17/08/2012

Une grande débrouille pour une petite politique de « gribouille »

574456_433929533311847_1662508812_n.jpgLes expulsions des Rroms continuent « sans solutions alternatives » malgré les promesses de François Hollande lors de sa campagne présidentielle. Le fondateur du collectif Romeurope, Laurent El Ghozi,  ne mâche pas ses mots,  pour dénoncer cette « politque de gribouille » déjà mise en place par Nicolas Sarkozy .

On a vu les résultats de ce manque de vision.  Avec des milliers de reconduites à la frontières, une aide humanitaire, la création de villages d'insertion, des terrains évacués et toujours 15 à 20.000 Rroms sur le territoire, tout cela a coûté beaucoup d'argent sans aucun résultat sinon plus de misère et de discrimination.

Il faut traiter les Rroms, roumains et bulgares migrants, comme des citoyens européens à part entière : leur donner la possibilité comme aux Italiens, Belges, aux Espagnols de s'installer, de travailler, de s'intégrer en France. Engagé  depuis 20 ans sur ces questions, Laurent El Ghozi, confirme que chaque fois qu'ils ont pu trouver du travail, ils se sont intégrés, réussissaient à scolariser leurs enfants et à payer leurs impôts et cotisations sociales.

La politique menée depuis cinq ans fabrique les bidonvilles, la mendicité, l'exclusion et la stigmatisation. Il ne s'agit donc pas d'expulser les roms avec plus d'humanité, mais de permettre l'accès au travail à ceux qui le souhaitent et de favoriser l'intégration.

 

Opter pour de  vraies solutions. Les villages d'insertion ont coûté beaucoup.  Le bilan - en cours de réalisation - démontre en termes d'intégration de ces familles est quasi-nul, même après 5 ans, pour des coûts très élevés.

L'argument avancé par Manuel Valls selon lequel les solutions sont à trouver en Roumanie ou en Bulgarie est irrecevable et hypocrite car nous savons que ces deux pays n'ont ni les moyens, ni l'envie de traiter les Rroms comme des citoyens à part entière. La France n'a d'ailleurs pas de leçons à donner vu la manière dont elle traite ses propres "gens du voyage", pourtant citoyens français.

Il s'agit davantage  de trouver des solutions alternatives après les évacuations, et trouver l'alternative à la politique mise en place par Nicolas Sarkozy. Dont la première et la plus urgent serait de lever les mesures transitoires avec effet immédiat et permettre aux Roumains et Bulgares d'acccéder au marché du travail comme tout autre citoyen européen.

En attendant, chacun essaie de surivivre comme il peut, à l'aune de la  grande débrouille dans un pays où on pratique  la petite "politique de gribouille » et où on parle d'intégration sans vous offrir la chance de travailler.

 

Lire l'interview entière :  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/610561-expulsion...

 

 

 

08:19 | Tags : rroms | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Comment faire pour vivre si on ne vous pas autorise à travaillé

Écrit par : calo | 17/08/2012

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