10/07/2009

Dessine-moi l'Europe fasciste de 2009 - ATAKA en Bulgarie

edeuro01-1.jpgAtaka (attaquer en français) est un mouvement d’extrême-droite bulgare, 4 ème force parlementaire animée de discours turcophobes, anti-tziganes, homophobes et antisémites et qui a obtenu deux sièges aux élections européennes avec 12 % des voix - ainsi les nationalistes d’Ataka auront 21 députés avec 9,37%, une nette progression par rapport à 2005 où la formation de Volen Siderov n’atteignait pas les 9 %. Une progression déjà perceptible lors des dernières élections européennes : Même s’il a perdu un siège et a baissé en pourcentage, le nombre de suffrages obtenus par Ataka a augmenté en juin 2009 par rapport à mai 2007 d’environ 32.000 voix. Les ethno nationalistes et ultra populistes ont la haine en poupe et la manipulent si bien.
Ataka a fait sa campagne sur le dos de la minorité tzigane (4,2%) , bouc émissaire de l’insécurité en Bulgarie selon les membres de ce mouvement ultra fasciste, alimentant à souhait le racisme sous-jacent qui a toujours existé en Bulgarie. Siderov est allé jusqu'à proposer de "faire du savon" avec les Rroms, message clair d'extermination dont ils furent victimes sous les nazis. Il est tout aussi virulent contre les Juifs et leurs supposés « complots », maniant tous les clichés d’un antisémitisme d’importation ouvertement raciste et antisémite.
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Le Pen reste pour Siderov un modèle à suivre et celui-ci le soutient dans ses campagnes virulentes, sur le modèle de son homologue, il scande des slogans haineux : « Purge ! Révision ! Châtiment ! Prenons ce qui est à nous ! Rendons la Bulgarie aux Bulgares ! ». La photo montre le président du Front National, Jean-Marie Le Pen qui s’est rendu à Sofia en Bulgarie, dans le cadre de l’action parlementaire du groupe européen « Identité – Tradition – Souveraineté » pour soutenir le mouvement patriote « Ataka » pour le lancement de sa campagne municipale en octobre 2007.


L'Ataka n’est pas un partisan de la séparation de l’Eglise et de L’Etat : « Restitution immédiate des biens de l’Eglise. Confirmation par la loi de l’Orthodoxie comme religion officielle de la Bulgarie. Introduction du catéchisme à l’école primaire. Harmonisation avec l’avis du Saint-Synode de toutes les décisions concernant les grands problèmes de société, les projets de loi. Elaboration d’un statut de l’Eglise orthodoxe bulgare comme institution, établie financièrement et structurellement et qui prend une place déterminante au sein de la société bulgare et définit le système de valeurs pour l’avenir de la Bulgarie". Religion et fascisme cohabitent sans difficulté.

On reproche aux RRom vivant dans une pauvreté absolue de se connecter de manière sauvage pour bénéficier de l’électricité du réseau et qui ne sont pas inquiétés pour autant selon ces populistes. Mais encore, ils attisent la jalousie et l'envie, les Rrom de Bulgarie ont su faire valoir leur droit auprès de la communauté européenne et de ce fait ont bénéficié d’avantages auxquels n’accèdent pas le bulgare défavorisé, ainsi nombre d’entre eux ont fini par voter Ataka.

Dès 2005 déjà , plus de 8 % des électeurs se sont tournés vers un mouvement extrémiste symbolisant « la main forte » en l’occurrence celle brandie par Volen Siderov aux messages « anti-tout ». Les positions radicales de ce mouvement ont paradoxalement mis en exergue la problématique de la minorité tzigane et celui de la minorité turque.
Les clichés du programme du « Rassemblement National » sont inquiétants, on va piocher dans les nostalgies de l’ancien régime totalitaire et sa phraséologie. Récupérant les angoisses, les frustrations, les peurs des bulgares perdus dans ce nouveau décor qu’est l’Europe aux contours inquiétants et fantomatiques à un moment où on aurait besoin de savoir précisément où on va. Comme ailleurs en Europe, à défaut d’un futur serein on regarde en arrière.

