27/07/2009

UN PEU DE MUSIQUE POUR ADOUCIR LES MOEURS - FESTIVAL DE GUCA EN SERBIE DU 5 AU 9 AOUT 2009

hed3.jpgOn attend 500’000 visiteurs pour cette 49 ème édition qui se déroulera du 5 août au 9 août dans le village de Guca dans la région de Dragacevo en Serbie, c'est le plus grand rassemblement mondial de trompettistes qui a débuté en 1961

Au plaisir de vous y rencontrer ! BONNES VACANCES A TOUS ET A TOUTES

Voici Le programme :


WEDNESDAY – 05. 08. 2009.

10.00 Opening of the festival -at trampet monument
12.00 Press conference
16.00 Opening of the exhibition of Dragacevo women weavers
Opening of the art exibitions
18.00 Promotion of books and publications
20.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups - stage in front of the House of Culture

THURSDAY - 06.08.2009.

10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups - stage in front of the House of Culture
12.00 Press conference-House of Culture
13.00 Festival wedding-stage in front of the House of Culture
17.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups -stage in front of the House of Culture
21.00 Concert of Trumpet Masters-stage in front of the House of Culture

FRIDAY - 07. 08. 2009.

10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country -stage in front of the House of Culture
12.00 Press conference -House of Culture
13.00 Show of foreign brass orchestras -stage in front of the House of Culture
14.00 All-round national sport tournament- On the Stadium
15.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country and abroad-stage in front of the House of Culture
17.00 Semi-final competition of the brass orchestras - seniors-On the Stadium
19.00 Performance “They have won - they have deserved it” -stage in front of the House of Culture

21,00 Concert of DEJANA PETROVIĆA i BALKANIKE- Sanja Ilić–On the Stadium (Don't miss)
22.30 Concert of foreign brass orchestras -Steage on the stadium

SATURDAY - 08. 08. 2009.

07.00 Wakening call of the trumpeters
10.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country
12.00 Press conference
13.00 Toast proposers, competition
Competition for the most beautiful national
costume -stage in front of the House of Culture
14.00 Concert of brass orchestras, dancing and singing groups
from the country and abroad--stage in front of the House of Culture
17.00 Festival parade of all program participants
18.30 Competition of the young brass orchestras - pioneer and junior -stage in front of the House of Culture
23.00 Midnight trumpeters, concert



SUNDAY - 09.08.2009.

07.00 Wakening call of the trumpeters
11.00 Festival parade of all program participants
12.00 Improvisation of the traditional Dragacevo wedding
13.00 Press conference
15.00 Final competition of the brass orchestras - seniors-Steage on the stadium
19.00 Proclamation of the final competition winners: the best
trumpeters, the best orchestras
20.00 The great festival “Kolo” (folk dance),
“See you by the next festival”


http://www.guca.rs/fra/strana.php?str=festival

22:50 Publié dans Voyages | Tags : guca, serbie, festival de guca | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

26/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - La rébellion des hors-la-loi Magyar Gàrda

le-sitting-encadre-de-la-garda.jpgVictimisée par la décision de la Cour d’appel de Budapest qui a exigé sa dissolution, Magyar Gàrda deux jours après a réussi un gros “coup” - du moins médiatique - en arrivant à réunir autour d’elle quelques milliers de sympathisants, dans un espace surprise qui gêna particulièrement les opérations policières.
Quelques 200 membres sont d’abord arrivés “en civils” pour ensuite se vêtir à la manière des Croix Fléchées. Entourés d’un nombre important de supporters parés de toute la panoplie de l’extrême droite hongroise (masques à gaz sur crânes rasés, drapeaux Arpad, Grande Hongrie représentée partout) tout ce beau monde a commencé à manifester de façon provocatrice envers la clientèle du bar (jets de divers objets, insultes homophobes et antisémites pour la plupart).
Depuis la décision de justice qui interdit les rassemblements de la Garda, cette manifestation était bien sûr anticipée par les forces de l’ordre… enfin presque.. La police anti émeute a donc réagi, mais un peu tardivement, pour voir à son arrivée un charmant sitting pacifique de bonshommes en blanc et noir, tous coudes soudés entonnant des hymnes pour réveiller la nation hongroise.

