20/08/2008

Tout de la faute des étrangers ! les 100 premiers jours de Berlusconi III

Tout de la faute des étrangers !

Promesse 1 - concernant l'installation abusive des nomades et l'éloignement de tous ceux qui ne peuvent prouver un moyen de subsistance légale et un lieu d'habitation tout aussi légal.

Les Faits 1Le ministre de l'intérieur Maroni lance une ordonnance qui prévoit le recensement des Rroms y compris les mineurs dès 14 ans par le relevé des empreintes digitales. Après les accusations de racisme par la Commission européenne et le vote négatif de l'Europarlement, l'alerte de toutes les forces d'opposition, des associations et de l'église. Le gouvernement persiste et signe et étend sa décision à tous les Italiens qui demanderont leur carte d'identité dès le 1 janvier 2010.

Les commentaires 1 .
Roberto Maroni, Ministre de l'Intérieur:
«Relever les empreintes des enfants Rroms est un priorité à laquelle on ne peut pas déroger, et cela pour protéger les citoyens. Il n'y a aucune violation des normes européennes, ni de la Charte des droits de l' enfant, violation d'aucune norme. Seulement, la nécessité de procéder à l'identification de ceux qui vivent dans les 700 camps nomades abusifs existant en Italie. Nous voulons voir qui a le droit de rester et vivre dans des conditions humaines, ceux qui ne pourront rester seront rapatriés selon la loi italienne et les directives européennes. C'est une ordonnance de protection civile qui prévoit, entre autres, le relevé des empreintes aussi aux mineurs et signée par le Conseil le 30 mai, en vigueur déjà depuis un mois. Les polémiques de ces derniers jours sont des polémiques infondées et instrumentalisées, qui ne tiennent pas compte du contenu de l'ordonnance.

Silvio Berlusconi , président du Conseil :
"Ce n'est pas vrai, faire croire que le comportement négatif de la part du gouvernement et de l'Italie à l'égard de la communauté roumaine en Italie. Il n'y a aucune discrimination. Il y a une totale et absolue désinformation."

Traian Basescu, président de la Roumanie :
«Je voudrais être sûr , pour le cas où on ne se serait pas compris, que je n'approuve pas, en grande partie, les mesures prises par le gouvernement italien. Les Rroms sont des citoyens roumains. Les citoyens roumains sont des citoyens bénéficiant pleinement des droits de l'Union Européenne et doivent être traités comme tels."

Vladimir Spidla, commissaire aux affaires sociales de l'UE :
«La grave discrimination des citoyens européens qui consisteraient à contrôler certains d'entre eux, sur une base ethnique, et contrairement à d'autres, leur demander aussi de fournir
leurs empreintes digitales pour identification par les autorités publiques. Principe d'inégalité. Tous doivent être traités de façon égale. La législation UE déclare qu'il ne peut y avoir une différence de traitement sur une base ethnique .


Famiglia cristiana, éditorial :
"Au premier passage d'examen des ministres "catholiques" du gouvernement du Cavaliere, ils se retrouvent éjectés et c'est sans appel. La dignité de l'homme équivaut à zéro. Le principe de la responsabilité de protéger la famille au sens large et la dignité de chaque homme et de chaque femme- largement évoquée par le Pape Benoît XVI à l'Onu, est bafouée. Pas un seul a levé le petit doigt pour dénoncer Maroni et ses propositions racistes de relever les empreintes digitales des enfans Rroms. On aurait donné du crédit au Ministre, si avec le recensement, il avait dit vouloir scolariser les enfants Rroms et les extraire de taudis.

Francesco Pizzetti, garant de la vie privée:
"Vous ne pouvez pas faire recours à des techniques de recensement sur des bases discriminatoires, en particulier ethniques et religieuses, qui sont contraire à l'esprit de notre Constitution et contraire à la Chartes des droits de l'homme et à celle du citoyen que notre pays a signées.

Walter Veltroni, segretario Pd:
«A partir du moment qu'il s'agit d'une décision universelle qui vaut pour tous, nous demandons que soit immédiatement suspendue la décision sur le relevé des empreintes digitales sur les nomades parce que ça n'a aucun sens.

