06/09/2008

Un fascisme européen ?



Berlusconi salue la position de Bruxelles sur l'immigration

Reuters

Le gouvernement italien salue la décision de Bruxelles de valider sa politique d'immigration controversée, estimant que tous les détracteurs de ce projet doivent désormais présenter leurs excuses à la nation.



Revenu aux affaires en avril à la faveur d'un programme sécuritaire très populaire aux yeux des électeurs italiens, Silvio Berlusconi a proposé depuis un ensemble de mesures sujettes à de nombreuses polémiques.

Répondant à ce qu'il a présenté lui-même comme "une situation d'état d'urgence", termes renvoyant pour lui à un afflux massif d'immigrés en Italie, le président du Conseil a notamment proposé de ficher les empreintes de tous les membres de la communauté rom présents sur le sol transalpin, y compris les enfants.

L'annonce de ce projet a provoqué un tollé en Europe, de nombreux responsables et défenseurs des droits de l'homme dénonçant une stigmatisation de cette population, symbole selon eux d'un climat de racisme latent au sein de la société italienne.

La Commission européenne a toutefois estimé jeudi que les lois du gouvernement Berlusconi n'entraient pas en contradiction avec le droit européen, ce que le magnat italien n'a pas manqué d'apprécier, déclarant à ce sujet qu'il n'avait jamais douté un seul instant que le nom de son pays serait lavé.

"Bruxelles a jugé que nos lois n'étaient pas racistes, et en parfaite conformité avec la législation européenne", a-t-il dit à l'occasion d'une conférence de presse.

Le sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur, Alfredo Mantovano, a pour sa part souhaité que tous ceux qui ont "couvert de boue l'Italie" passent désormais aux excuses.

Laura Viggiano, version française Olivier Guillemain



09:04 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.