appel à la société civile, et notamment aux associations qui s’intéressent aux Rroms migrants à se positionner face à ce qui semble bien être une bombe à retardement. En ces temps de crise, la publicité trompeuse sur des prétendus « projets d’intégration des Rroms » risque en effet de donner naissance à une vague raciste comme celle que nous observons depuis deux ans en Italie. L’adage « qui ne dit mot consent » prend dès lors tout son sens.

Ci-dessous, un débat TV entre le président de La voix des Rroms et le sous-préfet de Saint-Denis à ce sujet



Source La VOIX DES RROMS

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23/04/2009

FOOTBALL RACISTE ? LA SOLUTION, INTERROMPRE LE MATCH –

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Les tribunes sont assurément à l’image de la société italienne - Haine, racisme, insultes. Le stade n’est finalement peut-être qu’une représentation de ce qui se passe depuis quelques mois en Italie, sous l’égide d’un gouvernement d’extrême droite mené par Silvio Berlusconi. Elu sur un programme que l’on peut résumer par “les Rroms dehors”, Berlusconi et son gouvernement continuent de stigmatiser les étrangers, coupables selon eux de tous les maux du pays. Quand ce même président possède une bonne partie des chaînes de télé italiennes, ce n’est pas étonnant que le bourrage de crâne fonctionne à plein régime. Les groupuscules nazillons s'en donnent à coeur joie.

Michel Platini, président de l’UEFA, promet de prendre le taureau par les cornes : “Quand ce genre de situation se produira, la rencontre sera suspendue pendant 10 minutes et des annonces seront faites à l’intérieur du stade. Et si le problème persiste le match sera arrêté. Il faut faire preuve de courage quand le racisme frappe dans une enceinte. C’est la mission de l’UEFA.” Des paroles répétées depuis des années en forme d’effet d’annonce.

Des supporteurs de la Juventus ont continué de s'en prendre au joueur de l'Inter Milan Mario Balotelli en marge de la demi-finale retour de la Coupe d'Italie, à Turin, entre la Juve et la Lazio, quatre jours après les incidents survenus en Championnat. Deux groupes de supporteurs ont continué d'insulter le joueur d'origine ghanéenne, qui n'était pourtant pas sur le terrain, en chantant "Balotelli est un fils de p.
..". La Juventus a déjà été sanctionnée d'un match à huis clos après les chants et cris racistes de ses supporteurs qui avaient visé le jeune attaquant de l'Inter samedi en Championnat, au Stadio Olimpico de Turin.


La direction de la Juventus Turin s'est excusée pour des chants et cris racistes de ses supporteurs, qui ont particulièrement visé l'attaquant de l'Inter Milan Mario Balotelli, 18 ans, samedi en championnat (1-1).
"Au nom de la Juventus et de la grande majorité de nos supporteurs, je veux condamner sévèrement les cris racistes contre le joueur de l'Inter Milan Mario Balotelli", a déclaré le président de la Juve, Giovanni Cobolli Gigli, dans un communiqué publié dimanche soir. Balotelli, international espoir italien, est né de parents ghanéens et a été adopté par une famille italienne. "Il n'y a ni excuse ni justification pour ce type de comportement (...) des incidents comme celui-là sont inexcusables", poursuit le président du club: "Nous devons ensemble essayer de promouvoir une culture sportive fondée sur le respect de l'adversaire et la lutte contre le racisme". Balotelli, victime d'un coup de pied du milieu de terrain de la Juve Tiago, s'est effondré, provocant l'expulsion de Tiago et la fureur des supporteurs turinois, qui l'ont couvert de cris et d'injures racistes pendant le reste du match. La police étudie des vidéos du match pour tenter d'identifier les responsables. "Des affaires comme celles-ci ne peuvent se produire sans que des mesures soient prises", a déclaré Sergio Campana, le président du syndicat italien des joueurs. "Cette démonstration de racisme, de surcroît contre un joueur italien, est absolument inacceptable", a-t-il poursuivi. "On ne s'attend pas à quelque chose de ce genre dans une ville civilisée comme Turin", a-t-il dit. "Nous parlerons de tout cela lors de la prochaine réunion de la Fédération italienne. Je ne sais pas encore quel type de décisions nous allons prendre mais nous ne laisserons certainement pas passer de tels débordements", a-t-il conclu.
Marcello Nicchi, président de l'association italienne des arbitres (Aia), a estimé que les incidents de samedi étaient "très sérieux".