Roberto Maroni, Ministre de l'intérieur: «Pourquoi faut- il retirer l'ordonnance sur les Rroms ? Elle demeurera applicable, parce que nous procéderons au recensement de ceux qui se trouvent dans les camps sauvages. La nouvelle norme ne change pas ce que nous sommes entrain de faire.


Les 100 jours de Berlusconi III - Extrait du texte qui concerne la discrimination faite à l'encontre des Rroms. Promesse, fait, commentaires.
guide de Alessia Grossi et Paola Zanca publié dans le quotidien l'Unita (64 pages qui passent en revue les premiers 100 jours de Sua Emittenza).


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Commentaires

J'ai de la peine à distinguer: c'est un blog anti-berlusconi ou pro-rroms? Parce que du point de vue rrom, avec quelques 4000 logements incendiés depuis la fin des années 90, il me semble que le Kosovo n'est pas mal non plus dans le genre proto-nazi? Pourquoi ne pas en parler... aussi?

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/08/2008

Oui, mais le Monsieur il parle de l'italie. Alors si tu veux faire un sujet sur les brimades de roms au kosovo, vas-y.

Écrit par : Dji | 20/08/2008

Bonne idée ! si Carlitos a quelque chose à nous dire qu'il y aille franchement. le blog s'appelle bien, Bienvenue chez les Rroms ,bref si il y a quelque chose à dire d'intéressant sur les Rroms, c'est le moment ou jamais. Allez Carlitos ! J' aimerais vraiment savoir ce qui se passe avec les rroms d'Albanie !

Écrit par : duda | 20/08/2008

@Dji

"si ce n'est eventuellement un cours gratuit pour surmonter votre "sentiment subjectif d'insecurité"."

Ah non, le blog s'appelle bien: "Bienvenue chez les rroms", pas "Benvenutti ai rromi italiani" ou "Vafanculo Berlusconi dei rromi"... @:-) Pourtant on n'y parle absolument QUE de l'Italie ET de Berlusconi. Et je constate que ce n'est de loin pas le pays où les rroms sont le plus en danger... Un point c'est tout... Prendre les empreintes digitales des mômes dans une communauté où la plupart d'entre eux sont impliqués dans de menus larcins ne me semble pas autant criminel que les 4000 maisons rroms incendiées au Kosovo durant les 10 dernières années...

Pour les rroms, j'ai le dernier numéro du Courrier International, très complet... Et bien plus objectif que ce blog... Une vue un peu "bilatérale" du problème, entre subventions européennes dilapidées par les nouvelles élites rroms, problème de rejet et de racisme (réel), et refus de scolariser les mômes et de s'assimiler... J'aimerais bien une vue plus globale du problème...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/08/2008

puisque Carlitos mentionne le Courrier International- Les Roms ou l'âme de l'Europe- ils titrent : Fichés en Italie, méprisés ailleurs. et dans le chapeau :"ils citent la journée du 16 septembre qui se tiendra à Bruxelles, premier sommet européen consacré aux Roms. On y parlera beaucoup de l'Italie, effectivement, où les procédés utilisés par les autorités rappellent les heures les plus sombres de l'histoire européenne. Mais Carlitos a bien raison, le regard européen sur la discrimination des rroms s'impose ! En France, c'est pas mieux.

Écrit par : duda | 20/08/2008

Concernant le fichage biométrique des roms ? ça vous choque?
Savez vous qu'en 2010 tous les suisses devront donner leurs empreintes digitales et leurs papiers d'identité seront équipés de puce radio (RFID) qui permettront de les localiser à tout instant sans qu'ils s'en rendent compte... C'est pour notre bien qu'ils disent...

Écrit par : Romeo | 20/08/2008

Et bien sur, après ça, on va encore dire que les roumains sont comme ceci, comme cela...

"
Traian Basescu, président de la Roumanie :
«Je voudrais être sûr , pour le cas où on ne se serait pas compris, que je n'approuve pas, en grande partie, les mesures prises par le gouvernement italien. Les Rroms sont des citoyens roumains. Les citoyens roumains sont des citoyens bénéficiant pleinement des droits de l'Union Européenne et doivent être traités comme tels."
"

Si c'est pas défendre ses conationaux, je sais pas ce que c'est...