La campagne aux élections européennes était "Non, à l'entrée de la Turquie dans l'Europe" campagne menée entre autres à Batak, haut-lieu du génocide, commis par les "Bachi- bouzouks" (anciens cavaliers de l'armée ottomane)

Les raisons d’un « succès »

Comment expliquer le succès électoral de la coalition Ataka en Bulgarie ? Il faut faire appel ici à des variables de caractère socio-politique. Pour être bref, plusieurs facteurs sont à retenir :

Le premier facteur tient à la « radicalisation » de la société bulgare qui est profondément atteinte par quinze ans de transition douloureuse sur le plan social et économique. Des enjeux de pouvoir considérables (politiques mais également économiques) ont favorisé des dérives multiples et provoqué des ressentiments - voire une profonde agressivité - au sein de l’opinion permettant à Ataka de s’insérer et de gagner aujourd’hui une place sur la scène politique nationale.

Au début de la transition, les « partis politiques » bulgares, de gauche comme de droite, offraient un large éventail de propositions dans lesquelles on trouvait souvent des relents populistes, nationalistes voire xénophobes. Même si l’on n’y prêtait pas attention outre mesure, chacun « ratissait large » et n’hésitait pas à avoir recours à des arguments de ce type. Tous les partis faisaient des promesses démagogiques, tous les partis prétendaient défendre ce qu’ils appelaient les « intérêts nationaux » de la Bulgarie, tous les partis étaient plus ou moins ouvertement contre le « parti ethnique » représentant la minorité turque et musulmane, c’est-à-dire le DPS. Quant aux Tsiganes, personne ne s’en occupait vraiment, pour ne pas dire que personne ne s’en occupait du tout. Cela eut été contre-productif sur un plan politique vis-à-vis de l’électorat bulgare !

Au fur et à mesure de l’évolution du processus de transition, ces partis ont été obligés de tenir compte des contraintes imposées par l’Union européenne et de la nécessité de bénéficier des divers avantages financiers procurés par le FMI et la Banque mondiale. Ils ont « lissé » voire expurgé leur discours après que le Conseil de l’Europe eut fait diverses remarques ou que la Cour européenne des droits de l’Homme eut prononcé plusieurs jugements condamnant les autorités bulgares, par exemple. L’ « offre » politique s’est ainsi trouvé en décalage par rapport à la « demande » d’une opinion publique souvent chauffée à blanc par une presse avide de sensationnel. L’éventail des positions politiques - dites et non-dites - s’est donc considérablement rétréci entre les principaux protagonistes politiques qui arrivaient à tenir pratiquement un même discours « raisonnable » en 2005. Les sujets sensibles, « politiquement incorrect » vis-à-vis de l’Europe sont plus ou moins devenus « tabous » dans les discours de la classe politique bulgare.

C’est ce discours nationaliste, xénophobe et souvent extrémiste - abandonné par les partis établis - que V. Siderov a su récupérer et exploiter à son profit. Jouant également sur la nostalgie de l’ordre ancien, il a su attirer une partie des « perdants » des réformes et des nombre de personnes (souvent éduquées) excédées par l’incapacité des gouvernants successifs à mettre un terme aux dérèglements actuels de la société bulgare.

A la lecture de ceci, un devoir de vigilance s'impose pour tous les libres-penseurs humanistes que nous sommes et que nous souhaitons rester !!

Source:
François Frison-Roche pour le Courrier des Balkans
RésistanceS





18:37 Publié dans Solidarité | Tags : ataka, bulgarie, volen sidero | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |

Commentaires

@maurice- je deviens une lectrice attentive de vos commentaires qui démontrent une grande capacité d'analyse, une connaissance remarquable des sujets, un humanisme à toute épreuve.Ah ! que ceci fait du bien et combien cela relève le niveau général ! Bravo, mon cher Maurice, vous comptez déjà une admiratrice.