Une demi-heure plus tard, les policiers ont reçu l’ordre d’éparpiller la foule, voire de la repousser, tout en devant extirper les hors-la-loi de la Magyar Garda. Cela a pris plus de 4 heures, avec au final 17 blessés légers (principalement par les gaz lacrymogènes), et 200 personnes interpelées, parmi lesquelles figurait le président du Jobbik Gabor Vona, remis en liberté dès le lendemain. Entre les touristes badauds interloqués par les saluts nazis et les provocations plus ou moins violentes à l’encontre de la police, on sentait tout de même une tension plus que palpable. Insolite enfin, l’endroit choisi par la Garde pour sa démonstration : Gödör Klub, haut lieu de la musique tsigane et balkanique, qui quelques heures plus tard fêtait la soirée Balkan Beat du mois…

SOS Hungarian GIPSY - No more Magyar Gàrda !





Sources hu-lala.org


http://www.hu-lala.org/?p=915

Autre article à ne pas manquer Les liaisons dangereuses de la police avec l'extrême-droite
http://www.hu-lala.org/?p=563

21:08 Publié dans Solidarité | Tags : magyar garda, garde hongroise | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - Magyar Garda enfin dissolue !


images-1.jpgLa Cour d’appel de Budapest a confirmé récemment la dissolution de la Garde hongroise (Magyar Gárda), cette formation d’autodéfense culturelle et nationale, aux aspects par trop paramilitaires inspirés de ceux des Croix fléchées, fascistes pro hitlériens hongrois des années 1930 et 1940. Fondée en août 2007 par des membres du Jobbik, il est reproché à la Garde hongroise « des actes discriminatoires envers la minorité tzigane en Hongrie ».
La Cour a statué que les activités de la Garde hongroise outrepassaient ses droits en tant qu’association et étaient liberticides envers la communauté rom. Deux raisons suffisantes selon la justice, pour confirmer la dissolution de la Magyar Gárda.

L’instance judiciaire hongroise confirme ainsi la décision du 17 décembre 2007 du Tribunal de Budapest, la cour a considéré "qu'au lieu de résoudre les conflits, les défilés ont fait naître de nouvelles tensions " et contre laquelle la formation nationaliste avait fait appel pour sa part "La Garde, survit, se développe et sert la nation." Ce groupuscule néonazi est fortement soutenu par une population précarisée par la crise, et qui ne cache plus son racisme et antisémitisme, une extrême-droite qui se nourrit aux racines nationalistes, religieuses et traditionalistes, en bref une droite friande de valeurs de symboles historiques.


La Garde hongroise est considérée par certains comme l’héritière des Croix fléchées de Ferenc Szálasi (collaborateurs pro-Allemands en 1944-1945) en raison de leur uniforme, du serment d’allégeance prêté par ses adhérents, de leurs brassards rappelant celui du parti de Szálasi, et de l’utilisation du drapeau blanc strié de rouge, emblème du fondateur de la Hongrie, Arpad, partiellement récupéré par les nationalistes hongrois jusqu’en 1945. Gabor Vona fondateur et président du Jobbik (pour une meilleure hongrie) fondé en 2003 et qui vise le retour à une Grande Hongrie alimente un fort sentiment de retour à la grande époque, celle d'avant le traité de Trianon de 1920. Il combat l'homosexualité, revendique une "nation chrétienne" qui sous-entend selon l'historien Péter Kende " non-juif" et "potentiellement anti-juif." Eux se défendent simplement de rendre la Hongrie aux Hongrois.