Silvio Berlusconi a été élu par le peuple, pour faire le travail.
Il le fait, lui, contrairement à ses prédecesseurs...

Vous avez un problème avec Berlusconi ?
Voyez ça avec Prodi !


"
Après les accusations de racisme par la Commission européenne et le vote négatif de l'Europarlement, l'alerte de toutes les forces d'opposition, des associations et de l'église. Le gouvernement persiste et signe et étend sa décision à tous les Italiens qui demanderont leur carte d'identité dès le 1 janvier 2010.
"

C'est le peuple italien qui vote en Italie, non pas l'europarlement, ni les immigrés...et cette mesure est pour tous les italiens...il n'y a pas de discrimination...


"700 camps nomades abusifs existant en Italie"...bordel...mais c'est énorme !


"
Silvio Berlusconi , président du Conseil :
"Ce n'est pas vrai, faire croire que le comportement négatif de la part du gouvernement et de l'Italie à l'égard de la communauté roumaine en Italie. Il n'y a aucune discrimination. Il y a une totale et absolue désinformation."
"

Et oui, aucun problème avec les roumains, la communauté roumaine...aucun.


Alors...plus con que ça c'est pas possible...
"
Walter Veltroni, segretario Pd:
«A partir du moment qu'il s'agit d'une décision universelle qui vaut pour tous, nous demandons que soit immédiatement suspendue la décision sur le relevé des empreintes digitales sur les nomades parce que ça n'a aucun sens.
"

Les nomades ne font pas partie...de quoi, au fait...de tous...une décision universelle...

Les citoyens roumains qui partent de chez eux...c'est qu'ils ont un chez eux...pourquoi ne retourne-t-ils pas chez eux ?
Ailleurs, c'est pas mieux...qu'à la maison...vivre dans des camps...bonjour l'hygiène...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 20/08/2008

Quant à la premiere question: le blog de l'UNITA' c'est un blog de l'organe officiel du parti comuniste. On comprend pourquois il penche d'un coté.

Quand aux romanichels, c'est un fait que ou ils arrivent les visites nocturnes dans les habitations augmentent.
Ils ont des coutumes trés sympatiques: on dresse les femmes et les enfants à faire la quete ou à aller voler, si possible chez les vieux c'est plus facile (et plutot lache). D'aller à l'école, on en parle pas. Le travail c'est pour les idiots (les "gagi").
Si ont voi leur campements, grandes Mercedes, BMW, AUDI, pas un seul qui travaille. Ca pose qund meme des questions, pour le moin du point de vue statistique.

Si la gauche continue à nier l'évidence et la police est absente, c'est statistiquement inévitable que quelque tete un peu chaude vas s'arranger.

Vus que plusieurs sur ce blog sont contents, je peux passer votre adresse aux romanichels? Vous en hébergez quelques uns dans votre jardin?

Laurent

Écrit par : laurent | 21/08/2008

Pourquoi tant de haine ?!

Écrit par : debla | 21/08/2008

zut ! j'ai envoyé trop vite sans finir ma phrase ....
On se croirait en pleine chasse aux sorcières , je dois être bien plus con que la normale car je croyais encore en la fraternité . Va falloir que je pense à redescendre les deux pieds sur cette triste terre , habitée par des gens pétris de chair et d'os comme moi mais qui prônent l'incitation à la haine raciale ....

Écrit par : debla | 21/08/2008

C'est la dernière fois que je laisse un commentaire ici . Ce blog aurait pu être interressant , il n'en ait plus rien ....Trop de haine ...
Puis il est vrai que je n'ai pas d'obligation à lire , la seule obligation , pour toutes et tous est la même . Blancs , noirs, jaunes, rouges, Rôms , Gadjé nous avons une obligation dés que nous sortons du ventre de nos mères : celle de mourir un jour ... Nous irons tous au même endroits , sous six pieds de terre , nous serons tous bouffés par les vers , et la putéfaction n'aura pas de meilleure odeur selon la couleur de notre peau ou notre origine ...Alors , pas de temps à perdre en vaine discussion ..... Bonne vie à tous !