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Mario Balotelli. C’est le nouveau nom de la lutte anti-racisme en Italie. Samedi soir, lors du choc entre la Juventus Turin et l’Inter Milan, l’attaquant italien de l’Inter est victime d’insultes et de cris racistes de la part d’une frange de supporters turinois. Déstabilisé et dans le collimateur des joueurs de la Juve puisqu’il est à l’origine de l’expulsion de Tiago, l’attaquant est sorti par José Mourinho, conscient que son joueur n’est plus dans des conditions psychologiques acceptables pour continuer le match.

Les condamnations

Rapidement l’attitude de certains supporters de la Juve est dénoncée. C’est d’abord José Mourinho, interviewé sur Sky à la fin du match qui se lamente de ces cris racistes ! Puis les invités de l’émission suivant le match Juve-Inter. Puis les joueurs des deux camps. Puis Massimo Moratti, qui après avoir vu le match à la télé, envoie un communiqué à la presse en expliquant qu’il est choqué, par ces injures racistes. Il précise que s’il avait été au stade, il aurait demandé à son équipe de quitter la pelouse. Rapidement cette affaire fait le tour de l’Italie. Le soir même, Coboli Gigli, président de la Juventus, présente ses excuses au nom du club et de la majorité des supporters turinois.

Tous unis contre le racisme

Le président de la Ligue de Football italienne (Lega Calcio), Antonio Matarrese, s’est déclaré attristé par cette nouvelle affaire de racisme. Il précise qu’il faudrait envoyer un signal fort - comme Massimo Moratti - en arrêtant un match et voir où cela mènerait. “Il ne faut plus parler et débattre mais agir” toujours selon Matarrese. Le président de l’association des joueurs italiens (AIC), Sergio Campana, attend des signes de la part de la fédération italienne de football (FIGC) et de la Lega Calcio. “Nous avons reçu beaucoup d’appels de joueurs qui manifestent leur soutien à Mario Balotelli et qui nous demandent d’agir. Nous ne metterons pas cette affaire de côté. Ces manifestations racistes sont inacceptables !”
Les hommes politiques, pas à une récupération près, ont aussi livré leur version. Le Ministre de la Défense, Ignazio La Russa, souhaite que l’on donne des consignes aux arbitres : tout d’abord on convoque les capitaines, et si cela continue, le jeu est arrêté. La Ministre de la Jeunesse, Giorgia Meloni, a même parlé de honte pour le pays et de cris racistes entonnés par des gens bien cachés dans la masse des supporters.

Balotelli, seul joueur concerné?

Samedi soir, Mario Balotelli, joueur d’origine africaine mais italien de nationalité n’a pas été le seul à être pris en grippe par les supporters de la Juventus. En effet, Zlatan Ibrahimovic, attaquant suédois, d’origine Bosniaque (par son père) et Croate (par sa mère) a lui aussi été victime d’injures racistes. Tout le match, Zlatan fut traité de "Tzigane". Une insulte qui revient fréquemment dans les stades italiens. Des vidéos ont d’ailleurs été postées sur Youtube, voir cet exemple avec le match de samedi soir.




Balotelli à moitié responsable?