Le Jobbik avait créé la “Magyar Gárda” en juin 2007 pour “préparer spirituellement et physiquement la jeunesse hongroise aux situations extraordinaires qui demanderaient la mobilisation du peuple”. Concrètement et officiellement, la Garde dont les membres étaient habillés en uniformes ressemblants à ceux des Croix-Fléchées, organisait des parades aux allures martiales, ouvertement anti-roms, lors de rassemblements politiques du Jobbik ou dans des villages à forte communauté tziganes après que ceux-ci aient été touchés par de violents meurtres xénophobes. La Garde qui refusait de reconnaitre aux Roms les mêmes droits qu’aux hongrois avait lancé une campagne contre les “criminels tziganes” et n’hésitait pas à faire des amalgames plus que douteux.



Cette décision intervient dans un contexte particulièrement délétère en Hongrie. En effet, une autre formation, plus petite mais bien plus extrémiste aussi, le HVIM, est dans le collimateur de la justice hongroise. Il est reproché à un des cadres du Mouvement de jeunesse des 64 Comtés, György Budaházy, d’être mêlé à des activités qualifiées de « terroristes ». La police, sur ordre du parquet, l’a arrêté à la mi-juin afin de le mettre en prison dans le cadre d’une enquête pour « activités terroristes ». Selon l’accusation, Budaházy ferait partie du groupe clandestin « Magyarok Nyilai » (Flèches hongroises) dont des membres présumés ont récemment été arrêtés pour avoir, notamment, lancé des cocktails Molotov sur des bureaux du Parti socialiste hongrois (ex communiste), au pouvoir à Budapest.
D’aucuns espéraient à sa création que la Garde hongroise allait être instrumentalisée afin de semer troubles et violences au sein des états voisins de l’actuelle Hongrie (Roumanie, Slovaquie, Serbie…) dans les zones où vivent des minorités magyares, pour le plus grand bénéfice de ceux qui cherchent encore à semer la discorde et la haine entre les peuples d’Europe centrale et démanteler les nations ou du moins porter atteinte à leur souveraineté.

Sur le site de Jobbik, on annonce une réorganisation de Magyar Garda et qu’ils songent dorénavant à déployer les activités de Magyar Garda sous une autre forme. Entreraient-ils dans la clandestinité avec des actions éclairs et ciblées anti-rrom ? - Bénéficiant de soutiens notables lors de sa création, comme Mária Wittner, héroïne de la révolution de 1956 et député du FIDESZ (opposition de droite), ou Lajos Für, ancien ministre de la Défense du premier gouvernement de la Hongrie post-communiste au début des années 90, la Garde hongroise, qui serait forte de plus d’un millier de membres, pourrait bien néanmoins poursuivre ses activités de manière plus informelle et bien plus discrète, afin d’échapper à la répression policière et judiciaire à venir.

Le Ministre des Affaires étrangères Péter Balazs est inquiet :"Les Hongrois n'ont pas fait, comme les Allemands, leur travail de mémoire. Le communisme a mis l'antisémitisme sous le couvercle et il ressurgit. Depuis quelques années l'extrême-droite prend une forme qu'elle n'avait pas eue depuis la guerre : plus organisée, plus visible, plus décomplexée."


Sources

Démons et fantômes de la Hongrie /article du Monde de 18 juillet / signé Marion Van Renterghem

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/07/17/demons-et-fantomes-de-la-hongrie_1219892_3214.html#ens_id=1220131

site officiel Jobbik

Revue de presse journaux hongrois

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Reportage ARTE Magyar Garda - Zoom Europa 14.11.2007
envoyé par HVIM_France - Regardez les dernières vidéos d'actu.


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10/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - ATAKA en Bulgarie