Écrit par : debla | 22/08/2008

"Allez Carlitos ! J' aimerais vraiment savoir ce qui se passe avec les rroms d'Albanie !"

Euh, Kosovo, pas Albanie, voici...

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Le calvaire des Roms au Kosovo

Marie-Pierre Lahaye
1 juillet 2003
source : B. I. Balkans-Infos N° 79

Un témoignage direct sur le sort des minorités au Kosovo
En février dernier, j'ai accompagné Sani Rifati et Rolf Orthel au Kosovo et en Macédoine. Né au Kosovo, Sani Rifati est rom. Il préside aujourd'hui Voice of Roma (VOR), une organisation basée en Californie et dont la vocation consiste à défendre la cause des Roms aux USA comme à l'étranger. Rolf Orthel est un cinéaste hollandais, spécialisé dans la réalisation de documentaires. Le but de notre voyage était de documenter le sort des Roms depuis le bombardement de l'OTAN en 1999. Alors qu'autrefois la Yougoslavie était le pays où les Roms bénéficiaient du plus de droits, aujourd'hui et plus précisément depuis que la majorité albanaise et les Nations Unies (UNMIK) administrent la région, leur situation s'est sérieusement aggravée.

En effet, depuis Juin 1999, les Roms ainsi que toutes les autres minorités du Kosovo (Serbes, Ashkaeli, Egyptiens, Bosniaques, Gorani, et juifs) ont tous été la cible de violence ethnique, à savoir, attaques à la grenade, mines antipersonnel, tir à bout portant et incendie volontaire. On estime à plus de 3.000 le nombre de victimes Roms qui ont perdu la vie dans ces circonstances. La plupart des Roms ont préféré fuir et abandonner leur maisons, maisons qui finiront par être soit occupées ou détruites par les nouveaux conquérants. Au jour d'aujourd'hui, aucune des 14,000 maisons incendiées ayant appartenu aux Roms n'a été reconstruite. Plus de 75 % de la population rom d'avant 1999 est dispersée sur plus de 20 pays d'Europe orientale, centrale et occidentale, sans le moindre espoir de retour ou de recevoir le statut permanent de réfugié ou d'asile politique dans les pays où ils se trouvent présentement. Les 25 % qui sont restés ou qui ont osé retourner au Kosovo vivent au jour le jour, ne bénéficiant que d'une aide minimale de la communauté internationale. Pristina, la ville principale du Kosovo, maintenant le fief des Albanais, est devenu une zone interdite aux Roms. Parlant plus volontiers serbe qu'albanais, les Roms ont dû se réinstaller dans ou à proximité des enclaves serbes. Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR), la situation des Roms reflète celle des Serbes avec des perspectives de développement économique très limitées et une pauvreté grandissante résultant directement de leur liberté de mouvement sérieusement restreinte.

