21/07/2008

CHRONIQUE DE LA HAINE ORDINAIRE

1216487298041_torre4.jpgIl est 13h30 - Deux corps d'enfants sont allongés, côte à côte, sur la plage de Torregaveta à Naples.

La plage- à cette heure, est encore bondée de baigneurs qui observent le spectacle des corps inanimés et ramenés par les sauveteurs du 118. Aussitôt, on les recouvre d'un drap de bain éponge, à gros motifs, d'où seuls les petits pieds dépassent.

Violetta et Cristina avaient 12 et 13 ans, deux soeurs qui venaient du camp de Secondigliano. Elles avaient chaud. Elles pensaient se rafraîchir en se trempant dans l'eau, mais un fort courant devait les emporter. Elles ne savaient pas nager.

Dans l'indifférence la plus totale, les baigneurs continuent à se bronzer tournant le dos à la tragédie. Pas la moindre réaction, pas le moindre signe de compassion, pas le moindre frémissement. On s'enduit de crème à bronzer, on mange des glaces, on hausse les épaules.

Ce n'étaient que des enfants Roms !

Face à un tel mépris, à un tel dédain, on réalise une fois encore que le racisme et la xénophobie transforment les gens en bêtes de somme dont le lourd fardeau de la bêtise et de l'intolérance les éloignent de toute humanité.

Italiens, réveillez-vous ! Le discours anesthésiant du fascisme vous transformera en bêtes, en monstres, en machines !
Redevenez humains et cela pour votre propre survie !

10:16 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Ce genre de fait divers arrive dans une société, qui est dépourvue de relations humaines. A Genève, il fut découvert, à plusieurs reprises des cadavres de personnes âgées, (bien suisses et non pas rroms), après plusieurs mois d'absence d'activité sociale.
Ainsi va la vie en société, le psychodrame, que vous en tirez, est déplacé, au regard des autres victimes de l'indifférence.

Chacun pour soi et Dieu pour tous, est un devise humaine aussi.
La responsabilité incombe à chacun, peut importe son age, sa nationalité ou son origine ethnique.

Paix à leurs âmes...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 21/07/2008

Vu l'hiver passé vers la passerelle de la coulouvrenière, en pleine matinée:

Des secouristes sortaient un cadavre du Rhône et l'ont emballé dans un sac en plastique gris claire (et pas noir comme au cinéma).

Une vingtaine de passants regardaient curieux, comment ce parfait inconnu a tragiquement fini ses jours. Aucune idée de son age, nationalité, etc, ni des raisons qui l'ont amené jusque dans ce sac en plastique.

Une chose est sûr, personne ne se roulait par terre en pleurant. N'est il pas excessif de les traiter pour autant de tous les noms comme vous le faites avec les italiens ?

Écrit par : Salomon | 21/07/2008

Octave, c'est encore et toujours cette vieille histoire de la paille et de la poutre...maintenant...en direct et sur internet, progrès technique oblige...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 22/07/2008

"Ce genre de fait divers arrive dans une société, qui est dépourvue de relations humaines. A Genève, il fut découvert, à plusieurs reprises des cadavres de personnes âgées, (bien suisses et non pas rroms), après plusieurs mois d'absence d'activité sociale."

Voilà un bon exemple de misère,cette solitude des personnes du 4ème age qui finissent par mourir dans l'indiférence général.Mais les médias préfèrent braquer leurs caméras sur une autre misère "volontaire" je parle des glandus et autres toxicos qui traîne leurs savates de la Riponne à St laurent via l'aide social.

La vrai misère ne s'exibe pas devant les caméra du 20 heures.

D.J

Écrit par : D.J | 22/07/2008

Sans vouloir diminuer l'ampleur du drame, voici néanmoins une analyse de ces images de presse, recoupées avec diverses sources, qui permet de ramener cette actualité à sa juste mesure. Il semblerait ainsi que l'indifférence des baigneurs face à ce drame n'ait pas été aussi totale que l'ont rapporté les journaux du 19 juillet. Il semblerait même que les journalistes, comme à leur habitude, aient tiré des conclusion un peu hâtives. Il y a notamment un recadrage très instructif de la photo présenté en illustration de cet article.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1014

Ceci n'est pas une tentative de négation du problème du racisme anti-Roms en Italie, mais je ne crois pas qu'il soit plus productif de faire feu de tous bois sans vérifier d'abord.

Écrit par : Greypowered | 22/07/2008

Retrouvé mort chez lui après plusieurs années !

SAVOIE | 00h03 Le corps momifié d'un septuagénaire a été découvert dans une tour d'Aix-les-Bains.

© Lucien Fortunati | La tour HLM à Aix-les-Bains. C’est au quatorzième étage de cet immeuble que le corps du septuagénaire a été découvert.

MARIE PRIEUR | 30 Juillet 2008 | 00h03

«C'est aberrant que personne ne se soit inquiété. C'est horrible de penser qu'il est resté là durant tout ce temps.»
Habitante du 11e étage de l'Artimon, un immeuble HLM d'Aix-les-Bains (Savoie), Malika Gagnière n'en revient toujours pas.
Il y a une semaine, la police a retrouvé le corps sans vie d'un septuagénaire, résidant seul au 14e et dernier étage de cette tour, située dans le quartier populaire du Sierroz.

D'après les premières constatations, le décès, dû à une cause naturelle, remonte à 2 ou 3 ans.
Selon le Dauphiné Libéré qui révèle l'affaire dans son édition d'hier, les habitants de l'immeuble ne se sont rendu compte de rien.

«C'était quelqu'un de discret, se souvient Malika, partageant ainsi l'avis de l'ensemble du voisinage. On se disait bonjour bonsoir, sans plus. A l'époque, il avait une petite chienne qui s'appelait Fauvette, on se croisait quand il allait la promener jusqu'au jour où elle est décédée, il y a de cela plusieurs années.»
Et d'ajouter: «C'était un passionné de pêche. On le voyait souvent avec son épuisette et ses cannes à pêche»

Difficile d'imaginer que la disparition de ce retraité soit passée inaperçue durant si longtemps.
Pour certains voisins, il était parti dans sa famille, pour d'autres il séjournait chez une amie dans le Sud de la France.

A l'OPAC de Savoie, chargé de la gestion de l'immeuble, on précise: «C'est un événement dramatique mais nous n'avions aucune raison de penser qu'il était à l'intérieur.»
Le loyer ainsi que les factures du vieil homme étaient prélevés automatiquement sur son compte, de sorte que rien ne laissait présager de son triste sort. «D'autant qu'on ne nous a jamais signalé d'odeur suspecte», poursuit le responsable.

L'alerte a finalement été donnée par la gardienne de l'immeuble surprise de voir le courrier s'entasser dans la boîte aux lettres.
Mercredi dernier, un serrurier a finalement ouvert la porte de l'appartement aux forces de police.

C'est alors que les agents ont découvert ce corps momifié.
En raison de la sécheresse de l'air ambiant, celui-ci ne s'était en effet pas décomposé.
«Il parait qu'il était assis à table, sa serviette autour du cou», précise la voisine encore sous le choc.

Le décès étant naturel, aucune enquête n'a été ouverte.
De son côté, la police ne souhaite pas commenter ce «banal accident de la vie».

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/07/2008

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