edeuro01-1.jpgAtaka (attaquer en français) est un mouvement d’extrême-droite bulgare, 4 ème force parlementaire animée de discours turcophobes, anti-tziganes, homophobes et antisémites et qui a obtenu deux sièges aux élections européennes avec 12 % des voix - ainsi les nationalistes d’Ataka auront 21 députés avec 9,37%, une nette progression par rapport à 2005 où la formation de Volen Siderov n’atteignait pas les 9 %. Une progression déjà perceptible lors des dernières élections européennes : Même s’il a perdu un siège et a baissé en pourcentage, le nombre de suffrages obtenus par Ataka a augmenté en juin 2009 par rapport à mai 2007 d’environ 32.000 voix. Les ethno nationalistes et ultra populistes ont la haine en poupe et la manipulent si bien.
Ataka a fait sa campagne sur le dos de la minorité tzigane (4,2%) , bouc émissaire de l’insécurité en Bulgarie selon les membres de ce mouvement ultra fasciste, alimentant à souhait le racisme sous-jacent qui a toujours existé en Bulgarie. Siderov est allé jusqu'à proposer de "faire du savon" avec les Rroms, message clair d'extermination dont ils furent victimes sous les nazis. Il est tout aussi virulent contre les Juifs et leurs supposés « complots », maniant tous les clichés d’un antisémitisme d’importation ouvertement raciste et antisémite.
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Le Pen reste pour Siderov un modèle à suivre et celui-ci le soutient dans ses campagnes virulentes, sur le modèle de son homologue, il scande des slogans haineux : « Purge ! Révision ! Châtiment ! Prenons ce qui est à nous ! Rendons la Bulgarie aux Bulgares ! ». La photo montre le président du Front National, Jean-Marie Le Pen qui s’est rendu à Sofia en Bulgarie, dans le cadre de l’action parlementaire du groupe européen « Identité – Tradition – Souveraineté » pour soutenir le mouvement patriote « Ataka » pour le lancement de sa campagne municipale en octobre 2007.


L'Ataka n’est pas un partisan de la séparation de l’Eglise et de L’Etat : « Restitution immédiate des biens de l’Eglise. Confirmation par la loi de l’Orthodoxie comme religion officielle de la Bulgarie. Introduction du catéchisme à l’école primaire. Harmonisation avec l’avis du Saint-Synode de toutes les décisions concernant les grands problèmes de société, les projets de loi. Elaboration d’un statut de l’Eglise orthodoxe bulgare comme institution, établie financièrement et structurellement et qui prend une place déterminante au sein de la société bulgare et définit le système de valeurs pour l’avenir de la Bulgarie". Religion et fascisme cohabitent sans difficulté.

On reproche aux RRom vivant dans une pauvreté absolue de se connecter de manière sauvage pour bénéficier de l’électricité du réseau et qui ne sont pas inquiétés pour autant selon ces populistes. Mais encore, ils attisent la jalousie et l'envie, les Rrom de Bulgarie ont su faire valoir leur droit auprès de la communauté européenne et de ce fait ont bénéficié d’avantages auxquels n’accèdent pas le bulgare défavorisé, ainsi nombre d’entre eux ont fini par voter Ataka.

Dès 2005 déjà , plus de 8 % des électeurs se sont tournés vers un mouvement extrémiste symbolisant « la main forte » en l’occurrence celle brandie par Volen Siderov aux messages « anti-tout ». Les positions radicales de ce mouvement ont paradoxalement mis en exergue la problématique de la minorité tzigane et celui de la minorité turque.
Les clichés du programme du « Rassemblement National » sont inquiétants, on va piocher dans les nostalgies de l’ancien régime totalitaire et sa phraséologie. Récupérant les angoisses, les frustrations, les peurs des bulgares perdus dans ce nouveau décor qu’est l’Europe aux contours inquiétants et fantomatiques à un moment où on aurait besoin de savoir précisément où on va. Comme ailleurs en Europe, à défaut d’un futur serein on regarde en arrière.

La campagne aux élections européennes était "Non, à l'entrée de la Turquie dans l'Europe" campagne menée entre autres à Batak, haut-lieu du génocide, commis par les "Bachi- bouzouks" (anciens cavaliers de l'armée ottomane)

Les raisons d’un « succès »

Comment expliquer le succès électoral de la coalition Ataka en Bulgarie ? Il faut faire appel ici à des variables de caractère socio-politique. Pour être bref, plusieurs facteurs sont à retenir :

Le premier facteur tient à la « radicalisation » de la société bulgare qui est profondément atteinte par quinze ans de transition douloureuse sur le plan social et économique. Des enjeux de pouvoir considérables (politiques mais également économiques) ont favorisé des dérives multiples et provoqué des ressentiments - voire une profonde agressivité - au sein de l’opinion permettant à Ataka de s’insérer et de gagner aujourd’hui une place sur la scène politique nationale.