Tout le monde est unanime. Tout le monde? Non. Un irréductible ex-entraîneur de l’Inter, Gigi Simoni, avance une autre théorie : “Samedi, je n’ai pas entendu un seul cri envers Muntari (ndlr : il aurait pu citer Chivu, roumain, ou encore Vieira). Je pense que tous les sifflets étaient plus pour l’attitude de Balotelli, que pour sa couleur de peau. Quand un joueur a un comportement incorrect, les autres suivent. Balotelli doit une bonne fois pour toute arrêter de provoquer tout le monde, des adversaires à ses coéquipiers, des entraîneurs aux supporters. Je suis d’accord avec la proposition de Moratti mais Balotelli est le premier à menacer et provoquer.” Même son de cloche chez Gigi Buffon, gardien de la Juve : “Nous, joueurs, devons faire attention à ne pas avoir des comportements qui pourraient faire réagir certains supporters. Balotelli est un bon joueur mais il doit faire attention à ce que son caractère ne devienne pas son talon d’Achille.” Il est vrai que Balotelli a un comportement irritant et s’était déjà confronté aux supporters de la Roma en allant les provoquer sous leur tribune et récoltant, là aussi, des injures racistes. Les ultras de la Juventus ont par ailleurs lancé un communiqué reprenant les arguments de Simoni, et expliquant que le comportement du joueur est à l’origine des sifflets. Mais pour Zlatan, pas un mot dans ledit communiqué…

Un cas unique en Italie?

Balotelli n’est pas le premier joueur à être victime de cris racistes. On peut citer pêle-mêle : Zebina, Dabo, Juan, Chivu, Vieira, Seedorf, … pour les plus récents ou Marc Zoro pour le plus médiatique. Lors de la saison 2005-2006 et au cours du match Messine-Inter, le joueur ivoirien, lassé d’être insulté par tout le parcage intégriste, avait pris le ballon à la main décidant d’interrompre le jeu en signe de protestation. Alors qu’il voulait quitter le terrain, les joueurs des deux équipes avaient réussi à le convaincre de reprendre le jeu.
La pelouse n’est pas le seul endroit où les symboles de la montée en puissance du racisme est visible. Les tribunes restent l’endroit privilégié pour faire passer un message ignoble. Ainsi croix celtes et croix gammées pullulent sur les traditionnelles bâches des groupes Ultra. La guerre des banderoles accouche souvent aussi de sentiments navrants : les Juifs d’un côté (Lazio, Roma), les Africains de l’autre (Hellas Vérone, …) !

Un cas unique en Europe?

L’Italie est-elle un cas unique? Evidemment non. Pas plus loin qu’à Lyon et Metz, le championnat de France a été confronté à ce fléau. Ouaddou d’un côté, Mensah de l’autre. La différence est que ces actions sont le résultat d’actes individuels. Si à Turin, une grande partie de stade imitait les cris de singe, à Metz et à Lyon, ce sont un supporter messin et un supporter havrais qui avaient provoqué le scandale. En Espagne, Samuel Eto’o ou Fred Kanouté sont régulièrement pris pour cible. Les matchs de Coupe d’Europe sont également une belle tribune pour des imbéciles en mal de sensations fortes, comme le groupe Ultra Sur qui avait immité un singe à chaque fois que Drogba touchait un ballon.

La prévention ne marche pas?

Stand Up, Speak up avec Nike et une ribambelle de stars n’aura donc servi à rien. Pas plus que les différentes actions où chaque année les joueurs rentrent sur le terrain avec des t-shirts “Non au racisme”. Si la prévention sympathique ne marche pas, il faut donc passer à une forme de lutte plus répressive.

Les clubs entre indignation et tolérance?

Si les présidents des clubs concernés sont les premiers à s’excuser ou monter au créneau, il s’agit souvent d’actions médiatiques pour montrer que non, leurs clubs ne peuvent pas être associés au racisme. Mais derrière cette façade se cachent le business et les rentrées d’argent. S’attaquer à un ou deux groupes de supporters provoquera des recettes aux guichets en baisse. Et puis dissoudre des associations n’aura pour but que de les mettre en liberté en tant qu’indépendants. C’est deux fois plus dangereux selon certains spécialistes.

