24/01/2009

Halte aux rafles contre les Rroms

COMMUNIQUE DE PRESSE
Genève, le 20 janvier 2009
Halte aux rafles contre les Roms

Jeudi 15 janvier 2009, 30 gendarmes dans quatre fourgons de police ont sillonné la ville de Genève dans une véritable chasse aux roms. Ils ont procédé à l’arrestation de 27 personnes dont 15 hommes, 7 femmes et 5 enfants dans une opération conjointe des forces de l’ordre et de l’office cantonal de la population. Après les avoir conduits à l’hôtel de police pour les auditionner, ils ont été expulsés de Suisse par cars mis à disposition par l’Etat et se sont vu signifier deux ans d’interdiction d’entrée en Suisse. Cette opération visait à « nettoyer » les rues de tous Roms mendiants ou musiciens présents à Genève.

Mesemrom déplore l’acharnement contre cette communauté, minorité européenne transnationale, déjà victime depuis plus d’un an d’une loi anti-mendicité ayant donné lieu à 2200 vérifications d’identité, dont plus de la moitié suivies d’amendes ainsi que de saisies d’argent.

Mesemrom dénonce cette opération policière discriminatoire et partant contraire à la Constitution, qui vise au demeurant une population déterminée souffrant de paupérisme et qui ne peut, ni ici ni ailleurs, se défendre efficacement, faute de connaître ses droits. Le traitement infligé est en contradiction avec le fait que la Ville de Genève a ratifié la Charte européenne des droits de l’Homme dans la Ville qui prévoit aide et protection pour les personnes vulnérables et démunies.

Mesemrom rappelle que ce peuple est pacifique et elle ne comprend pas que les Roms soient traités comme une menace pour la sécurité et l’ordre publique.

Mesemrom souligne que la répression n’est pas une solution acceptable pour combattre ou éradiquer la misère et que si les Roms sont astreints à la mendicité, c’est en raison de leur extrême pauvreté résultant de la discrimination dont ils sont victimes dans leurs pays d’origine, notamment en Roumanie.

Mesemrom soutient la libre circulation des personnes et informe que les votations du 8 février ne concernent en aucun cas la mendicité. Par contre, l‘extension de la libre circulation à la Roumanie et à la Bulgarie favoriserait l’accès au travail pour les ressortissants de ces pays qui, par voie de conséquence, n’auraient plus besoin de recourir à la mendicité pour survivre.


Vous pouvez protestez en envoyant un courrier à l’intention de Mr Laurent Moutinot, membre du conseil d’Etat genevois, en charge du département des institutions qui regroupe entre autre les services de justice et police, et responsable de cette opération.

di@etat.ge.ch

ASSOCIATION
MESEMROM
4, rue Micheli-du-Crest, 1205 Genève
www.mesemrom.org
www.myspace.com/mesemrom

20:16 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

19/01/2009

LIBRE CIRCULATION - LA PEUR MAUVAISE CONSEILLERE!

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14:47 Publié dans Solidarité | Tags : libre circulation, rroms | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/01/2009

LIBRE CIRCULATION - QUE CHACUN BALAIE DEVANT SA PORTE !

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Les millions des petits épargnants volatilisés, c'est pas moi
Les subprimes, c'est pas moi
La fin du travail, c'est pas moi
L'augmentation du chômage, c'est pas moi
Madoff, c'est pas moi
UBS qui mendie des millions, c'est pas moi


QUE CHACUN BALAIE DEVANT SA PORTE !

21:56 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

10/01/2009

Préjugés contre les Rroms dénoncés par cinq ONG

Votation fédérale du 8 février

Cinq organisations non gouvernementales dénoncent les préjugés sur les Rroms utilisés par les opposants à l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et la Bulgarie.
A un mois de la votation, elles condamnent l'usage de «propos racistes».

Dans un communiqué publié jeudi, l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés, Amnesty International, la Société pour les peuples menacés, la Rroma Foundation et Humanrights.ch/MERS dénoncent «une campagne populiste» qui sous-entend qu'entre «deux et trois millions de gens du voyage» viendraient en Suisse pour «mendier ou voler».

Les cinq ONG se disent préoccupées que les préjugés, clichés et images négatives sur cette minorité transnationale soient ainsi exacerbés. La Roumanie compte officiellement 300 000 Roms. Un nombre sous-estimé, car tous les descendants de cette minorité ne reconnaissent pas leur origine rom. Selon l'ONG European Roma Grassroots Organisation (ERGO) il y aurait entre 1,5 et 2,5 millions de Rroms en Roumanie.



Source: SDA/ATS

17:27 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

09/01/2009

Libre circulation – On a toujours besoin d’un Rrom à brandir !

Pour les “neinsager” de la libre circulation, les Rroms viennent à point nommé, et ils ressassent : “Ils vont nous voler, ils vont envahir le pays, voler nos enfants, nos poules et nos nains de jardin!”