Au début de la transition, les « partis politiques » bulgares, de gauche comme de droite, offraient un large éventail de propositions dans lesquelles on trouvait souvent des relents populistes, nationalistes voire xénophobes. Même si l’on n’y prêtait pas attention outre mesure, chacun « ratissait large » et n’hésitait pas à avoir recours à des arguments de ce type. Tous les partis faisaient des promesses démagogiques, tous les partis prétendaient défendre ce qu’ils appelaient les « intérêts nationaux » de la Bulgarie, tous les partis étaient plus ou moins ouvertement contre le « parti ethnique » représentant la minorité turque et musulmane, c’est-à-dire le DPS. Quant aux Tsiganes, personne ne s’en occupait vraiment, pour ne pas dire que personne ne s’en occupait du tout. Cela eut été contre-productif sur un plan politique vis-à-vis de l’électorat bulgare !

Au fur et à mesure de l’évolution du processus de transition, ces partis ont été obligés de tenir compte des contraintes imposées par l’Union européenne et de la nécessité de bénéficier des divers avantages financiers procurés par le FMI et la Banque mondiale. Ils ont « lissé » voire expurgé leur discours après que le Conseil de l’Europe eut fait diverses remarques ou que la Cour européenne des droits de l’Homme eut prononcé plusieurs jugements condamnant les autorités bulgares, par exemple. L’ « offre » politique s’est ainsi trouvé en décalage par rapport à la « demande » d’une opinion publique souvent chauffée à blanc par une presse avide de sensationnel. L’éventail des positions politiques - dites et non-dites - s’est donc considérablement rétréci entre les principaux protagonistes politiques qui arrivaient à tenir pratiquement un même discours « raisonnable » en 2005. Les sujets sensibles, « politiquement incorrect » vis-à-vis de l’Europe sont plus ou moins devenus « tabous » dans les discours de la classe politique bulgare.

C’est ce discours nationaliste, xénophobe et souvent extrémiste - abandonné par les partis établis - que V. Siderov a su récupérer et exploiter à son profit. Jouant également sur la nostalgie de l’ordre ancien, il a su attirer une partie des « perdants » des réformes et des nombre de personnes (souvent éduquées) excédées par l’incapacité des gouvernants successifs à mettre un terme aux dérèglements actuels de la société bulgare.

A la lecture de ceci, un devoir de vigilance s'impose pour tous les libres-penseurs humanistes que nous sommes et que nous souhaitons rester !!

Source:
François Frison-Roche pour le Courrier des Balkans
RésistanceS





18:37 Publié dans Solidarité | Tags : ataka, bulgarie, volen sidero | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |

06/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 : Un brun douteux !

europe-1.gifIl n’y a plus de fascisme rampant, il existe, aujourd’hui, en Europe un fascisme tout court qui s’affiche, fédère et s’organise en autant de réseaux haineux. Le mécontentement qui se nourrit de la crise économique offre un contexte favorable aux mouvements d'extrême droite qui, de la Bulgarie à la Finlande, ont multiplié les provocations racistes ces dernières semaines. Hostiles à la supranationalité, hostiles à l’espèce de “super-état sans âme”. Les chômeurs se sentent aussi une minorité précarisée au sein de l’Europe ultralibérale qui offre davantage un discours néo-libéral que sociale. Cette Europe décriée qui selon eux se construit sur le dos des peuples.