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Quelles sanctions?

Rarement, les instances italiennes auront réagi aussi rapidement, la candidature de l’Italie pour l’Euro 2016 n’y étant certainement pas étrangère. La Lega Calcio a en effet décidé de sanctionner la Juventus Turin d’un match à huit clos. A noter que cette sanction a déjà été donnée au club de l’Hellas Vérone pour injures racistes envers Ferdinand Coly, alors à Pérouse, lors du match de Série B entre ces deux équipes en 2005.
La Juventus Turin a décidé de faire appel de cette décision. Courageux pour dénoncer mais pas question d’assumer du côté de la Vieille Dame. La lutte commence aussi par là. Ne pas faire appel de cette décision aurait été un signe fort de la part de l’un des plus grands clubs italiens.


(Source: coupfranc.fr)

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Le Canada, terre d’asile pour les Rroms

La multiplication des attaques à l’égard des Rroms en République tchèque les poussent à demander l’asile politique pour “persécution” au Canada, plus précisément à Toronto où réside une communauté importante de Rroms de la République tchèque.

La suppression de visa pour le Canada a entraîné une arrivée massive des ressortissants tchèques, membres de l'Union européenne, ils obtiennent facilement le statut de réfugié au Canada. Au Canada, où la communauté rrom compterait 100 000 personnes, les demandeurs de statut de réfugié peuvent bénéficier très rapidement d'une protection sociale, d'un permis de travail et de l'accès aux écoles pour les enfants. Il y a plus de demandes d’asiles déposées par des citoyens tchèques que par des Irakiens ou des Afghans.

"Depuis dix-sept mois, 1 500 Roms tchèques ont réclamé l'asile politique au Canada, et 95 % des demandes traitées sont acceptées", constate Paul Saint-Pierre, directeur du Centre communautaire rrom de Toronto, passage quasi-obligé des Tsiganes tchèques, hongrois ou roumains qui émigrent au Canada. . L’augmentation n’est pas anodine : selon les statistiques officielles, 993 % de hausse en un an, avec 853 demandes d’asile en 2008. Avant le sommet entre l’UE et le Canada début mai dans la capitale tchèque, le sujet vient compliquer les relations entre Prague et Ottawa.

"En République tchèque, dénonce Paul Saint-Pierre, la situation est terrible pour les Rroms. La première raison de ces départs est due à la discrimination. Des skinheads et des néonazis sèment la terreur, alors que le gouvernement ne fait rien pour les protéger." Une situation que Prague dément. Selon Radio Canada, pour évaluer la situation de ces "inadaptables", comme les appellent de plus en plus souvent les politiciens tchèques, une commission canadienne est en train d’enquêter sur les conditions de vie des Roms en République tchèque, afin d’étudier si les requêtes sont justifiées. En attendant, dans un contexte ou les défilés xénophobes se multiplient, ils sont toujours plus à s’envoler pour Toronto, où ils sont accueillis dans le centre communautaire rrom.



INTERDIT AUX TZIGANES



Ils ont fui la République tchèque fin mars, parce que quelques jours plus tôt, à un arrêt d'autobus de Pilsen, cinq skinheads avaient menacé leur bébé, injurié puis battu les parents avant de s'enfuir. La police n'a jamais enregistré leur plainte.: bac à sable qu'on ne peut approcher parce que "pas blancs", restaurants "interdits aux Tziganes", un voisin policier qui les harcèle, les traite de "porcs noirs" et jette ses ordures devant leur porte... Auquel s'ajoute une situation socioéconomique particulièrement défavorable pour cette communauté souvent marginalisée.

Au Canada, où la communauté rrom compterait 100 000 personnes, les demandeurs de statut de réfugié peuvent bénéficier très rapidement d'une protection sociale, d'un permis de travail et de l'accès aux écoles pour les enfants.

Sources Le Monde - Radio Prague

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