Le camp de Plemetina est situé en dehors de la municipalité d'Obilic, dans une zone industrielle sans le moindre accès à des transports publics vers les centres urbains voisins. Le coin est absolument sinistre et déprimant. Le camp a été construit le long d'une voie de chemin de fer et derrière une centrale électrique. D'après les posters installés par Y Agence européenne pour la reconstruction, ce site est également le lieu envisagé par l'agence européenne pour reconstruire les maisons en faveur des minorités. Mother Teresa, une ONG basée à Pristina et gérée par les Albanais, administre le camp qui abrite 91 familles. Lors de notre visite, nous avons rencontré une famille dont la mère souffrait d'une maladie cardiaque qui nécessitait des soins à l'hôpital de Pristina. Terrifiée à l'idée d'être soignée par les mêmes personnes que celles qui avaient causé à sa famille la perte de sa maison, la mère préférait rester au camp. Nous l'avons découverte agonisante sur un matelas avec ses quatre enfants gesticulant autour d'elle pendant que sa jeune belle-fille de 17 ans tâchait de remédier à la situation. VOR a pris les dispositions pour emmener la malade à l'hôpital de Mitrovica géré par les Serbes afin qu'elle puisse y recevoir les papiers nécessaires pour son transfert à Belgrade où elle pourrait enfin être soignée. L'entrepôt de Leposavic est un autre camp abritant essentiellement des Roms, situé dans le secteur nord de Mitrovica, une cité toujours divisée par les problèmes ethniques. La plupart des réfugiés proviennent de la rue Fabricka, une "Mahala" de la zone albanaise située dans la partie sud de Mitrovica qui jusqu'à juin 1999 fut le quartier rom le plus important de la municipalité. Plus de 6-7000 familles y résidaient. Aujourd'hui le quartier est abandonné et les maisons sont détruites. Alors que nous étions en train de filmer ce qui restait de la "mahala", nous avons surpris une bande de jeunes qui arrachait ce qui pouvait encore être récupéré de ces maisons en ruines. La population albanaise et la direction municipale continuent de s'opposer au retour de la population rom, ashkaelia, ou égyptienne dans la "Mahala." Gusani Skender, le directeur de l'entrepôt de Leposavic, est très tracassé car depuis le 12 décembre dernier, le camp ne bénéficie plus d'aucune aide. Caritas et ACT, deux ONG qui géraient le camp jusqu'alors n'ont pas renouvelé leurs engagements. 200 personnes y vivent : 39 familles, 3 Egyptiennes, un Serbe et 35 Roms.

Alors que nous étions à Skopje, nous nous sommes un jour arrêtés dans un petit restaurant du coin pour casser la croûte. Le propriétaire était un Gorani du Kosovo qui avait fui sa terre natale en juin 1999. Une semaine plus tard, alors que nous nous retrouvions dans le même quartier, nous décidons d'y retourner pour prendre un café. C'était Bajram, une fête musulmane. A cette occasion, et en l'honneur des morts, les musulmans sacrifient un mouton pour la paix. Le patron se tenait là debout avec son père, en face du restaurant. Dès qu'il nous aperçut, il nous accueillit chaleureusement. Bien que le restaurant fut fermé, il nous fit entrer et nous servit. Il refusa qu'on paie parce que c'était un jour férié. Mais il tenait surtout à montrer à Sani que la guerre n'avait rien changé entre eux.

L'ombudsman (médiateur) du Kosovo, Marek Antoni Nowicki, est certainement le fonctionnaire le plus honnête que nous ayons interviewé. Il n'a essayé ni de nier les conditions de vie que les Roms doivent endurer ni d'embellir leur situation. "Quand on parle de la population rom, la situation est extrêmement mauvaise... et ici il y a des éléments supplémentaires qui la rendent encore pire... leur liberté de mouvement très réduite a de sérieuses répercussions sur tous les aspects de la vie courante - accès à l'emploi, soins médicaux, écoles, et tous les services publics en général" a-t-il déclaré. La question de l'immunité de la présence internationale au Kosovo a été largement commentée. Il est particulièrement ironique de constater, alors que la responsabilité principale de la présence internationale déployée au Kosovo devrait être consacrée à "établir un environnement sûr dans lequel réfugiés et personnes déplacées peuvent rentrer chez eux sans danger", la plupart des plaintes que l'ombudsman a reçues ont trait à l'appropriation et l'occupation prolongée par la KFOR et l'UNMIK de biens privés appartenant à des résidents du Kosovo, ainsi qu'à l'impossibilité d'obtenir une indemnisation pour l'occupation de ce bien immobilier. Comme le personnel aussi bien de la KFOR que de l'UNMIK, y compris le personnel recruté localement, est à l'abri de tout recours légaux afférents à leurs actes dans l'exercice de leurs fonctions, l'ombudsman n'a aucun recours en face de ces violations. Bien que Nowicki ait soumis le problème au Secrétariat général des Nations Unies, alléguant que les statuts, privilèges et immunités de la KFOR et de l'UNMIK ainsi que de leur personnel au Kosovo (UNMIK Régulation n° 2000/47) sont incompatibles avec les normes internationales en la matière ainsi qu'avec la Convention européenne des droits de l'homme, sa plainte, déposée en avril 2001, est restée jusqu'à ce jour sans réponse.