L’alliance des patriotes européens se regroupent autour de même thèmes : ennemis exogènes ou endogènes, Rroms, Africains, Islamistes, le chômage, l’Union Européenne, le pouvoir supranational ultralibéral. A chacun son bouc émissaire qu’on brandit pareille à une arme menaçante.
Et ces nostalgiques du passé préconisent de manière urgente de sauver les racines communes, à savoir “les racines chrétiennes de l'Europe". Leur credo est “Nous respectons toutes les cultures, mais nous aimons avant tout notre propre culture.” Pour ce faire, face à un avenir économique incertain qui se dessine sur fond de crise, c’est le grand retour en arrière; aux valeurs traditionnelles, famille, patrie, regard nostalgique sur les colonies perdues. Ils rallient tous les déçus du rêve européen qui se transforme, pour eux, en véritable cauchemar.

Les déçus du post-communisme qui ont vu leur situation se dégrader après l’effondrement du bloc de l’Est. Donc, on préconise comme ultime remède le retour sur une Europe forteresse qui doit se protéger de l'islamisation, des Rroms assistés, de l’immigration en provenance de l’Afrique et de l’Asie. Empêcher en passant l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Choucroute contre döner kebab !

Retour aux vieux replis identitaires, Mussolini a son armée de nostalgiques qui ont réalisé des percées inattendues en Hongrie, en Roumanie, en Pologne, en Suède, en Finlande, en Italie, au Danemark, en Belgique, en Slovaquie et notamment aux Pays-Bas, où la haine de l'immigrant déclinée sur tous les tons par le Parti de la liberté a séduit... 17 % des électeurs.

Sortir de l’Europe à tout prix, rétablir les frontières, renvoyer les étrangers chez eux revenir à la religion On se souvient avec effroi des conditions de la naissance du parti nazi, crée dans un contexte de crise dans une l'Allemagne d'avant 1939. A défaut de “mythes mobilisateurs” on se fédère autour de la haine, du rejet, on se sent des affinités fortes avec ceux qui pensent comme nous, la haine a son propre langage, sa propre organisation, des groupuscules armés s’organisent, sont financés par des mouvements d’extrême-droite qui rejettent l’Union européenne et qui elle ne parvient pas à résister contre ces mouvements d’extrémistes, de fascistes au nationalisme exacerbé, au populismes primaire, tout pétris qu'ils sont de la peur des autres, du refus de l’immigration, du racisme crasse.

L’ Europe vire au brun, un brun douteux qui lui donne une coloration inquiétante sur fond de bruits de bottes qui résonnent et devraient nous inquiéter . La vigilance s’impose, mais il serait nécessaire, d’ores et déjà, de se préparer à contenir la vague de nouveaux millions de chômeurs qui pointe à l’horizon et offrir à cette Europe déliquescente, un programme social en phase avec la situation grave, avec une meilleure gestion des problèmes en lien avec le chômage et l’immigration pour ne pas définitivement faire le lit de tous les extrémismes.


Le tableau des formations extrêmes-droites :

Autriche :
Le FPÖ de Heinz-Christian Strache progresse à 13,1 % (2 sièges) alors que le BZÖ échoue à entrer au Parlement avec 4,6% des suffrages. Son Slogan «l'Occident aux mains des chrétiens”

Belgique :
L' extrême droite xénophobe et séparatiste du Vlaams Belang conserve 2 sièges avec 15,99% des voix.

Bulgarie :
Ataka, parti d'extrême droite très violent, anti-Rrom et anti-Turc qui a fait une percée avec 11,43% et 2 sièges. Ataka au Parlement européen a provoqué un scandale fin septembre en s’en prenant personnellement à une élue hongroise rom proposée au titre de meilleure parlementaire de l’année : « Dans mon pays il y a des dizaines de milliers de filles tziganes plus belles que cette honorable-là (…) Les meilleures d’entre elles sont chères - jusqu’à 5 000 euros pièce. »

Danemark :
Le parti du peuple danois(DF) obtient 2 sièges avec 15,3%.

Finlande :
Le parti populiste et anti-immigrés des "Vrais finlandais" est le grand vainqueur du scrutin (9,8%): 1 siège.

Grèce :

Le parti d'extrême droite (LAOS) poursuit son ascension avec 7,2% des suffrages : 2 sièges.