Écrit par : duda | 11/07/2009

Les nationalismes ne sont qu'une preuve des échecs et de l'abandon des politiciens modérés et de corruptions actives au sein du pouvoir, les appuis populistes se reposants sur les bougillons agitant les menaces des minorités visées, n'ont pas plus à proposer mais permettent l'expression de catharsis expiatoires.
Ces phénomènes ne sont pas comparables à ceux du 3ème reicsh, ce ne sont que des épi-phénomènes en réactions au vide que l'adhésion à l'Europe à laissé béantes, toutes les attentes des populations des pays contenus par l'ex-urss sont loin d'être satisfaites, ces population ont pris la mauvaise habitude d'êtres dé-responsabilisés par un système autoritaire et centralisé.
Les ex-pays communistes fonctionnait un peu comme la Suisse, hyper-administrés, et le saut vers un fonctionnement basé sur l'esprit d'initiative est inexistant.
Donc, déchus par un système dé-responsabilité générqale et de "promesses" basées sur des croyances vécues à l'époque ou ils rêvaient de fuir en occident leur laisse une grosse gueule de bois, en plus de celles qu'ils ont coutume de ramasser tout les matins.
Le fascisme au quel nous assistons n'est qu'un reliquat nostalgique lié à 50 ans de totalitarisme, mais n'est pas structurer idéologiquement ni partagé par l'ensemble de la population, il s'agit de l'expression de profonds mécontentements incités par quelques manoeuvres de chantage vis-à-vis de l'Europe libérale.
En libérant les populations des ex-pays sous influences soviétique, en ouvrant les frontières, les idéologues du Kremlin, voulaient et veulent encore, avant tout, nuire à l'occident. Les Russes sont des grands joueurs d'échecs, ils calculent plusieurs coups à l'avance, leur idéologie, ils sont les premiers à savoir qu'elle est pourrie, puisqu'ils en bénéficie encore aujourd'hui, ce sont les même aujourd'hui qu'hier qui contrôle le système, ils n'ont que changer de drapeau et il aurait été inutile et bien trop coûteux d'avoir voulu conserver le système communiste. Le problème avec la Russie, ce n'est pas le communisme ou le libéralisme, c'est le totalitarisme.
Et le seul ennemi du totalitarisme c'est le totalitarisme, toute autre forme de système ne peut rien contre ce fléau et je pense que le fait d'avoir incorporer ces pays dans l'Europe est la seule manière de dissiper l'abcès. Ils y aura des crises et des rechutes, mais ce n'est qu'en les assistant que nous pourrons soigner leurs traumatismes.
Bien sure, c'est très couteux et rien n'est garanti, qu'aux travers de financements occultes, que le kremlin ne puisse pas se ré-accaparer quelque uns de ces pays, mais si c'est le cas, il ne récupéreront que les plus endommagés.
Egalement, il ne faut pas dans cette guerre d'influences, oublier les efforts de l'Ukraine et d'autres ex-république du bloc, pour rallier le monde occidental, et ça les russes le vivent mal.
Donc, ces extrémismes bulgares et autres, ne sont rien d'autres que des ingérences du FSB, contre les efforts européens de relever ces économies pourries !

Écrit par : Maurice | 12/07/2009

Si les politiciens ne font plus courir les moutons, un coup à gauche et un coup à droite, il vont s'emmerder, et c'est là que ça devient dangereux !
Il ne faut surtout pas qu'ils se sentent inutiles ! ! !

Écrit par : Maurice | 13/07/2009

Ce n'est pas que l'Europe de l'est qui vire à l'extrême droite, mais toute l'Europe. La France n'a jamais été un pays sous domination de l'URSS (quoi que certaines banlieues...) pourtant le discour politique s'est largement déporté sur la droite dure. Sarkozy a repris les thèmes du FN et les a rendus acceptables, car cela ne sortait plus de la bouche du diabolisé Le Pen. J'y voi le résultat d'une politique libérale trop poussée. Qui dit libéral, dit liberté, et donc ouverture des frontières avec pour résultat la venue de travailleurs émmigrés, venant de plus en plus loin, qui font baisser les salaires et le départ des industries pour des pays à la main d'oeuvre moin honéreuse. Lors qu'un ouvrier ou chômeur vote pour un partit d'etrême doite c'est l'instinct de survie qui parle, on montre les crocs.

Écrit par : Riro | 14/07/2009

"Qui dit libéral, dit liberté", là je ne suis pas du tout d'accord. c'est un raccourci fait fréquemment par beaucoup, il faut connaitre l'histoire du libéralisme pour savoir par exemple qu'aux US, les libéraux sont catalogués d'extrême-gauche, et sociaux démocrate. La vision des libéraux est totalement biaisée par des stéréotypes superficiels, les libéraux sont peut être les politiques ayant le plus depuis les lumières, permis à notre société d'accéder à tous ces acquis sociaux.
Quant à Le Pen, ni lui ni sont parti ne sont capable de diriger la France, le FN est tout au plus un indicateur d'insatisfaction, mais en aucun cas un parti capable à l'échèle nationale.
Immigration, il ne faut pas attribuer ni imputer au libéralisme les débordements pratiquer tant par des républicains que par des socialos. Chirac n'était pas un libéral, mais un inféodé des napoléoniens, donc voir le contraire d'un libéral, ce qui n'est pas le cas de Sarko, lui est nettement plus proche de cette aspiration. Je ne suis pas libéral ni rien d'autre, mais je ne peux pas laisser dire n'importe quoi.
Egalement, je m'insurge face à l'appellation souvent pratiquée de "néo-libéral", comme si l'on parlait de néo-nazis, ce terme est faux, le libéralisme est vivant, quitte à lui de se définir, mais de le traiter de néo est une forme d'injure pas digne d'un démocrate !
Le nouveau monstre quasi féodal, tout aussi contraignant et paralysant que les droits ayant uniquement et exclusivement appartenu à la noblesse n'est autre que notre très lourde administration. Et si les libéraux mènent leurs combat contre cette institution parfois kafkaïenne, je ne peux que les soutenir dans cette lutte disproportionnée.
Riro, il ne sert à rien de diabolisé ce qui à déjà fait ces preuves !

Écrit par : Maurice | 14/07/2009

@ Maurice

Sarko se comporte plus comme un petit Napoléon que Chirac. Sa politique au niveau de la liberté de la presse me laisse songeur. A ce que je sache la France n'a jamais été un pays communiste ou autre. Les industrielles et patrons ont profités de l'ouverture des frontières, sur la base d'une politique LIBERALE, au détriment des travailleurs locaux, qui se font entendre comme ils le peuvent (vote FN). De plus, les gamins qui brûlent des bagnoles en banlieue ne sont que des enfants d'immigrés issus d'une politique de droite, plus précisément du regroupement famillial. Idem lorsque Pompidou faisait venir des travailleurs du Magrheb pour bosser dans les usines françaises, ce qui a provoqué une chute des salaires (offre->demande = libéralisme)!

Écrit par : Riro | 14/07/2009

Attention, je ne suis pas Sarkosiste, dans l'apparence c'est exacte, il pratique la même manière de vouloir s'imposer, mais il me fait plus penser à De Funes. Il "dit" vouloir instituer des valeurs moins gaulistes, quoi que le terme ne veuille rétrospectivement ou pas, ne signifier pas grand chose.
Le problème avec les doctrines libérales, c'est qu'elles ne sont pas dogmatiques, c'est même la raison même du libéralisme. Mais elles doivent se reposer sur les doctrines devenues avec le temps plus philosophiques que pragmatiques et peuvent être interprétée de cent manières.
Néanmoins à la base, elle ont été élaborées pour raisons obsolètes mais pas complètement !
Mais le libéralisme est la plus contraignante des doctrines politiques du 18ème, et il n'a pas cette connotation de liberté sans contraintes contrairement à ce beaucoup pensent.

Écrit par : Maurice | 14/07/2009

Bonjour à tous et nais tuke pour ce site que je découvre tout juste en faisant une recherche sur la montée du néo-nazisme et du fascisme en Europe.

Que dire sur ce phénomène, que rajouter de plus qui n'a pas déjà été dit quelque part? Je suis consterné, au point d'en pleurer, ceci parce que cela me blesse, au point de me demander à quoi ont servi tous les morts depuis des siècles contre l'oppression, l'intolérance, le racisme, etc...

Aujourd'hui j'ai surfé sur plusieurs sites, lu pas mal, et ça fait mal. Pourquoi? D'abord parce que je crois que nous sommes tous concernés dans ce "combat" contre l'intolérance et le fascisme, et puis, parce qu'une image me hante, celle de mon père qui vécut la dictature d'extrème droite dans sa jeunesse, et des séquelles qu'il en garda toute sa vie... je suis heureux dans un sens qu'il ne soit plus en vie pour assister à tout ce qui se passe dans l'émmergence de plus en plus forte des mouvements radicaux, et de l'autre je ne peux ne pas ressentir comme une pointe au coeur.

Écrit par : MakaSitomni | 19/08/2009

L'article que je viens de lire par pur hasard et avec un grand retardement represente un melange de verites, d'incomprehension et de purs mensonges. Je peux le dire car je baigne dans cette realite - La Bulgarie.

Écrit par : Theodore | 12/06/2010

@theodore, si vous baignez si bien dans cette réalité, décrivez-nous le goût exact de l'eau à l'odeur nauséabonde des courants racistes comme ceux de ATAKA ?

Écrit par : rrom | 12/06/2010

Le facisme renait en europe. Moi... en tant que sudamericain je pense chaque jour a rentrer car j'ai peur de finir dans une chanbre a gaz...vous etes fou si vous voulez mettre encore l'europe a feu et a sang faite le sans moi...aurevoir...

Écrit par : Marcelo | 18/10/2010

"Le facisme renait en europe."

Bon.

"Moi... en tant que sudamericain je pense chaque jour a rentrer car j'ai peur de finir dans une chanbre a gaz...vous etes fou si vous voulez mettre encore l'europe a feu et a sang faite le sans moi..."

Au moins, une chose est certaine, personne ne pourra vous accuser de verser dans le négationnisme. Cela dit, pour fuir un fascisme qui renaîtrait en Europe, pensez-vous que l'Amérique du Sud constitue une alternative judicieuse ?

"aurevoir..."

Ça me rappelle quelqu'un !

Écrit par : Giona | 18/10/2010

Au moins en Amerique du Sud je suis chez moi...donc je deviendrais peut etre faciste comme vous et ne finirai pas dans uns chambre a gaz comme vous avez fait avec tant de monde et non pas seulement les juifs...sachez qu'il ya eu des noirs de gitans de sudamericains en fin tous ceuex qui n'etaient pas un bon a rien....vous n'etes pas assez pragmatique pour moi...trop sauvage et brutal...comparez nos histoires en ces derniers 100 ans...qui est le sauvage?

Écrit par : Marcelo | 20/10/2010

"Au moins en Amerique du Sud je suis chez moi..."

Juste, ça n'a pas de prix, je vous le concède.

"donc je deviendrais peut etre faciste comme vous"

Me voilà donc baptisé fasciste parce que je vous ai posé une question ? L'Europe vous aurait-elle déjà contaminé, à votre insu ?

"et ne finirai pas dans uns chambre a gaz comme vous avez fait avec tant de monde et non pas seulement les juifs...sachez qu'il ya eu des noirs de gitans de sudamericains en fin tous ceuex qui n'etaient pas un bon a rien..."

Je présume qu'il est inutile que je plaide non coupable ? Cela dit, vous m'apprenez que des Sud-Américains se sont fait gazés par les nazis. Comme quoi il est toujours bon de dialoguer et de s'instruire car, candide que je suis, j'ai toujours cru que les nazis avaient plutôt trouvé refuge en Amérique du Sud, style mi casa su casa. Décidément, en plus d'être non-violents, les Sud-Américains ne sont pas rancuniers pour un sou, nous en avons tout à apprendre.

"vous n'etes pas assez pragmatique pour moi..."

Bon

"trop sauvage et brutal..."

Tiens ! Je ne me percevais pas ainsi mais enfin, si vous le dites.

Au fait, sachant ce que vous m'apprenez, comment se fait-il que vous soyez venu vous jeter dans la gueule du grand méchant loup ?

"comparez nos histoires en ces derniers 100 ans...qui est le sauvage?"

Moi, vous m'avez convaincu, ouvert les yeux et diverti.

Bonne chance dans votre nouvelle vie.

Écrit par : Giona | 20/10/2010

C'est que je voulais dire qu'aujourd'hui on est seulement a l'abri si on l'appartient a une nation qui dit nation dit nationaliste donc faciste malgre soi...
contamine on l'est tous par le silence..l'histoire a parle...les nazis certes ont trouve refuge en Amerique du sud...avec l'or derobe aux gazes et sous des faux noms..mais ils ont ete demasque si non comme nous serions en train de parler...
et d'ailleurs je ne sais pas si vous connaissez l'histoire de Malinche...les etrangers ont toujours ete les bienvenus en Amerique du sud...c'est peut etre notre erreur...et les europeans profitant de cela ont derobe des incontables richesses en 500 ans ...je crois que c'est Galeano qui a les chiffres..cela ce compte en milles de milliardes...votre richesse provient en grand partie de l'afrique et l'amerique du sud...L'uerope veux seulement l'argent et l'or des amerindiens et des africans mais pas eux...la politique migratoire le demontre largement...
NB: pardonez les accents....pas de machines francaise...

Écrit par : marcelo | 20/10/2010

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