Selon l'Organisation internationale pour la migration (IOM) la grande majorité des Albanais (184.074 au 31 décembre 2002) du Kosovo qui ont fui en 1999 sont retournés chez eux, bénéficiant même d'une aide pour se réinstaller et se réintégrer. Mais près de quatre ans plus tard le retour des minorités ethniques laisse toujours à désirer. Au 31 Janvier 2003, selon les chiffres de l'UNHCR, seules 6.226 personnes appartenant à des minorités ethniques sont retournées au pays. Compte tenu que le nombre de minorités ayant fui après le bombardement s'élève à 230.000, cela représente à peine 3 %. La majorité (56,4 %) d'entre eux sont serbes et seulement 10,4 % (645) sont roms.

Plusieurs pays donneurs d'asile viennent d'annoncer leur intention de commencer au printemps 2003 le retour en masse de minorités ethniques sur le Kosovo. L'Allemagne envisage par exemple le retour forcé de 30,000 réfugiés. La communauté internationale est alarmée par cette nouvelle directive et ses acteurs ne semblent pas tous d'accord sur la façon d'aborder le problème. Selon l'ombudsman, il vaudrait mieux convaincre les gouvernements de suspendre cette directive parce que les conditions ne sont pas réunies pour recevoir un tel afflux de déportés et la situation sécuritaire des minorités présentement au Kosovo continue d'être une préoccupation majeure.

La position de l'UNHCR est plus mitigée. Bien qu'ils disent que les minorités devraient continuer à bénéficier de la protection internationale dans les pays donneurs d'asile, l'UNHCR pousse à ce que les retours ne puissent être envisagés que sur une base volontaire et avec une intégration assistée afin de garantir la survie économique des déportés. L'UNMIK est plus pragmatique. "Avec la communauté de la minorité et de la majorité nous pouvons créer une fenêtre d'opportunités afin de permettre le retour des réfugiés" a déclaré Peggy L. Hicks, directrice du Bureau des retours et des communautés dans une interview.

Récemment nommée, la bureaucrate de Washington a de l'expérience en la matière puisque elle a été transférée de Bosnie directement sur le Kosovo. Hicks a en effet déjà mis la main sur un budget de 32 millions € et a un plan en tête. Convaincue que les problèmes de sécurité se sont améliorés à certains endroits, elle prévoit de commencer un programme de rapatriation en priorité dans ces localités. Elle a également l'intention de travailler avec les municipalités locales et de conditionner la reconstruction des ponts et des routes au retour et à l'embauche de minorités ethniques. Elle a par ailleurs demandé une aide financière pour améliorer la réintégration des familles quand elles reviennent afin d'encourager d'autres à faire de même. La nouvelle s'est vite propagée dans la communauté humanitaire. Les ONG multiplient depuis les contacts et les efforts afin de s'assurer une part du nouveau business. Une lueur d'espoir brillerait-elle à l'horizon pour la communauté rom et les autres minorités qui pourraient enfin recevoir un peu d'assistance en compensation de toutes les souffrances infligées à leurs peuples ? Restons prudents et attendons de voir si les crédits se confirment et si les stratégies mises en place permettent à l'aide de bien parvenir à leurs destinataires.

En attendant, "Vous rendez vous compte de la façon dont les minorités doivent vivre ici ?" m'a demandé un jour Dragan, le propriétaire d'un restaurant où nous avions l'habitude de manger dans l'enclave serbe de Laplje Selo. "Nous sommes comme des animaux en cage" a-t-il ajouté avant de me faire l'offre suivante : "Je vous invite chez moi aussi longtemps que vous le souhaitez, mais je veux que vous disiez au monde à quel point nous souffrons ici."

Si vous souhaitez rencontrer Dragan, et vous rendre compte par vous-même des conditions horribles dans lesquelles vivent les minorités ethniques du Kosovo, quatre ans après le bombardement de l'OTAN, participez cet été à la délégation internationale des inspecteurs pour la paix au Kosovo. Vous visiterez des camps et des enclaves, vous rencontrerez les leaders de toutes les minorités ethniques ainsi que les porte-paroles des organisations gouvernementales et non-gouvernementales.

Pour plus d'informations sur le voyage, vous pouvez contacter l'auteur à : peaceinspectorstoKosovo@yahoo.com.

Marie-Pierre Lahaye.

http://www.csotan.org/textes/texte.php?type=Kosovo&art_id=72

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 25/08/2008

"Allez Carlitos ! J' aimerais vraiment savoir ce qui se passe avec les rroms d'Albanie !"

Si ça passe cette fois, vu que ces... de blogs buguent tout le temps, il suffit de suivre ce lien et vos voeux seront exaucés...

http://www.csotan.org/textes/texte.php?type=Kosovo&art_id=72

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 25/08/2008

Cher Carlitos,
Je suis actuellement en Slovenie, dans une ecole d`ete avec des jeunes rroms, parmi lesquels quelques uns dont les familles sont originaires de Mitrovica (Kosov@). J`ai travaille quelques mois a Prishtina et connais bien la situation sur place. Force est de constater que l`Italie presente une sitution bien plus urgente que le Kosovo ou les Balkans plus generalement, au moment actuel. Il est vrai que beaucoup de maisons ont brule en Kosov@, tant rroms qu` albanaises ou serbes. Leur reconstruction est rendue impossible (ou bien, lorsqu`elle se fait, inadequate) pour des raisons politiques. Pourtant, l`esprit kosovar (et balkanique) aurait apporté beaucoup d`éléments de réponse a ce probleme s`il avait ete mis a contribution. Au lieu de cela, les internationaux qui ont géré la région pendant des années, ont apporté leurs propres schémas qui ont supplanté tout ce qu´il y avait de potentiel humain, culturel etc. sur place. Sur ce site http://rroma.courriers.info/?lang=en vous pouvez lire quelques documents de travail de Rroms et d`associations rroms apres le conflit, travail qui n´a jamais été valorisé par les autorités internationales. Il y a beaucoup a dire la dessus, mais je me limiterai a dire seulement que la question des Rroms de Kosov@, qui rappelons-le, étaient parmi les plus avancés en Europe, en termes notamment de culture et d´instruction, a été prise en otage apres 1999, par un Etat qui voulait redorer son blason sur la scene internationale en faisant semblant de prendre les choses en main et aussi par une poignée de Rroms et autres minorités qui ont fait prévaloir leurs intérets personnels minables dans une Kosov@ privée désormais de ses intellectuels rroms, qui avaient fui ailleurs.

Écrit par : kosovar | 25/08/2008

quello che sta succedendo in Italia é il risultato di un revisionismo e di una visione tendente a voler rifare una verginità cauzionandosi come non razzista della destra estrema italiana , oggi al comando in più di una luogo delle regioni italiane ..

prima c'è stato il giro di posizione del partito fascista del MSI italiano che si é rifatto una immagine mandando il suo capetto a Gerusalemme a dire e chiedere perdono per la deportazione di ebrei zingari omosessuali e handicappati durante la seconda guerra mondiale seguito alle immonde leggi razziali di Mussolini e della complicità del duce con Hitler ..(messa in scena alla quale nessuno ha creduto, semplicemente perché era troppo evidente che Berlusconi non poteva governare con un ministro fascista con una passato di squadrista , ne valeva la sua reputazione...oggi quel fascista é capo della camera in Italia.)partecipando cosi a un genocidio sistematico e matematico di intere popolazioni considerate come parassiti partecipando una abominazione ben più grande da installare a quell'epoca..

pochi mesi fa in Italia si cerco' di dare una strada all'anziano capo del movimento neofascista MSI, Almirante , proposta che veniva dal sindaco di Roma alemanno sindaco fascista , ed all'infuriare di indignazione dell'opinione pubblica italiana , si scusarono i fascisti di tale proposta dicendo che la comunità ebraica doveva decidere se si o no una strada a quel razzista doveva farsi e che comunque non farebbero nulla senza domandare i parere alla comunità ebraica di Italia , quindi in modo subdolo cercando di coinvolgere la comunità ebraica nella nuova manovra revisionista attuale dell'Italia che tende a volersi farsi perdonare per l'infami della deportazione e partecipe del genocidio di ebrei zingari , resistenti handicappati e omosessuali ai tempi della guerra , costringendo cosi la comunità ebraica in modo contorto a portare la colpa della mancata pace e perdono dell'errore come lo chiamano loro dell'olocausto , come se si potesse perdonare o chiamare solo " errore " la deportazione di migliaia di innocenti ai forni dei campi di sterminio..