Hongrie :
Arrivée en force de Jobbik parti nationaliste et xénophobe qui obtient 3 sièges (14,77%). Qui multiplient les marches militaires.

Italie :
La ligue du Nord (alliée de Berlusconi) avec 9,50% des voix obtient 8 sièges.

Lettonie :
La droite nationaliste (TB/LNNK) avec 7,46% obtient 1 siège.

Lituanie :
Le parti Ordre et Justice (TT) obtient 12,55% et 2 des sièges sur les 12 revenant à ce pays balte.

Pays-Bas :
Le parti de la Liberté (PVV) de Geert Wilders enlève 4 des 25 sièges dévolus à ce pays (17,00%).

Pologne :
Droit et Justice (PIS) des frères Kaczinsky avec 29,5% des électeurs obtient 16 sièges.

Roumanie :
Le Parti de la Grande Roumanie (PRM) fait une percée à 7,20% et obtient 2 sièges. Son slogan «chrétiens et patriotes pour débarrasser le pays de ses voleurs».


Royaume-Uni :
Le British National Party fait pour la première fois son entrée à Strasbourg (6,50%, 2 sièges). La campagne de Nick Griffin portait sur "des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques".

Slovaquie :
La droite nationaliste et xénophobe du SNS obtient 5,56% et 1 siège.

Il est de notre devoir de résister pour contrer cette montée en force du néo fascisme, populiste et nationaliste.

Sources :
http://www.visa-isa.org/node/378

Plusieurs articles sur l'alliance des patriotes européens

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04/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - L'Italie a presque tout faux !

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Le Commissaire français Jacques Barrot, chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité a estimé que le projet italien qui établit un délit d’immigration illégale n'était pas compatible avec la législation communautaire. La liste des griefs de la Commission à l'encontre de l'Italie est longue.

Bruxelles sermonne l'Italie

La nouvelle loi italienne sur l'immigration se heurte à un principe fondateur de l’Union européenne qui est celui de la liberté de circulation. Lorsque le gouvernement italien fait voter une loi qui prévoit d’introduire un délit d’immigration illégale - un délit puni de 5 à 10 000 euros d’amende - mais aussi lorsque ce délit peut s’accompagner d’une expulsion immédiate, alors la législation italienne se heurte au droit communautaire.

Pourquoi cela ? Tout simplement car des ressortissants de l’Union européenne peuvent très bien se trouver dans ce cas de figure. Par exemple avec des Roumains ou des Bulgares qui, pour la plupart, n’ont toujours pas le droit de travailler en Italie. De même avec les Roms qui, à l'évidence, sont visés par ce nouveau texte. C’est cette ligne rouge à ne pas franchir qu’a voulu indiquer hier le commissaire Jacques Barrot lorsque qu'il a déclaré que Bruxelles avait "signifié au gouvernement italien que la loi qui prévoit une augmentation de la peine pour les immigrés en situation irrégulière ne peut pas être applicable au citoyen communautaire. De même, nous avons indiqué au gouvernement italien que l'expulsion automatique des étrangers en cas de condamnation à plus de deux ans de détention n'est pas applicable non plus aux citoyens communautaires."

Demi revers

Finalement, c’est un demi-revers pour le gouvernement italien. Il ne sera certes pas question d’expulser ou d’enfermer des ressortissants de l’Union européenne se trouvant en Italie dans une situation irrégulière. Mais derrière cela, tout le problème de l’immigration illégale en provenance d’Afrique ou d’Asie reste entier. Et sur ce point, le gouvernement italien peut faire ce qu’il veut, ou presque.

C’est aussi une des raisons pour lesquelles la présidence suédoise de l’Union insiste pour une harmonisation des politiques d’immigration, du moins pour ce qui concerne les réfugiés et le droit d’asile.

Source : http://www.dw-world.de/dw/article/0,,4454054,00.html




Pour écouter Jacques Barrot

http://www.dw-world.de/popups/popup_single_mediaplayer/0,...

Pour visionner le salut fasciste de la ministre Michela Brambilla

11:20 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |