23/04/2009

Le Canada, terre d’asile pour les Rroms

La multiplication des attaques à l’égard des Rroms en République tchèque les poussent à demander l’asile politique pour “persécution” au Canada, plus précisément à Toronto où réside une communauté importante de Rroms de la République tchèque.

La suppression de visa pour le Canada a entraîné une arrivée massive des ressortissants tchèques, membres de l'Union européenne, ils obtiennent facilement le statut de réfugié au Canada. Au Canada, où la communauté rrom compterait 100 000 personnes, les demandeurs de statut de réfugié peuvent bénéficier très rapidement d'une protection sociale, d'un permis de travail et de l'accès aux écoles pour les enfants. Il y a plus de demandes d’asiles déposées par des citoyens tchèques que par des Irakiens ou des Afghans.

"Depuis dix-sept mois, 1 500 Roms tchèques ont réclamé l'asile politique au Canada, et 95 % des demandes traitées sont acceptées", constate Paul Saint-Pierre, directeur du Centre communautaire rrom de Toronto, passage quasi-obligé des Tsiganes tchèques, hongrois ou roumains qui émigrent au Canada. . L’augmentation n’est pas anodine : selon les statistiques officielles, 993 % de hausse en un an, avec 853 demandes d’asile en 2008. Avant le sommet entre l’UE et le Canada début mai dans la capitale tchèque, le sujet vient compliquer les relations entre Prague et Ottawa.

"En République tchèque, dénonce Paul Saint-Pierre, la situation est terrible pour les Rroms. La première raison de ces départs est due à la discrimination. Des skinheads et des néonazis sèment la terreur, alors que le gouvernement ne fait rien pour les protéger." Une situation que Prague dément. Selon Radio Canada, pour évaluer la situation de ces "inadaptables", comme les appellent de plus en plus souvent les politiciens tchèques, une commission canadienne est en train d’enquêter sur les conditions de vie des Roms en République tchèque, afin d’étudier si les requêtes sont justifiées. En attendant, dans un contexte ou les défilés xénophobes se multiplient, ils sont toujours plus à s’envoler pour Toronto, où ils sont accueillis dans le centre communautaire rrom.



INTERDIT AUX TZIGANES



Ils ont fui la République tchèque fin mars, parce que quelques jours plus tôt, à un arrêt d'autobus de Pilsen, cinq skinheads avaient menacé leur bébé, injurié puis battu les parents avant de s'enfuir. La police n'a jamais enregistré leur plainte.: bac à sable qu'on ne peut approcher parce que "pas blancs", restaurants "interdits aux Tziganes", un voisin policier qui les harcèle, les traite de "porcs noirs" et jette ses ordures devant leur porte... Auquel s'ajoute une situation socioéconomique particulièrement défavorable pour cette communauté souvent marginalisée.

Au Canada, où la communauté rrom compterait 100 000 personnes, les demandeurs de statut de réfugié peuvent bénéficier très rapidement d'une protection sociale, d'un permis de travail et de l'accès aux écoles pour les enfants.

Sources Le Monde - Radio Prague

08:58 Publié dans Solidarité | Tags : canada, toronto, tchécoslovaquie | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Pauvres-vous, Tcecoslovaquie n'est plus depuis belle lurette. République tchèque, Tchèquie, Slovaquie. Faites vos devoirs.

Écrit par : Pierre LeBlanc | 17/05/2009

Je suis Paquiot Arold, rescape du seisme qui a detruit la capitale d'Haiti. Je suis licencie en Sciences de l'Education. Je me retrouve completement vide, sans argent, sans espoir. Auriez vous l'amabilite de m'accueillir dans votre pays. J'ai laisse la capitale avec une plaie aux cuisses . Je suis au Cap-Haitien. Voici mon adresse Paquiot Arold 24:Ruelle Jessifra Cite Chauvel Cap-Haitien Haiti

Écrit par : Paquiot Arold | 19/01/2010

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