ora con gli zingari succede lo stesso in Italia, si effettuano dei censimenti che non sono previsti dalla comunità europea, una donna incaricata dalla comunità europea andò nei campi zingari delle città di Roma e Napoli e vide in che condizioni vivevano gli zingari presenti nei territori italiani , e rese noto alla comunità europea degli abusi e mancanze al diritto umano fondamentale di quel popolo da parte delle autorità italiane , denunciando la mancanza di assistenza di scolarità e di condizioni minime di vita decente dei minori e delle donne e innumerevoli altri abusi , delle squadre della morte che tutte le sere aizzati dall'incalzare di autorità fasciste nel farsi giustizia da soli contro chi additato come parassita dalla politica fascista che i sindachi e ministri italiani stanno attuando da qualche tempo a questa parte...

si faccia noto che durante la seconda guerra mondiale si facevano anche dei censimenti su ebrei e gli si facevano portare stelle colorate , e questo con l'intenzione a futuro di sterminarli..

ora a cosa servano tali censimenti forzati con gli zingari in Italia ?, lo si intravvede chiaramente e se ne distinguono le intenzioni...

da un lato si istiga l'opinione pubblica a additare gli zingari come ladri e come delinquerti , inquinatori e violenti rapitori di bambini e che devono tornarsene al loro paese , la Romania, ma con un bemolle che é la visita della signora zingara incaricata dalla UE per vederci chiaro sul problema zingari in Italia , dove si é sentito il disagio della istituzioni nel venire a conoscenza della sua presenza nei campi di zingari ...ed il rapporto che questa deputata rumena fece alla comunità europea ...fu molto negativo...di condanna al governo Italiano .

e dall'altra si cerca di dire, li stiamo censendo per avere le loro impronte digitali cosi sappiamo chi sono , trattamento speciale dato a una etnia ! Le leggi sono democratiche e non perseguitanti le genti quando fanno parte di un processo comune a tutta la popolazione di un intero paese , quindi si dice di un trattamento speciale a una etnia , visto che tali censimenti non vengono fatti in massa al resto delle popolazioni che vivono in Italia anche clandestinamente, ed ancora meno agli italiani,e sicuramente non con la forza quindi é un trattamento dato solo e soltanto agli zingari o ai rom
quindi da qui il tono di " persecuzione" denunciato dalle vittime diventa legittimo e coerente con l'incalzare revisionista contorto e subdolo del fascistizzare delle istituzioni italiane...

disgraziatamente questa situazione di razzismo o di tentativi di veicolare razzismo contro etnie é di nuovo molto attiva in Europa e tende a creare un revisionismo che si scusa di essere razzista, ma ne domanda l'applicazione questa volta tramite cavalli di troia per instaurare senza sporcarsi le mani le persecuzioni razziali ..facendole passare per semplici e licenziosi modi di agire secondo la legge.

É tanto più facile far portare ai rom gli insuccessi di una governo o di governi vari abusivi e fallimentari , mentre la gente é occupata ad odiare i rom non si preoccupa delle tasse..

Écrit par : loredana | 25/08/2008

Le très intéressant commentaire de Loredana montre clairement que l'Italie ne peut pas résorber toute la population arrimant le long de ses côtes, lesquelles constituent une frontière naturelle - faut-il le préciser? - alors que les Etats responsables de cette situation s'en lavent les mains à la manière de Ponce Pilate.

Que fait le gouvernement italien pour les Italiens de l'étranger désireux d'offrir à ce très beau pays leurs services, leur force de travail, leur matière grise? L'Italie est le pays au monde qui compte le plus grand nombre de "compatriotes" à l'étranger et tout le monde s'en fout. Pourquoi pas faciliter l'emploi dans ce pays de gens valeureux, détendteurs du passeport italien, donc européen?

Écrit par : Micheline Pace | 25/08/2008

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