24/12/2008

SILVIO - CRABE OU SUPERMAN ?

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L’Italie sous la plume du journal Libero, pourtant bien disposé à l’égard son président, le prévient “Silvio, cesse de faire le crabe !” , c’est-à-dire effectuer des pas de côté et des pas en arrière. Pour chaque décision prise Il Cavaliere tergiverse, hésite, ne paraît pas si sûr de lui, voire pas du tout. Il annonce des réformes, fait marche arrière.

Et heureusement pour les Rroms, il a annoncé des réformes puis a dû faire le crabe n’étant pas seul à peser dans la balance. L’Eglise s’y est opposée , la Commission européenne par deux fois a agi en contre-pouvoir de la volonté “césarienne” du Cavaliere. Par deux fois elle a opposé son veto à deux propositions : les peines de prison pour “délit d’immigration” et l’expulsion des Rroms du territoire italien.

Mais Silvio Berlusconi dans le fond se voit comment ? Après Césare, il se déclare prêt à devenir président sur le modèle français, un président italien aux pouvoirs renforcés et directement élu par le peuple. Dans ses propres troupes, on l’invite à baisser le ton, le dirigeant de la Ligue du Nord et ami du Cavaliere, fervent partisan du fédéralisme en Italie désapprouve, Silvio s’exécute.

Puis finalement Silvio qui veut absolument impressionner a eu la bonne idée de suspendre Superman en bas de son hélicoptère arborant un masque montrant ses traits et avec ce triste pantin bleu suspendu au bout d'une corde, il a atterri dans le jardin de sa résidence secondaire à Naples, tout ceci pour faire une sacrée bonne surprise à son petit-fils.

Le petit-fils en est resté “bouche bée” et nous avec !

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02/12/2008

Mendiante en raison de sa pauvreté

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"On ne peut criminaliser des conduites qui entrent dans la tradition culturelle d'un peuple". Une mère rom initialement condamnée pour esclavage envers son bébé et son enfant de 4 ans a été jugée innocente par la cour de cassation italienne.



La cour de Cassation italienne estime qu'une mère rom qui mendie dans la rue avec son enfant de 4 ans ne peut être condamnée pour "esclavage" car "une telle conduite fait partie de la tradition culturelle d'un peuple", selon une décision rendue publique vendredi.

La décision de la cour a été immédiatement critiquée à droite comme à gauche de la classe politique italienne, relève samedi la presse italienne.

La décision de la cour de Cassation casse un jugement de la cour d'Appel de Naples condamnant à 5 ans de prison une mère de famille Rom qui mendiait dans les rues de la ville de Caserta, au nord de Naples, avec un bébé dans les bras et son enfant de quatre ans à ses côtés.

Mendiante en raison de sa pauvreté

Selon les juges de la Cassation, l'accusation d'esclavage ne pouvait être retenue contre la mère car elle ne faisait pas partie d'un gang d'exploitation de mineurs mais "mendiait en raison de sa pauvreté". En outre, elle ne le faisait que de 09H00 à 13H00 préservant ainsi un minimum de liberté à son enfant.

Enfin, selon les juges de la Cassation qui ne retiennent éventuellement contre la mère que l'accusation de mauvais traitements à enfant, on ne peut "criminaliser des conduites qui entrent dans la tradition culturelle d'un peuple".

En première instance, Mia, la mère rom, avait été condamnée à 6 ans de prison pour "réduction en esclavage" et "mauvais traitements" de son enfant. En appel, la peine avait été réduite à 5 ans car n'avait été retenue contre elle que l'accusation d'esclavage.

Source : actu24.be

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