Eh oui ! Alors on sourit, parce que les fameux “voleurs de nains jardin” s’ils avaient vraiment envie de venir , n’attendraient pas l’extension de la libre circulation, car ils circulent déjà librement et on constate , aujourd’hui, que leur nombre est portion réduite.

Donc la reconduction et l’extension à la Bulgarie et à la Roumanie des accords de libre circulation ne favorisera pas leur arrivée massive en Suisse. Mais pour certains qui pour moult autres raisons ne veulent pas de la libre circulation, ils sont très contents de brandir “l’épouvantail rrom” pour éveiller la peur et la peur comme tout le monde le sait est un sentiment subjectif qui arrive à s’emballer tout seul sans éléments objectifs concrets sur lesquels s’appuyer.


La Suisse serait comme une demoiselle grassouillette et boutonneuse pas folichonne pour deux sous et qui s’imagine que tout le monde la veut, que tout le monde la drague, que tout le monde la désire, alors qu’on passe sans même la regarder, dans une indifférence totale et absolue !






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05/01/2009

Un mémorial aux Tsiganes tués par les nazis


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L'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz en 1994. (Sipa)









La construction à Berlin d'un mémorial dédié aux Sinti et aux Roms tués par les nazis en Europe pendant la seconde guerre mondiale vient d'être lancée.



L'Allemagne va ériger un monument en mémoire des centaines de milliers de Tsiganes (Sinti et Roms) déportés et tués par les nazis en Europe. La construction a été lancée vendredi 19 décembre à Berlin, 66 ans après la signature par Himmler, chef des S.S, d'une circulaire désignant ce peuple comme "un ennemi biologique, de race étrangère et de sang étranger", et ordonnant leur déportation. Les S.S était une organisation paramilitaire nazie responsable d'effroyables massacres dans les pays occupés pendant la Seconde guerre mondiale. Sur les 700.000 Tsiganes que comptait l'Europe à l'époque, entre 250.000 et 500.000 d'entre eux ont été exterminés.

Prévu depuis 1992

Le projet a été laborieux à mettre en place, pour cause d'imprécision s'expliquant par la pénurie de documents. En Allemagne, sur 40.000 Tsiganes, 25 000 ont été tués, tandis que la France de Vichy les plaça dès octobre 1940 dans des camps d'internement.
Dans la typologie raciale nazie, les Tsiganes étaient classés comme une catégorie "hybride" dont la non-sédentarité caractérisait la "dégénérescence".
Ceci justifiait aux yeux du IIIe Reich leur stérilisation et leur déportation dans des camps. Ils y seront exterminés, comme à Auschwitz-Birkenau, ou livrés aux expériences médicales de chercheurs nazis, comme au camp du Struthof en Alsace.
Alors que le mémorial aux quelque six millions de juifs d'Europe ayant péri dans l'Holocauste trône depuis trois ans déjà près de la porte de Brandebourg à Berlin, la construction d'un monument aux Sinti et Roms se heurtait depuis longtemps à des désaccords entre différents représentants de la communauté concernée.
La décision du gouvernement allemand remonte pourtant à 1992, et toutes les conditions sont réunies de longue date pour cette construction: le financement de deux millions d'euros fournis par l'Etat fédéral, le terrain dans le grand parc central du Tiergarten face au Parlement et le projet de l'artiste israélien Dani Karavan.

Dispute sémantique

Mais une bagarre sans fin entre le président du Conseil central des Sinti et Roms allemands Romani Rose et la présidente de l'Alliance Sinti Natascha Winter sur le choix de l'inscription ont retardé la réalisation du mémorial.
M. Rose souhaitait une citation tirée d'un discours de l'ancien président allemand Roman Herzog évoquant "les Sinti et les Roms" tandis que Mme Winter exigeait que le terme "Tsigane" figure dans la dédicace.
En 1982, le Conseil central avait décidé de remplacer par Sinti et Roms le terme Tsigane, employé depuis 500 ans mais qu'il considère comme péjoratif. Or le terme Sinti exclut certains groupes des gens du voyage, tandis que Roms est souvent utilisé par les Tsiganes pour s'auto-désigner.
Finalement, les protagonistes ont tranché: chacun sera libre d'utiliser le terme Sinti et Roms pour désigner le mémorial, mais sur le monument même les victimes devront être définies comme le groupe ayant été poursuivi en tant que Tsiganes.
Un long débat qui se termine bien, comme s'en félicite le ministre de la Culture allemand Berd Neumann : "Ce fut un processus difficile mais désormais le mémorial va enfin pouvoir voir le jour ces prochaines années".
Sur un puits rempli d'eau sombre sera également inscrit un poème de l'Italien Santino Spinelli, intitulé

"Auschwitz": "Visage effondré/Yeux éteints/Lèvres froides/Silence/Un cœur déchiré/Sans souffle/Sans mots/Pas de larmes".

Source - Nouvelobs.com - BERLIN - 19.12.2008 | 08:34

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